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Magazine Dijon

Début 2012

 N°49
 
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Ziem Musée des Beaux-Arts de Beaune

Ziem au Musée des Beaux-Arts de Beaune, porte Marie de Bourgogne, jusqu’au 28 février 2012.

À l’occasion du centenaire de la mort de Félix Ziem, le musée des Beaux-Arts de Beaune rassemble 150 œuvres venant de collections publiques ou particulières pour moitié, soit une exposition exceptionnelle et inédite.
“Nous voulions faire comprendre au public le cheminement artistique de Félix Ziem, déclare Laure Ménétrier, co-commissaire de l’exposition, pourquoi il a une place à part dans l’histoire des arts de la moitié du XIXè siècle, réévaluer son oeuvre picturale et ensuite montrer l’attachement de ce peintre à la Bourgogne et surtout à Beaune. Pour cela, plusieurs sections dans l’exposition : l’homme, qui est ce peintre à la fois bourgeois et bohème ; les lieux d’ancrage : la Bourgogne, Nice, Marseille, Paris ; les voyages :
Venise, l’Orient ; le style, riche et diversifié.”


Flamands-roses-Ziem
Félix Ziem, c’était plutôt un drôle de bonhomme. Il voit le jour en 1821 à Beaune, dans une maison qui verra aussi la naissance de Gaspard Monge. Il étudie à l’école des Beaux-Arts de Dijon et très vite, on reconnaît en lui un petit génie du dessin. Fortement marqué par les beautés du moyen-âge, ses premières aquarelles montrent un goût délicat pour la couleur. On pourrait le croire installé dans une vie bourgeoise et attaché à la reconnaissance de ses pairs, mais Félix Ziem est un homme de paradoxes, très bohème, sauvage, secret, original et même parfois mégalomane. Attiré par la lumière chaude du midi, il s’installe à Nice et fonde son premier atelier. Très rapidement, le succès est là. Lorsqu’enfin il touche à la peinture, c’est pour faire scintiller les couleurs et irradier ses toiles de lumière. Indépendant et pourtant bien ancré dans son époque, il est à la croisée de plusieurs courants, l’école de Barbizon et l’impressionnisme. Invité par le prince Gagarine, il part en Russie et devient le professeur de dessin des grandes-duchesses de Saint-Petersbourg. Après viendront les voyage : l’Orient, Venise…
Les retrouvailles avec la Bourgogne auront lieu en 1883, autour d’un immense banquet. Ziem retrouve ses amis d’enfance et offre à la ville de Beaune “Lagune dans la méditerranée”, premier tableau dans la collection du musée. Il reviendra ensuite plusieurs fois dans sa ville natale.
Félix Ziem est un cachottier : il montre au public les tableaux les plus classiques au risque de lasser et garde pour lui ses travaux les plus enlevés. Certaines toiles, découvertes au fond de son atelier après sa mort, montreront une gestuelle futuriste, typique d’un peintre avant-gardiste et précurseur du début du XXè. Ziem se rapproche alors du fauvisme en juxtaposant de larges touches de couleurs pures. Les “flamands roses” en sont un exemple. Le sujet est repris plusieurs fois, non pour lui-même mais pour la matière et la manière. Ces deux tableaux présentés dans l’exposition vous permettent de jouer au jeu des sept erreurs, l’un issu des réserves du musée de Beaune, l’autre prêté par le Petit Palais. Un petit jeu possible également avec “le grand canal” ou “les caravanes”, sujets à la même composition mais avec quelques variantes.

De retour à Dijon, marchez un peu jusqu’à la place Darcy. Vous n’avez pas vraiment le choix, les autres moyens de transport étant au choix, impossibles, dangereux, aléatoires ou pour l’instant inexistants. Arrêtez vous à l’ABC, j’ai une histoire d’amour à vous raconter.


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