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Magazine Dijon

Octobre novembre 2010

 N°44
 
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Les lieux «  show  » où il fallait se montrer cet été…


Connaissez-vous le B You  ? On triche en ne vous donnant pas d’entrée son immatriculation véritable, B9 (1), mais cette brasserie de poche, aux couleurs du temps, avec son grand bar, ses tables hautes et sa terrasse pour jeunes de 7 à 77 ans, fut le dernier bébé des Billoux (avant celui qu’Alexis, l’héritier du trône, nous promet pour cet hiver). Un lieu convivial et gourmand, gay et sérieux à la fois, où les politiques de passage cotoient les travailleurs du tertiaire, les mamies-gâteau les jeunes séchant les cours. Tout cela sous l’œil imperturbable d’un serveur aux allures de Calimero. La salle étant aussi minimaliste que la carte, on se demandait ce qu’ils allaient pouvoir faire de tout ce monde-là une fois la terrasse repliée. On ne peut pas pousser les murs, de l’autre côté, c’est le gastro…
L’autre attraction de l’été, ce fut l’ouverture très attendue de l’Hôtel Particulier (2) rue Musette, à mi-chemin de Notre-Dame et des Halles. Jolie réussite du point de vue architectural, qui permit au public de découvrir l’envers d’un hôtel particulier, placé au bon endroit. Un bar-lounge où il fallait absolument se montrer, côté cour plutôt que côté rue, de préférence, qui a ses habitués et propose des petites soirées entre amis le jeudi soir.
Autre nouveauté qui a vu sa terrasse prise d’assaut dès l’ouverture  : O’Bareuzai (3), le café-restaurant-salon de thé ouvert, place François Rude, par les trois mousquetaires de la restauration dijonnaise (Fabrice, Jean-Charles et Sébastien) qui, avec Serena, se mettent en quatre, comme il se doit. Cuisine de marché, cuisine du marché, même. Avec deux chefs arrivés en fin d’été pour booster la cuisine. Churros et gaufres, chocolat maison et thés russes (Kusmi-Tea en exclusivité) annoncés dès l’arrivée des premiers vents froids…

De l’autre côté du marché, Le Bon Pantagruel a profité de l’été pour présenter une nouvelle carte et un nouveau visage  : Mucha (4). Peintre lui-même, admirateur de ce précurseur de l’art nouveau qu’est Mucha (non, ce n’est pas un bar à tapas  !), restaurateur depuis quelques décennies déjà, Gérard Clerc a repris cette adresse mythique du quartier. De Pantagruel à Mucha, c’est pour ainsi dire un saut culturel. On est passé du temple de la tête de veau à l’esthétique moderniste, comme dirait Maisonnave, qui aime bien la tête de veau (qu’il se rassure, elle reviendra cet hiver).

Si vous êtes remontés ensuite cet été du côté de la République, vous avez pu avoir un avant-goût du Dijon de demain. Il fallait montrer patte blanche certains soirs pour trouver une table de libre dans le nouveau point de ralliement très «  show  » ouvert par Eddie Benacef (le pétulant propriétaire du Grand Café) : La Place (5). Décor design noir et blanc, espaces joliment travaillés, service speedé et terrasse chauffée aux premiers vents frisquets. Carte elle aussi dans l’air du temps, avec tous les standards du genre, bien réalisés, mais pas donnés niveau prix. Normal, c’est un bar à champagne, pas une néo-cantine (même si elle en prend les allures à midi, avec le menu du jour).

Sans prétention, à quelques pas de là, en redescendant vers le théâtre, le Grain de Sel (6) a ouvert ses portes et planté sa terrasse, rue Lamonnoye, dans le cadre d’un ancien hôtel particulier, et c’était un vrai bonheur d’attendre que tombe la nuit, tandis que s’allumaient les lampions donnant à ce coin du vieux Dijon des allures de bal musette.


 
 

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