53
Magazine Dijon

hiver 2012 2013

 N°53
 
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06

La culture,
un luxe indispensable !

Un hiver à l’Opéra Dijon-Vienne… d’un Ring à l’autre !

Puisqu’on est entre gens cultivés, partons cet hiver pour Vienne. Soyez simplement de retour début janvier, pour passer deux mois riches en Viennoiseries diverses, à l’auditorium.


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l'opéra national de Vienne
Opéra National de Vienne

"À chaque époque son art, à chaque art sa liberté" ! Cette phrase que l’Opéra de Dijon a placée en exergue de sa saison 2012-2013 est inscrite sur le fronton de la Sécession, monument incontournable de la Vienne d’hier et d’aujourd’hui.

D’une blancheur éblouissante, le pavillon qui arbore cette devise en V.O. sur sa façade, contraste avec la grisaille du RING, boulevard qui enserre le cœur de Vienne : pour ceux qui auraient un doute, précisons tout de suite que le Ring viennois n’a rien à voir avec celui de Bayreuth, et que la fresque de Klimt sur Beethoven, à l’intérieur de la Sécession, qui marqua l’introduction de la dorure dans sa peinture, n’a rien à voir avec l’Or du Rhin.
Pour ceux qui me verraient venir de loin, disons que cette saison viennoise 2013, qui nous entraîne sur les pas de Strauss, Mozart et Schubert, dans une ville vivant ses derniers moments d’insouciance, n’a rien à voir avec la prochaine saison musicale dijonnaise, qui verra un autre RING, wagnérien celui-là, chasser toute légèreté dans nos esprits comme dans nos propos.
Je ne suis pas un grand fan de Richard Wagner, plébiscité par une gauche caviar qui préfère l’honorer plutôt qu’un Verdi dont on célèbre par ailleurs le bicentenaire de la naissance, partout dans le monde. Mais j’aime bien Otto Wagner, architecte à qui la capitale autrichienne doit un certain chic de façade.

Et surtout j’adore Vienne. Les balades en tram sur ce Ring qui concentre à lui seul toute l’histoire de la ville, le musée Sisi (si, si, ça s’écrit comme ça !), la Grande Roue qui a depuis longtemps oublié le tournage du "Troisième Homme", les villages vignerons où l’on boit et mange au son des orchestres locaux, les salons de thé où l’on se bourre de Viennoiseries dans des décors d’un autre temps… Vienne, son opéra mythique, mais aussi ses théâtres où Dracula, comme Louis II de Bavière, revivent le temps d’un "musical" génial qui prend toute sa saveur, entre un verre de vin chaud, sur un vrai marché de Noël, et une saucisse grillée avalée sur le pouce, au milieu d’une population hétéroclite de gens chics et de passants harassés mais heureux de vivre dans une ville unique au monde. Vienne, ses balades sur les pas de Schubert ou de Freud, ou simplement sur les traces des Habsbourg, d’un trésor faussement caché (la Toison d’Or) aux tombeaux des rois et reines qui ont marqué toute une époque. Vienne, ses vieux cafés, où l’on a intérêt de parler un tant soit peu l’allemand au moment de commander le plat du jour, son marché, son quartier des musées où même la photo d’un homme nu de plusieurs mètres de haut collée en façade, ne surprend plus personne. Vienne, qui nous fait rêver avec Klimt, dont on préfère conserver l’image a-dorée plutôt que celle de peintres plus contemporains que deux guerres allaient traumatiser. Vienne qui se paye le luxe d’une retransmission de ses opéras en direct sur la façade de la vénérable maison mère. On s’assied par terre, on peut aller se chercher une saucisse et boire une bière quand ça devient un peu longuet, et on maudit ceux qui sont à l’intérieur et peuvent profiter de la vraie magie du spectacle vivant… À Dijon, on va voir les opéras sur grand écran, à l’Olympia. C’est pas aussi glamour. Vienne qu’on vous offre sur un plateau, en janvier, à l’Opéra de Dijon, et qu’il vous faut aller visiter cette fin d’année, si vous rêvez d’un marché de Noël et de spectacles d’un kitch ou d’un luxe inouï, la différence entre les deux n’étant pas toujours marquée.

Gérard Bouchu


 
 

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