édition spéciale magazine Dijon avril 2020
en (vous)
attendant...
Sommaire
Billet d’humeur :
une ville douce à vivre qu’ils
disaient
C’est ouvert !
Les restaurants, épiceries,
boutiques qui vous accueillent
ou vous livrent….
Halles de Dijon :
le cœur de la ville s’est remis à
battre
Culture entre 4 murs
Vivre fenêtres ouvertes
Une nouvelle vie.
Déjà demain…
Politiquement vôtre
LE MAG URBAIN - ÉDITION SPÉCIALE
25 avril 2020
● Billet d’humeur
Une ville douce à vivre, qu’ils disaient par Gérard Bouchu
C
e printemps, on avait prévu de fêter avec vous
nos 20 ans, et de revenir sur une époque mutante
dont on avait suivi, chaque trimestre, lévolution
avec un certain humour et surtout beaucoup d’amour
pour notre ville et notre région.
On voulait vous amuser à travers des anecdotes, des
dessins, des souvenirs avant de tirer un trait sur le passé
et parler du futur, du monde que nous imaginions pour
demain, et même après-demain.
On n’a jamais été très doués pour prédire l’avenir, il faut
l’admettre. Dans le dernier numéro, on vous annonçait un
«hiver divin», en espérant que le vin allait permettre de
vous aider à attendre les beaux jours.
Certains nous ont suivi, et ont rempli leur cave, en
prévision. Pour ceux-là, les soirées entre amis à l’heure de
l’apéro nont pas été que virtuelles, devant lécran, depuis
le 15 mars. Ce nest pas le coronavirus mais la cirrhose qui
risque de faire des dégâts, si ça devait continuer longtemps
comme ça…
Un sondage circulant cette semaine pose la question:
«Qu’est-ce qui vous manque le plus, depuis la fermeture
des bars et des restos?»
Les autres? Pour Sartre, cétait l’enfer.
Pour beaucoup, ce serait le paradis.
En attendant, il va falloir gérer le purgatoire!
Le vivre ensemble, version 2020
Au fil des semaines, on essayera de suivre à vos côtés le
retour à une vie qui ne sera plus la même mais qui sera,
quoiqu’on fasse, la seconde chance qu’on nous offre,
pour les années à venir.
Beaucoup détablissements risquent d’avoir une
reprise difficile, on le sait. On s’était étonné de voir se
multiplier par dix, puis par cent en 20 ans le nombre
denseignes. On pleurait l’absence de vrais chefs dans
la plupart dentre eux, avant de trouver miraculeux le
retour au local, au sain, au cuisiné maison.
Personne n’avait imaginé ce qui allait se passer. On
nose pas vous montrer ce qu’on avait prévu pour vous
faire sourire, en avril. On le fera peut-être plus tard.
Pour l’heure, ce qui nous motive, comme beaucoup
dentre vous, c’est de pouvoir vivre encore ensemble
un nouveau printemps, et surtout un bel été. Certains
ne sont plus là, personnages connus ou inconnus qui
auront marqué notre époque.
Les temps changent, et vous êtes déjà nombreux à nous
guider vers le monde de demain. Jentends ma voisine
hurler derrière son masque «À ce soir, pour l’apéro!».
Virtuel, bien sûr, du moins il faut l’espérer, avant les
applaudissements en direction de ceux qui continuent
de travailler, à l’hôpital ou ailleurs.Gérard Bouchu
Photo couverture : Clin d’œil à Fakir et
au dossier LA VILLE D’APRÈS qu’on vous
avait préparé ce printemps pour fêter
tout à la fois nos 20 ans et imaginer la
cité du futur. On n’avait pas pensé que
revoir des animaux et une ferme dans la
ville ferait partie des options envisagées
désormais…
Directeur de publication :
Richard Patouillet
richard.patouillet@bing-bang-mag.com
Responsable rédaction :
Gérard Bouchu.
gerard@bing-bang.fr
Direction Artistique : pH
2
Auteurs : Gérard Bouchu, Olivier
Mouchiquel, Grégoire Naudin
Crédit photo : R. Patouillet, divers...
Dépôt légal : Avril 2020
Edité par EDIBANG :
SARL au capital de 14 400 euros
52, avenue de Stalingrad21000 DIJON
Tél. 03 80 73 01 15 ou 06 83 86 48 28
Régie publicitaire : Edibang
Toute reproduction, même partielle, des
articles et des photos : interdite. Droits
réservés.
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BINGBANG
Edition spéciale
C’est ouvert !
Les restaurants, épiceries, boutiques qui vous accueillent ou qui vous livrent…
Enfin vous revoilà !
Amis épiciers, restaurateurs, commerçants entrés dans la
résistance, merci d’être de retour, même si vous n’étiez pas
partis très loin. On est heureux de vous retrouver, masqués
ou non, chez vous ou chez nous, en livraison ou sur le pas
de la porte...
Coup de chapeau à ceux et celles qui ont choisi de continuer de
travailler autrement ou songent déjà à réouvrir, sans attendre l’été ! La
vie reprend ses droits même si, là aussi, il faut suivre les nouvelles règles
de comportement. Petit état des lieux, à suivre au fil des jours, car la
situation va évoluer très vite...
En ces temps dincertitudes, les heures et jours douverture peuvent
varier. Pour être sûr, passez un coup de fil ou allez sur leur site pour
plus dinformations. Attention, certains ne communiquent que sur
instagram.
La plupart des restaurants traditionnels ou gastronomiques préfèrent
pour le moment guetter les perspectives de l’évolution du confinement.
Ils aviseront sans doute à point nommé. Qu’ils ne tardent pas trop, les
nouvelles habitudes se prennent vite.
En attendant, vous aurez néanmoins (nez en moins si vous portez un
masque) de quoi faire voyager vos papilles en attendant de pouvoir
battre la campagne ou d’aller déjeuner en ville. >>>
▲ CAFE GOURMAND
9 place de la Libération – 03 80 36 87 51 - allocafegourmand.com
Plusieurs formules à emporter ou en livraison jusqu’à 15 km de dijon
(+10€) entre 22 et 29 € (20 à 27 € pour 4 personnes). Passez votre
commande entre le samedi 2 et mercredi 6 mai pour une livraison les
vendredi 8 et samedi 9 mai (idem semaines suivantes). Livraison entre
11h45 et 13h, sinon accueil de 11 à 14h). En entrée, choix entre oeufs
meurette, melon et houmous de betterave, rave & haddock fumé; en
plat, souris d’agneau, bourguignon de boeuf, écrasé de pommes de
terre ou dos de cabillaud ; charlotte aux fraises, salade et mousse de
fruits rouges ou panacotta à l’anis de Flavigny et cassis. Planche pour
l’apéro aussi. N’hésitez pas à appeler (à partir du samedi précédent)
pour en savoir plus et réserver.
▲ L’ESSENTIEL
12 rue Audra - 06 87 12 2612 - restaurantlessentieldijon@orange.fr
Carrément essentiel ! Asperges vertes, vinaigrette à l’orange, fromage
frais aux herbes et olive ; dos de lieu noir, polenta croustillante au
thym et vinaigrette vierge ; palet caramel, ganache montée 72% et
compotée de poire au gingembre Carte, plats et vins sur Facebook,
commande de préférence par SMS / mail 24h à l’avance, indiquer
heure de retrait. Mercredi, vendredi, samedi, 10h-12h30, 16h-19h.
▲ MASAMI
79 rue Jeannin – 03 80 65 21 80
www.restaurantmasami.com
L’ami Masami a repris du service. L’homme qui nous a appris la
cuisine japonaise vous propose ses sushis maison à emporter sur un
plateau. Tout frais, tout bon. Vous pouvez aussi commander sa bento
box. Merci Masami.
▲ CARPE DIEM
6 rue Bouhier – 07 66 08 07 67
le-carpe-diem.metro.rest
Un joli nom et une lourde charge pour Julien Papin, qui a repris le
petit resto de la rue Bouhier, près de l’ancien palais de justice. Formule
unique à emporter à 25 € deux fois par semaine (à suivre sur Facebook)
▲ LE BRONX
26 rue Odebert – 03 80 30 77 13
Livraisonsur Dijon / À emporter.
Planchas de charcuteries et fromages italiens. Vins italiens et français.
Les jours de marché: à emporter 1 plat du jour, 1 dessert.
▲ LE CLOS NAPOLEON
4 rue de la Perrière – FIXIN
03 80 52 45 63
www.clos-napoleon.com
En attendant cet été de pouvoir profiter de la terrasse au pied des
vignes, l’équipe du Clos vous propose des plats à emporter ou livrés
chez vous (maxi 10km).
Les menus proposés seront fidèles à l’esprit de la carte du restaurant.
Au choix: 3 entrées, 3 plats, desserts. Menu complet 22€. Plat 12€.
▲ ALFRED BURGER ET VINS
36 rue Monge – 03 45 18 51 16
www.alfredburgers.fr/la-carte
Burger intelligent (si, si!) avec des produits au maxi locaux et bio.
Burger Burgonde quoi. Belle sélection de vins également à emporter.
▲ MADELEINE CAFE
8 rue Verrerie – 03 80 69 24 91
madeleinecafe.fr
Anaïs et Julienont choisi de bosser le week-end. Ils vous livrent un
brunch à domicile tous les 15 jours entre 10 et 12h. Formule à 20 €
qui fait saliver. Le prochain est début mai. Les autres we, c’est une
petite gâterie sucrée qui vous attend, sur commande et à retirer entre
10 et 13h. On attend avec impatience que Julien se remette aux plats
du jour en semaine.
▲ LE NID
61 rue des Godrans (passage Godrans-Bareuzai, en fait)
Info sur INSTAGRAM
Végétarien gourmand, quelle disait. En voilà une idée quelle est
bonne : Vanessa vous propose certains jours un système de troc
gourmand. Vous venez avec votre tupperware, un paquet de farine ou
de sucre et vous repartez avec un plat du jour.
À suivre sur le compte instagram le_nid_dijon
▲ DELICES D’ASIE
Square des ducs 03 80 30 95 72 - delicesasie-dijon.fr
Cest un peu Petite Mère Courage à elle seule. Après avoir subi
les travaux de piétonisation, les manifs, les grèves, sa soeur et elle
continuent de proposer à prix doux une petite cuisine familiale. Et
avec le sourire (même sous le masque !). Goûtez les bao et la salade
Bo Bun à emporter, forcément, ou commander. Tlj sf dim 17h-20h
plus 11h-13h ven-sam.
▲ FADO A MESA
83 rue Jean Jacques Rousseau – 06 70 22 42 91- Infos FB
Il nous manquait ce petit coin de Portugal caché au creux de la rue
JJ. Le we, ça repart, lentement. Apéro box (chorizo vin rouge, salade
cornilles & thon…), petiscos, pasteis de nata, vinho verde Moinas…
nouvelle carte chaque weekend. Commandez avant samedi 12h et
emporter entre 17h30-19h : sms, message privé Fb ou Insta.
▲ IN TEGLIA
18 rue Lamonnoye – Commande au 03 80 45 59 23 ou 06 37 25 14 08
LA pizzeria IN de Dijon en période OFF - Uniquement le soir du
mercredi au dimanche – Pizza et dessert mais aussi vin de la casa.
▲ PIZZERIA ZOLA
Place Emile Zola – 03 80 50 14 55
▲ CHEZ MES SŒURS
18 avenue de la Concorde – 06 61 91 80 12 - chezmessoeurs.fr
Réouverture 3 jours par semaine, ce qui a fait sauter de joie les
admirateurs de ces 3 sœurs souriantes, inspirées et gourmandes.
Ouverture les jeudis, vendredis (et les dimanches pour un brunch). À
vos commandes. Livraison gratuite Dijon et alentours à partir de 15€
▲ PIZZERIA LA VÉRONA
14 place du Théâtre – 03 80 39 00 00
Et aussi, pour les amateurs de pizze :
▲ BEL’HAMBRA PIZZERIA
88 rue des Godrans – 03 80 30 32 02
● CAFFE GUFO
9 rue de la Chouette - contact@caffegufo.fr
www.facebook.com/caffegufo
Une injection de caféine ? Jean-Baptiste Le Gouge, notre bon
docteur barista, prodigue vers la Chouette ses remèdes à emporter:
boissons chaudes (café, thé, cappuccino, latte, chocolats…) et
boissons froides (cold brew, café frappé, thé glacé…). En livraison :
café en grain et moulu, thé en sachet.
● O’ MAQUIS CORSE
06 42 12 27 91 – www.facebook.com/omaquiscorse
Installé sous les Halles, cet importateur de spécialités corses assure la
livraison à 15 km autour de Dijon : saucisson aux herbes du maquis,
tomme mi-chèvre mi-brebis, huile d’olive à lorange corse, rosé Terra
Vecchia ou bière Corsina blonde Livraison gratuite à partir de 30€
de commande ou 5€ par livraison. Liste des produits sur Facebook.
▲ COFFEE & MUFFIN
39 rue des Godrans
Sucré / salé. Brownies, muffins, cookies, cheesecakes, bagels,
sandwichs….
▲ MERICAN BAGELS
82 rue Berbisey – 03 80 74 35 49
100 % bagels
▲ SUSHI SHOP
25 rue Bossuet – 0 826 82 66 28. www.sushishop.fr
Pas de souci, on sait ce qui nous attend !
● LES GOURMANDS DISENT
36 rue de Fontaine les Dijon – 03 80 59 05 88 & 06 24 44 63 06 - Pas
de repos pour les braves. Crêpes, galettes de sarrasin et plat du jour,
cest fait avec amour par Joann et Mylène et cest à emporter ou en
livraison Deliveroo & Uber Eat.
● I FRATELLI PIZZA
10 avenue de Dallas – 03 80 47 90 61
La véritable pizza napolitaine, c’est ici qu’on la trouve ! Carte sur
Facebook, à emporter & Uber Eat. Livraison gratuite à partir de 5
pizzas et par une personne de la squadra. Jusqu’au 11 mai, mar-sam
19h-22 h. (Ils ont des photos de magnifiques pizzas sur Fb, il faut
juste leur demander.)
● BOLUDOS EMPANADAS
55 rue Guillaume Tell – 03 80 19 19 19 - www.boludo.fr
Petite virée argentine avec des Empanadas précuites à toaster à la
maison. A pré-commander. Lieux de retraits sur: www.boludo.fr
▲ FOODIES
06 79 94 85 18 - www.foodiestruck.fr
Fameux food truck volant désormais bien identifié. Pour les suivre au
jour le jour: www.foodiestruck.fr
● L’AUDACE DES SAVEURS
36 b rue du 26ème Dragon 06 11 45 07 50 - audacedessaveurs.fr
Ce pâtisseir traiteur sans peur et sans reproche (Audax, vous
connaissez?) propose toujours des desserts d’anthologie mais aussi
des sandwichs originaux le midi qu’on peut aussi se faire livrer.
● L’AUBERGE GOURMANDE
17 allée de la Cude, Velars-Sur-Ouche
03 80 33 62 51 / 06 83 12 09 45 – www.auberge-velars.com
Même confinés, on se soigne : symphonie d’aile de raie mimosa aux
asperges et truite fumée, médaillon de poulet fermier façon Gaston
Gérard, poêlée de légumes paysanne et tiramisu aux fraises garriguettes
françaises… pas mal non ?
A emporter, réservation par téléphone 7j / 7.
ÉPICERIES / FROMAGERIES
▲ PAPILLES
5 rue Vaillant – 06 62 44 85 82 - papilles.org
Objectif Locavore, 80 producteurs locaux de Bourgogne Franche
comté. Légumes, produits laitiers, fromages, bières, vins… Pierre est
déjà dans le nouveau monde.
▲ FROMAGES AND CO
77 rue JJ Rousseau – 03 80 46 02 03 - FB
Du locavore qu’on adore. Eric et Céline ont des journées bien remplies.
Fromages bio avec roquefort artisanal, dernier Époisses au lait cru,
légumes, fruits de saison, charcuteries extra et viandes désormais. Le
tout en direct de petits producteurs locaux. Bières locales itou et belle
petite sélection de vins natures. Demander le dernier coup de cœur
du sosie de Bibi Fricotin!
▲ PORCHERET
18 rue Bannelier – 03 80 27 04 35
www.tentationfromage.fr/fromagerie/porcheret-dijon.html
100 % fromage au pays des 300 fromages. Une référence locale. Et
des viandes aussi désormais. On aime beaucoup tous ces fromagers
qui ne restent pas les deux pieds dans les mêmes sabots.
● LE CHALET COMTOIS
28 rue Musette - 03 80 30 48 61 - A partir de 14h
www.tentationfromage.fr/fromagerie/chalet-comtois-dijon.html
tous les lundis, et en livraison. Depuis 1872 à Dijon, ses fromages de
régions, ses beurres, son lait et son épicerie fine : un alléchant chalet
qui a pris un sacré coup de jeune ces derniers temps !
● LA CLÉ DES CHAMPS
47 avenue Maréchal Lyautey – 06 52 38 83 21 FB
Belle et nouvelle épicerie de quartier accueillie avec espoir en mars
par le quartier Montmuzard-Universités-CHU avec une sélection de
bons produits locaux (fromages, fuits et légumes, épicerie sèche). Pas
d’attente pour prendre la clé des champs.
▲ DAY BY DAY : ZERO WASTE SHOP
3 place Notre Dame - 03 80 30 14 56 - daybyday-shop.com
Epicerie en vrac, salée et sucrée, droguerie et hygiène. Préparez votre
liste de courses, on sert sur le pas de porte. Pour le drive, on sélectionne
les produits sur le site et on envoie sa liste par mail.
● PATES ET POTES
1 rue du Château 21410 Fleurey sur Ouche – www.patesetpotes.com
Gramigna, pappardelle, spaghetti, casarecce, linguine, coquillette,
bigoli de Vénétie… Christine, «amoureuse des pâtes et reine de la
papote», vous propose ses pâtes fraîches maison à commander mais
aussi une sélection de produits de petits producteurs locaux pour les
accompagner.
● LES PANIERS DE LA TOURNIQUETTE
alternatives-agriculturelles.fr/tourniquette
Epicerie coopérative, paysanne et biologique qui ouvrira en
septembre à Mâlain, la Tourniquette a retroussé ses manches pour
aider les paysannes et paysans à traverser la crise du Covid-19. Pain,
oeufs, plantes médicinales et aromatiques, miel, confiture, bière,
champignons, viande, fruits et légumes…
La Tourniquette est portée par l’association Risomes. Adhésion &
commandes : https://alternatives-agriculturelles.fr/tourniquette
LES 100 % BIO !
Charcuteries, fromages, produits frais, pour la maison, bébé, le corps, toutou, Félix et le poisson rouge.
▲ LA VIE CLAIRE
6 rue Pasteur – 03 80 58 91 08 - magasins.lavieclaire.com
▲ LA VIE SAINE
29 rue Musette – 03 80 30 15 10 - www.laviesaine.fr
▲ MISS TERRE VERTE
3 rue Pasteur – 03 80 31 89 38 - www.achat-dijon.com/missterreverte
Coup de chapeau au passage à une boutique incroyable qui fête cette
année ses 40 ans et propose pas mal de réductions pour l’occasion.
▲ AU GRAMMES PRÈS
56 avenue du Drapeau – augrammepres-dijon.fr
Alimentaire, hygiène, entretien, cosmétique Julie & Ludivine
vendent exclusivement en vrac. En accès libre ou en drive. Infos :
Facebook & www.augrammepres-dijon.fr
PLATS À EMPORTER
▲ FAUCHON
15 rue Musette – 03 80 30 30 59
Boucherie charcuterie traditionnelle qui fait de la résistance.
▲ GASTRONOMIA
10 rue des Godrans – 03 80 41 21 20 - www.gastronomia-dijon.com
L’adresse qui fait saliver tous ceux qui descendent (encore) du tram.
▲ PORTE D’ITALIE
22 rue des Godrans – 03 80 49 83 90
www.shop-in-dijon.fr/commerces/porte-ditalie
Epicerie fine italienne. Charcuteries, fromages, pizzas, plats
traditionnels transalpins.
LE MANDARIN ►
4 bis rue Quentin – 03 80 49 94 90 - www.mandarinquentin.com
Voyage au pays du soleil levant.
CHOCOLATS, THÉS
ET AUTRES GOURMANDISES
▲ CAMPANINI
18 rue Musette – 03 80 30 21 12 FB
▲ JONATHAN PAUTET
Chocolatier - 2 rue de la Chouette 03 80 67 17 88
www.jonathanpautet.fr
▲ CHOCOLAT DE NEUVILLE
27 rue des Forges – 03 80 30 78 39
www.chocolat-deneuville.com
▲ THE ET CHOCOLAT
13 rue J.J. Rousseau – 03 80 71 51 04
Un lieu tellement à part qu’on y va… rien que pour papo-thé!
▲ SEBASTIEN HENON
Chocolatier - 4 rue des Godrans – 03 80 30 90 89
www.sebastien-henon.com
▲ COMPTOIR THE CAFE
7 rue des Godrans – 03 80 27 69 32
www.comptoirs-the-cafe.com
▲ COMPTOIR DES COLONIES
12 place François Rude – 03 80 30 28 32
www.comptoirdescolonies.fr
▲ BOUTIQUE DU ROY RENE
33 rue des Godrans – 09 87 17 51 72
www.shop-in-dijon.fr/commerces/le-roy-rene
Un peu de soleil du midi et des calissons d’anthologie.
▲ DAMMANN
23 rue Piron – 03 80 33 03 83
www.dammann.fr
▲ LE GOÛT DES SENS
98 rue Monge – 09 81 87 47 36
www.legoutdessens.fr/nouvelle-boutique
▲ PIERRE HUBERT Pâtissier créateur
31 rue des Godrans – 03 80 54 94 22
www.pierre-hubert.fr
▲ JEFF DE BRUGES
7 bis rue François Rude – 03 80 49 04 16
magasins.jeff-de-bruges.com
● CHOCOLATERIE ROGER
34 rue Charrue - 03 80 30 67 52 Chocolaterie
www.boulangeriespatisseries.fr/la-chocolatiere-de-roger-dijon
Boulangerie et pâtisserie, et toujours un super accueil !
SERVICES POUR BIEN ÊTRE
● Pour déconfiner votre corps
▲ BODY SANO
100 rue Monge – 03 80 55 25 39 & 06 07 55 12 99 - bodysano.com
Rééquilibrage alimentaire & conseils par téléphone, tisanes,
compléments, biscuits, green coffee, produits de beauté en livraison
ou en drive.
● DECATHLON
1 Rond-Point des Sports à Quétigny - www.decathlon.fr
Livraison, point relais ou retrait gratuit en magasin. Et on complète
le matos avec les programmes des coachs sur l’application.
● Pour déconfiner
votre âme de bricoleur
▲ BRICO CONSEIL
63 rue J.J. Rousseau – 03 80 30 96 07
www.achat-dijon.com/ann30640-BRICO-CONSEIL.htm
Une petite boutique qui rend bien des services. Ouvert l’après-midi
seulement, du mardi au samedi.
● LEROY MERLIN
Boulevard du Grand Marché à Quétigny - 03 80 48 36 00
Infos : www.leroymerlin.fr
Rouvre en libre service sur rendez-vous.
▲ 1.2.3. PC
23 rue Corroyeurs - 06 61 72 23 31 - contact@123pc.fr - www.123pc.fr
Rhaaah ! Lordi vient de planter, et le téléphone aussi ! No panic, on
tient Rodolphe Daubourg, le petit génie des pros et des particuliers en
galère ou en quête de conseils. Ordis, périphériques, consommables,
audio, vidéo, multimédia, vente en magasin ou assistance, vous serez
toujours bien accueillis ! Le petit plus : revendeur Ordissimo, les
ordinateurs les plus simples du monde. Sur RDV : message sur le
répondeur ou par mail.
● VAPOSTROR
60 rue des Godrans – 03 80 33 39 35
▲ FORME ET ZEN
90 rue Monge - 03 80 45 46 74 - formeetzen.fr
Infusions, thés rares, bol d’air Jacquier, bougies, cosmétiques
naturels… et alimentaire bio ! Le temple du bien-être deJean- Marc
et Stéphane, naturopathes énergéticiens. Ouvert du mardi au jeudi de
10h à 12h30 et de 14h30 à 19h et non-stop le vendredi et le samedi
de 10h à 19h00. Conseils par téléphone, livraison par Fabrice Q. Mon
Coursier de Quartier ou expédition.
● Pour déconfiner votre esprit
● Pour déconfiner vos sens
● CAVISTES
Certains cavistes proposent un service de livraison en plus de
l’emporter.
Nous vous incitons à les appeler ou à visiter leur site. Vous en profiterez
pour découvrir leurs références. Et noubliez pas que les meilleurs vins
ne sont pas forcément les plus chers. Les cavistes auront toujours un
malin plaisir à vous dégoter de superbes flacons à hauteur de votre
budget. GO!
▲ LA ROUTE DES VINS
1 rue Musette – 03 80 30 45 01
www.la-routedesvins.fr/Accueil.html
● CENTRE VILLE
▲ AU VIEUX MILLESIMES
82 rue Monge – 03 80 41 28 70 - www.auvieuxmillesime.com
▲ DINGOVINO
9 rue Vauban – 03 80 28 50 88 - FB
Ouvert les vendredis et samedis
▲ BACCHUS
16 rue Bannelier – 03 80 54 23 87
▲ NICOLAS
8 rue François Rude – 03 80 49 94 04
PS:
vous trouverez également de belles bouteilles coup
de cœur chez Fromage and co. rue JJ rousseau (voir
épiceries). Belle petite sélection de vins natures.
Pour les amateurs de vins italiens, pensez au Bronx (restaurant)
autour des halles.
● EXTÉRIEUR DU CENTRE VILLE
● GRANDS BOURGOGNES
ZA le Saule, Chemin du saule – BROCHON - 03 80 79 29 90
www.grandsbourgognes.com
Livraison possible.
● LA CAVE DU CLOS
4 rue de la Perrière – 03 80 52 45 63
www.clos-napoleon.com/La-cave
Livraison possible.
● LE GOUT DU VIN
37 rue d’Auxonne 03 80 67 36 95
10 rue des artisans - Zone commerciale - Quetigny - 03 80 47 46 42
www.le-gout-du-vin.fr
● CAVE DUCLOS MAILLARD
19 rue de Chenôve – 03 80 56 29 77
caviste-duclos-maillard-dijon.fr
● LES CAVES CARRIERE
12 rue de Skopje - 03 45 81 20 20
www.caves-carriere.fr
SPÉCIAL 1er MAI
En raison de la crise sanitaire du covid-19 et dans le cadre
du respect du décret du 23 mars 2020, la vente du muguet du
1ermai est étroitement encadrée cette année.
Sur la voie publique, elle sera strictement interdite.
Les fleuristes, nétant pas autorisés à accueillir du public dans leur
magasin, pourront proposer du muguet à la vente uniquement
dans le cadre de leur activité de livraison et de retrait de
commandes.
Enfin, la vente du muguet pourra également s’effectuer dans
les commerces de produits essentiels dont la liste est disponible
surgouvernement.fr.
Concernant la vente du muguet sur la voie publique, le fait de
vendre ou dexposer en vue de la vente des marchandises dans des
lieux publics sans autorisation ou déclaration régulière constitue
une contravention réprimée par le code pénal (amende de 300 €
voire plus et possibilité de confisquer la marchandise).
Comme cette activité nentre pas dans le cadre des motifs de
sorties autorisées par l’attestation de déplacement dérogatoire,
le contrevenant s’expose à une amende de 135 €.
● Destin d’une Brindille
Maison de l’ancienne Cure, 4 rue de l’Eglise 21220 Chambolle
Musigny. destin-brindille.com
L’atelier d’art végétal d’Estelle Meunier propose ses bouquets de
fleurs fraîches en livraison ou en drive. Et on lira son livre Ma déco
en mode végétal aux éditions Marie Claire pour l’inspiration ou le
plaisir.
● FLEURISTES
Pour déconfiner sur votre balcon
▲ Minini
30 rue Chaudronnerie, Dijon - 03 80 68 03 56– isabelleminini.bymc.fr
Minini… mais elle fait le maximum. Une devise maison qu’on peut
ressortir pour l’occasion. Livraison offerte pendant le confinement et
retrait devant la boutique uniquement sur rendez-vous (protection
habituelle).
Commande par mail fleurs@minini.fr ou par tél 03 80 68 03 56
Règlement par CB.
P
our les commerçants rassemblés sous les Halles de Dijon, la
vie continue presque comme «avant». Comme beaucoup, ils
naviguent à vue et restent prudents quant à l’avenir.
Si quelques comptoirs sont toujours fermés, la majorité
des commerçants sont restés en activité. Ils composent avec une
fréquentation en baisse et des habitudes d’achat modifiées. Les
clients des villes et villages d’alentours ne viennent plus, partiellement
remplacés par des acheteurs locaux.
«Le carnet de commandes est vide mais nous sommes toujours
là», déclare simplement Gaëlle Herbert, co-gérante du traiteur Le
Gourmet. Elle et son associé travaillent «en fonction des commandes».
Ils proposent par exemple aux clients une carte «qui change toutes les
semaines, avec une sélection de plats». Ceux qui sont intéressés passent
leurs ordres par téléphone et viennent récupérer leur commande à la
boutique de l’avenue Joffre.
Ce qui sauve ? De la trésorerie et des fournisseurs qui continuent de
livrer sans trop de ruptures. Ce qui donne a priori une prime à ceux
qui sont installés depuis longtemps, qui ont une clientèle fidèle, peu
ou pas de dettes et une activité suffisamment diversifiée pour ne pas
dépendre d’un seul type d’acheteurs.
Les effectifs, derrière les comptoirs, ont souvent fondu grâce au
chômage partiel. Ce dispositif a permis aux commerçants de lâcher
du lest pour rester à flots.
Nouvelles venues sous les Halles, les deux vendeuses de La Grapillotte
constatent comme d’autres un changement dans les habitudes : les
clients s’approvisionnent pour toute la semaine au lieu détaler les
achats. Ils profitent des conditionnements sous vide pour les aliments
qui s’y prêtent: fromages, pâtés en croûte, saucisses. Les comportements
surprenants du début, comme de très grosses commandes d’un seul
produit, ont disparu.
Un point que confirme Frédéric Propin (charcuterie Degrace), qui
livre jusqu’à deux semaines d’avance à certains acheteurs. Ce charcutier
constate l’arrivée d’une nouvelle clientèle, «des gens qui ont découvert
le marché» et qui viennent partiellement combler le vide laissé par les
villes voisines et surtout les touristes, qui ne reviendront pas avant
longtemps.
La perspective du 11 mai et du possible déconfinement, chez la
plupart des commerçants, est envisagée sans grandes illusions: tous
savent que la traversée du désert va être longue. Un seul évoque, avec
espoir, les fêtes de Noël, avant de se raviser: il est beaucoup trop tôt
pour y songer. La sagesse, aujourd’hui, semble être de poursuivre la
navigation à vue et de tenir jusqu’à une probable amélioration.
Des règles à observer,
et des mots doux à dire
Heureusement que Dijon a pu garder ouvert l’un de ses
marchés : les Halles sont un lieu où le lien social persiste ;
transformé par le virus, certes, mais toujours présent.
Vendredi est le nouveau jour d’affluence. Il a fallu s’adapter, poser des
barrières métalliques pour organiser les files d’attente, mettre en place
quelques règles simples. Les autres jours sont plus calmes. Même si la
file paraît longue pour rentrer sous les Halles, elle avance assez vite.
«Les clients sont aussi plus conciliants, plus tolérants quand ils ne
trouvent pas tel ou tel produit», explique Frédéric Propin. Il faisait
partie de ceux qui pensaient fermer, après l’annonce du «tous chez
vous», mais ses clients eux-mêmes l’ont poussé à rester en activité.
Plusieurs commerçants se disent touchés par les remerciements et
les mots dencouragement qu’ils reçoivent. Très fébrile les premiers
jours, leur clientèle prend maintenant le temps déchanger un peu
plus, de manifester une forme de sollicitude envers ceux qui décident
de demeurer sur le pont, à travailler.
S’il fallait retenir une conséquence positive de la crise, ce serait la
facilité de circuler dans les allées, bien moins bondées. Surtout le
samedi: à dix heures, les files devant les échoppes sont courtes - trois
ou quatre personnes, rarement plus. Les bousculades ont disparu,
remplacées par un ballet régi par une sorte de gêne polie, une volonté
de maintenir au moins un pas de distance. On s’interroge brièvement
du regard: qui passe en premier? Moi? Vous? D’accord. Merci.
Oui, merci à tous !
Grégoire Naudin
Halles de Dijon
le coeur de la ville s’est remis à battre !
● COMMUNICATION FRAC BOURGOGNE
Durant la période de confinement, retrouvez-nous sur notre page
Facebook où vous pourrez découvrir du lundi au dimanche, Vie
nouvelle”, un projet d’Hugo Pernet, des moments de récréation
plastique”, certains conçus spécialement par des artistes et
d’autres autour de notre collection et enfin des retours sur notre
programmation passée.
#CultureChezVous#LesFracChezVous#Culturecheznous
Votre témoignage les intéresse
Les Archives de laville deDijon veulent conserver la mémoire
de cette période singulière qui marquera l’histoire, à travers des
récits, des pensées, des poèmes, des dessins, des peintures mais
aussi des photographies (organisation de la vie quotidienne, élans
de solidarité, rues désertes... ).
Une fois vos témoignages collectés et archivés,ils seront restitués
à travers une exposition virtuelle - mise en ligne sur le blog des
archives etsur le site Internet de la ville de Dijon - ainsiqu’une
exposition.
Pour toute question, vous pouvez contacter les Archives de la
ville de Dijon à l’adresse suivante :
archives-municipales@ville-dijon.frou au03.80.74.53.82.
P
ersonne n’avait fait réellement attention à l’affiche du
nouveau spectacle proposé ce printemps par le Parvis Saint-
Jean, mais désormais celle-ci est entraînée dans la légende du
théâtre. Ce nest pas l’argument de la pièce qu’on retiendra,
mais son titre, prophétique: «France Fantôme»!
Difficile de ne pas avoir un petit pincement au cœur en voyant
aujourd’hui les théâtres, les salles de spectacle, mais aussi les librairies,
les musées, les bibliothèques fermés. Pour ces derniers lieux de
culture, on espère qu’une solution sera trouvée assez vite. Ceux qui les
fréquentent et ceux qui les font vivre devraient pouvoir de nouveau
dialoguer, à distance réglementaire comme il se doit.
Pour les salles de spectacle, pour les festivals de l’été, voire de l’automne,
on regarde d’un air nostalgique les programmes de cette année en
guettant le moindre signe sur les réseaux annonçant ici une tentative
de maintenir le contact, là une initiative pour apporter un peu de vie,
de sourire, à ceux qui restent chez eux.
Edouard Bouyé continue de nous raconter Notre-Dame-de-Paris
(21 épisodes) sur la page Facebook des Archives départementales.
En dehors de le voir en direct, ce qui est toujours réjouissant, vous
pouvez toujours lire les poésies affichées sur les barreaux des fenêtres,
rue Lamonnoye et rue Jeannin.
On espère que l’ami Carlos, qui a lancé un appel au secours pour le
Darcy Comédie, sera entendu, on l’aime mieux quand il nous fait rire
que pleurer
Pour le reste, on attend les décisions des barbus de tous poils qui
gouvernent nos vies, à Paris comme à Dijon. On suit désormais
avec autant d’attention les messages despoir distillés par François
Rebsamen sur le site de la ville que ceux du directeur de la Santé, cest
tout dire. Une conséquence inattendue d’une crise qui va changer et
pour longtemps notre regard sur la vie et sur la ville.
GB
Pour déconfiner nos oreilles
L’OPERA DE DIJON VOUS INVITE CHEZ VOUS
Installez-vous dans votre canapé, cest parti pour un cycle de
retransmission dopéras (Les Châtiments de Brice Pauset, sam 09.05,
20h) et de concerts avec David Grimal et les Dissonances pour le
250ème anniversaire de Beethoven (mardi 05.05, concerto pour
violon).
Aventure, amour et pouvoir avec : Raconte-moi l’opéra !, les résidents
d’Ehpad (et les enfants aussi) découvrent l’histoire d’un opéra par
téléphone. Juste pour les minots, l’artiste Chacha Boudin anime des
tutos en ligne pour comprendre les oeuvres lyriques, et le Choeur de
l’Opéra appelle au téléphone les enfants des personnes mobilisées
dans la lutte contre le Covid-19, pour leur chanterun petit air, ou une
chanson, une berceuse…
Tout le programme : www.opera-dijon.fr/fr/l-opera-de-dijon-
vous-invite-chez-vous
▲ SI TU NE VIENS PAS A LA VAPEUR, LA
VAPEUR VIENDRA A TOI !
Pour redécouvrir les artistes passés à La Vapeur dans des captations
live, des films, des reportages : les sessions du Dijonnais Sébastien
Faits Divers avec Nada Surf, Thiéfaine, Breton, Motorama, Moriarty,
Emilie Jane White, My Brightest Diamond… www.fdsessions.com
Et dans le Vap’zine, on se régale des conférences sur Johnny Cash,
Laurent Garnier, David Bowie, l’histoire du métal ou les effets de la
musique sur le cerveau…
www.lavapeur.com/vapzine
D
ans le cadre de #culturecheznous le château de Bussy-
Rabutinpropose des visites virtuelles à la manière des salons
littéraires.
A compter du jeudi 30 avril, vidéo en direct sur la page facebook du
château.
Vous apprendrez tout de l’exil d’hier de Roger de Bussy-Rabutin, sa
personnalité, les secrets des décors de son château, aux grands travaux
de demain engagés dans le cadre du Loto du patrimoine.
Ce « salon littéraire » se veut ludique et participatif. Le lundi,
publication des éléments permettant aux internautes de préparer leur
visite virtuelle et interactive. Le jeudi, le live!
Cest gratuit, culturel, divertissant et sans risque de contamination !
www.facebook.com/ChateaudeBussyRabutin
● FAITES DE BEAUX RÊVES
Sur les 20 dernières années, le musicien dijonnais Nice Dream en a
passé une, 2019, à composer une chanson par semaine et la poster
chaque samedi 9h sur YouTube et Bandcamp. Son projet, The One
Song A Week Challenge.
De quoi ça cause ? De tout, du premier titre, The Resolutions, au
dernier, The End. De voyage, de canicule, d’anarchie, d’un pépin de
santé et de la fin du monde, de la nature et d’un amour perdu. A 37
ans, le gars n’a pas baissé les bras, il rêve encore de changer le monde.
En 2020, le Covid-19 lui donne carrément raison.
Piano, trip hop, électropop, cordes ou vibraphone, Nice Dream navigue
entre Moby, Yann Tiersen, These New Puritans ou Röyksopp.
Surtout, il enrichit ses morceaux de sons qu’il capte en France et à
l’étranger avec un dictaphone Zoom, dans les parcs, en terrasse, dans
un train de banlieue parisienne, dans un bar Paris Gare de Lyon, au
bord de la mer ou place de la Libération un matin à Dijon…
Playlist pour un printemps musical : 4 albums, un par saison, sur
nicedream.bandcamp.com
● SYBEL EN CE MIROIR…
Sacrée meilleure application de l’année 2019 par Google Play, Sybel
propose plein de podcasts gratuits, écoutables hors ligne. Dont une
inquiétante fiction, Forêt/Cache/Arbre : trois héroïnes plongées
dans la campagne et les profondes forêts du Jura décèlent détranges
comportements chez les animaux…
sybel.co/fr/series/forêt/cache/arbre/
● Pour déconfiner nos mirettes
PHOTO TUTOS LIVE !
Confiné mais pas paumé : loccasion rêvée pour se former à tous
ces trucs photos «qu’on avait dit quon ferait un jour mais j’ai pas le
temps.» Photoshop, Lightroom, Capture One, passer tes clichés en
noir et blanc, supprimer un truc moche sur ta belle photo de plage…
des tutos courts et efficaces gratuits. Pour les revoir si tu les as manqué
? Tu veux assister aux conférences ? Tu adhères à l’asso Inuk, cest 10€.
Pas cher et tu soutiens cette petite équipe qui met la technique à la
portée de tous. inuk.fr & 06 78 28 70 08
Culture
entre 4 murs
● Enfin vivre
fenêtres ouvertes
D
epuis un mois, nous goûtons au délice de vivre fenêtres
ouvertes. La météo, mais surtout la fin du vrombissement
incessant. Dans un mois, peut-être, il nous faudra renoncer
à ce petit luxe, à ce quasi-silence. Dommage. Dommage?
Vous vous souvenez de ce dessin publicitaire des années 70 pour une
marque d’aspirine; cet homme dont la tête est traversée par un flot
continu de voitures? Il faudrait le reprendre aujourd’hui: les voitures
ont quasiment disparu. Un volontaire?
L’impensable dil y a deux mois est le banal d’aujourd’hui : des
fenêtres ouvertes sur de larges boulevards ou des rues étroites, jadis
parcourus jour et nuit par des véhicules à deux, trois, quatre, six, dix
roues. Côté cour, la rumeur des moteurs s’est éteinte. Plus discret, car
on le remarque surtout à la campagne, le bruit de fond des avions
aussi s’est tu. Celui des trains, dans d’autres quartiers aussi.
Est-ce moi ou les rares voitures qui circulent encore font tout
à coup beaucoup plus de bruit que d’habitude? Tout à coup elles
prennent beaucoup trop de place. Tout à coup elles sentent encore
plus mauvais. Tout à coup elles deviennent encore plus dangereuses et
agaçantes, au fur et à mesure que le piéton déborde du trottoir devenu
temporairement sans objet?
Projets d’utopistes - doux rêveurs - ou d’ayatollah de la chlorophylle,
la ville sans voitures est advenue sans heurts, dans le calme. Je tremble
d’ailleurs pour la reprise, avec tous ces automobilistes qui nont pas
touché à un volant pendant deux mois: assureurs, cramponnez-vous!
Ça va cartonner. Certains motards s’amusent déjà le soir à foncer sans
prendre garde aux chiens qui promènent leur maître. Ou aux couples
qui pensent avoir la ville pour eux.
Quand la circulation va reprendre, jimagine que nous serons nombreux
à regretter de ne plus pouvoir vivre fenêtres ouvertes. A contre-coeur,
nous abandonnerons à nouveau le côté rue au boucan et aux odeurs
qui font mal à la tête.
Nous nous replierons sur nous-mêmes, en repensant à ce confinement
qui nous aura permis de nous ouvrir aux autres. Tous ces bouts de
terrasse, de jardin quon ne connaissait pas, ces cours qui revivent,
ces visages de résistants qui ont continué de vivre en ville, dans des
maisons qui auraient bien besoin d’un lifting, plutôt que de succomber
au chant des sirènes les poussant vers la banlieue.
Quand la circulation va reprendre, certains remarqueront le poids
colossal de la circulation, le péril permanent des bolides, la place
énorme qu’il faut leur concéder. Les voitures vont nous obliger à
refermer nos fenêtres. Dommage. Grégoire Naudin
● Une nouvelle vie !
La vie reprend, les couples sortent avec enfants et bouteilles, les
premiers étant l’excuse toute trouvée pour descendre les cadavres
éclusés à l’heure de l’apéro puisque les invitations à rejoindre tel ou
tel pour un apéro entre copains se multiplient. Des «speak-easy»
nouvelle formule, en quelque sorte.
Certains courent, d’autres font du lèche-vitrine, ce qui nest pas
indiqué, même avec un masque. Beaucoup retrouvent les gestes qui
rapprochent, après ceux qui éloignent. On va chez lépicier acheter
du frais, on soutient les fromagers, on aimerait bien acheter un petit
bouquet de fleurs…
Les restaurateurs hésitent à faire des plats du jour, des desserts à
emporter, en attendant le coup denvoi officiel. On a d’autant plus
envie d’applaudir ceux qui continuent chaque matin de se lever pour
ouvrir leur boutique…
On a une pensée émue pour ceux qui se sont lancés cet hiver dans de
grands travaux, reprenant des fonds de commerce fermés, ou créant
leur propre entreprise. Angelo (l’ex plus jeune chef étoilé de France, au
chômage technique depuis trois ans) avait déjà 300 résas de prévues
pour la semaine dinauguration de son nouveau resto, il doit ronger
son frein et imaginer une nouvelle vie, déjà, pour celui-ci. Quant à
Tomo, autre surdoué de la cuisine, venu lui du sud de la Bourgogne
(Lameloise), il balade sa progéniture en attendant de pouvoir rouvrir,
place Wilson, «Origine by Tomo», à la place de chez Derbord…
Déjà demain… On pense aussi à ceux qu’on voulait
présenter comme les couillus de l’année (hommes ou femmes
d’ailleurs!) car ils se lançaient dans de grands, de beaux projets: de
l’apéro des Halles le dimanche au Darcy Comédie qui voyait enfin
le bout du tunnel, ce printemps, avec des salles pleines en passant
par tant d’autres qu’on espère vous présenter quand de nouveau les
imprimeries tourneront à plein régime…
Ce qui nous rassure, cest d’apprendre que chacun pense déjà à la
façon dont il pourra s’en sortir, en proposant, comme So, rue Amiral
Roussin, des plats à emporter de qualité. D’autres jouent la carte Uber
Eats, un phénomène de société qui aura transformé les habitudes de
nombre de nos concitoyens.
On pourrait vous parler aussi de tous ceux qui livrent gratuitement
à domicile, qui aident les soignants et les malades, qui ont pris des
risques et continuent den prendre. On pourrait évoquer aussi les
soutiens apportés aux voisins, aux proches comme aux inconnus, mais
tout cela, vous le savez mieux que nous, et vous en entendez parler
tous les jours. On évoquera l’avenir du tourisme, la politique une autre
fois. Vous n’avez pas envie qu’on en rajoute, jimagine.
On va juste vous livrer quelques bons plans pour tenir le coup. Avec un
grand coup de chapeau au passage à ceux qui, sur internet, nous font
espérer, sourire, rire aussi. Travailler chez soi, on connaît, on a même
eu l’impression d’avoir inventé le travail à domicile, il y a 20 ans,
quand tout le monde nous traitait de haut car on lançait un gratuit.
Pfff Nempêche, comme toujours, on a hâte de pouvoir quitter le
petit écran pour vous retrouver, comme avant, autour d’un verre, d’une
table, d’un coin d’une rue ou au marché… Gérard Bouchu
I
l y a 20 ans, François Rebsamen
nous promettait, dans le
numéro 5 de Bing Bang (qui fut
en fait le vrai départ de l’aventure,
après 4 galops dessai timides) une
ville plus douce à vivre. Il aura
tenu ses promesses, certes un peu
malgré lui. On entend les oiseaux,
on respire mieux, la ville est plus
propre, plus verte. Les deux autres
hommes politiques cités dans ce
même numéro ne sont plus là pour
se défendre. Ils sont morts à quelques
jours dintervalle ce printemps.
Cétaient deux hommes réunis par
l’amour de la culture, ce qui n’avait
pas fait deux des amis pour autant.
Ancien adjoint à la culture de Robert
Poujade, Jean-François Bazin avait
réalisé un livre blanc pour avoir
une vision plus juste des forces en
présence. Il sera remercié peu de
temps après. Devenu candidat à la
succession sur le trône ducal, il rêve
de « rendre la vie aux pierres, de
créer un événement culturel capable
de faire parler de Dijon au-delà des
frontières régionales ».
François Rebsamen, son adversaire
aux municipales, veut « tourner la
page » ! Il voit des places libérées,
des minibus, des vélos, un tramway
roulant dans des rues plus sûres. Il
veut « tirer Dijon vers l’avant, vers
l’art contemporain : on en a assez de
donner l’image d’une petite ville de
province dont on ne parle jamais !»
Robert Poujade prendra au pied de
la lettre les mots de son successeur. Il
tournera la page. Les Dijonnais, qui le
voyaient peu, le verront encore moins.
Surprenant hommage, dans le Bing
Bang n°9 à l’ancien maire «qui, en tant
que premier ministre de l’Écologie, a
commencé à donner à Dijon sa couleur
verte »: «N’a-t-on pas retenu de lui
surtout l’aménagement des quartiers
périphériques et la naissance de
nouvelles portes pour la ville: Pouilly,
l’Auditorium, des réussites béton
dans le genre, on peut le dire?»
Que ne dira-t-on pas un jour de
François Rebsamen et de son adjoint
à l’urbanisme. Même si FR a pris
les devants en martelant souvent
depuis: «C‘est quand même beau, le
béton!» Gérard Bouchu
● Politiquement vôtre
LAVENTURE BING BANG CONTINUE.
En attendant le numéro dété consacré à la Bourgogne-
Franche-Comté déconfinée, donnez nous de vos
nouvelles par email ou par téléphone, en attendant de
vous revoir mi-mai, en vrai !