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Magazine Dijon

Printemps 2016

 N°66
 
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Votez pour le futur hymne franc-bourguignon !

Pour qui allez-vous voter ? Pour le traditionnel ban bourguignon revu par Greg Frite, le plus Dijonnais des Martiniquais ? Ou pour l’Hymne à la Chouette lancé sur TF1 à l’émission L’addition, s’il vous plait !? Jean-François Lieutet a sauvé l’honneur de la restauration locale (ridiculisée dans ce genre d’émission) en offrant la vision d’un sexagénaire cachant une vraie sagesse derrière une loufoquerie apparente. On l’aime bien, nous aussi, ce restaurateur au look de professeur Tournesol, qui a composé un vrai hymne d’amour à la vie et à la ville. Son CD sort ces jours-ci, le DVD devrait suivre, car aujourd’hui ce sont des dizaines de fans qui viennent spécialement à la Maison Millière, rue de la Chouette, pour le voir prendre sa guitare en fin de repas. Pour tous ceux qui détestent depuis l’enfance le ban bourguignon, voilà l’occasion rêvée de tester la résistance de vos voisins de table, en vous levant tous pour la chouette. On vous glisse les paroles pour vous entraîner, mais écoutez-les chantées par J-F Lieutet en sirotant votre blanc-cassis maison (et même deux !). Sur YouTube, vous retrouverez aussi Morteau Morilles. Menuisier à la base, Tristan Morille a bricolé quelques chants d’humour du Haut-Doubs, découvrez son best-of. Et Olivier Mouchiquel, notre spécialiste en loufoqueries, vous propose aussi de suivre « Les Cancoyotes Girls », un groupe de jeunes femmes qui marchent très bien en ce moment. Sur Facebook, n’hésitez pas à lui faire connaître vos choix.

■ GB


ban-bourguignon devant la chouette

Morteau Morille : faites labour, pas la guerre

La France a la Marseillaise, la Bourgogne a son ban, Dijon, Yves Jamait, les Franc-Comtois ont Morteau Morille. Une sorte de Francis Cabrel tombé dans une cuve de gentiane qui chante dans L’amour à la paysanne les vertus du missionnaire bourré sur un tracteur ou dans les champs de pomme de terre. « Nous on baise sur des tas de foin / pas toi le Parisien / Nous, les gens du Haut Doubs / On fait même ça dans la boue. »
Morteau Morille
En vrai, Morteau Morille est un gars sympa avec un accent sympa qui aime le skate et la pêche, et se moque gentiment de sa région dans ses sketchs et ses chansons. Avec Morteau Morille, la pipe à Saint Claude, ça se fait au Mamirolle. Ses vidéos sur YouTube font un carton, des centaines de milliers de vues, et son premier CD, collector, fut vendu dans un boîtier en épicéa fabriqué à Vaux-et-Chantegrue, façon boîte à Mont d’Or.
Finalement, la réconciliation de la Bourgogne et de la Franche-Comté passe peut-être par cette poésie champêtre : « Qu’est-ce qu’on s’en branle de toutes ces différences, / T’es pas né ici / Mais on va t’apprendre à branler le pis. » Pour fêter la fusion, branlons comtois. ■ OM

Greg Frite

Le ban bourguignon sauce Greg Frite

Passé par Canal, rappeur de Triptik, Greg Frite prépare son nouvel album et surtout sa version vidéo du ban bourguignon, qu’il tourne au printemps avec des Dijonnais, « avec une fanfare, un groupe de jazz, un accordéoniste, les gens en live dans la rue. »
Non, le ban n’est pas ringard. Huit ans dans l’Yonne, deux en Côte d’Or, Greg est Bourguignon depuis dix ans. « La première fois que je l’ai entendu, je me suis dit « Bon, surprise… » Puis que ça se prêtait bien la à rythmique des Caraïbes, de la Martinique. Pour faire une carte postale de Dijon, quoi de mieux que le ban bourguignon ? »
Greg ne veut surtout pas le moderniser. Juste le remettre au goût du jour. « Il fait partie de notre culture locale. C’est un truc qui est bizarrement apparu lors des vendanges, à la fin du XIXe siècle. Spontanément, à la suite de repas bien arrosés. Le ban bourguignon est tombé en désuétude après la Première Guerre mondiale, pour revenir en odeur de sainteté à l’initiative du Chanoine Kir après la Seconde. C’est une création populaire. J’ai fait un pèlerinage en apprenant qu’il avait été créé rue Jacques Cellerier, à Dijon. A la Brasserie du Marais, une plaque commémorative explique que le ban bourguignon y est né. » ■ OM

On n’est pas là pour enfiler des perles : les Cancoyote girls

La Lue vient de Pontarlier, Clotilde Moulin et Maggy Bolle de Besançon. Ce trio de copines franc-comtoises né en 2012 déménage à chaque représentation et rien ne leur fait peur. Lors d’une sympathique Franchouillarde Party à Mulhouse, elles ont préparé de la cancoillotte sur scène, que le public a pu déguster en tartines après le concert.
Agent un brin provocateur, le trio emporte son public de salles combles en repas-concerts, avec en tracklist pommes de terre, cancoillotte chaude (évidemment), saucisse de Morteau (encore elle) et salade verte. Tout ça au rythme de leurs compos persos et de leurs sketches sur la vie des filles, surtout celle avec leurs mecs, et de reprises de Brassens, qu’elles vénèrent.
Leur joie de vivre masque un véritable engagement musical. Clotilde, harpiste de haut niveau formée au Conservatoire, a assuré les premières parties de Jacques Higelin, de la Madeleine Proust et d’Aldebert. Et compte deux albums à son répertoire : La Fée qu’elle vous fait, et Le Mâle nécessaire.
Les Cancoyote girls, c’est bon, c’est drôle et ça fait du bien par où ça passe. Bref, on adore ! ■ OM
Facebook : Les Cancoyote girls

les Cancoyote girls


 
 

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