76
Magazine Dijon

automne 2018

 N°76
 
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09

Tourisme à Dijon Changement d’ère imminent !

Nommée directrice en 2017, Geneviève Fontaine a reçu de François Rebsamen la mission de faire passer l’Office de tourisme Dijon métropole à la modernité. Ce qui n’a rien d’une mission impossible pour une femme tombée dans le chaudron touristique toute petite. Une femme tonique qui n’a cessé de suivre, voire devancer, l’évolution de la profession, au fil des décennies.


China Desk à Dijon

Geneviève Fontaine

Un monde touristique en pleine mutation

Lorsqu’elle quitte Chalon pour Nancy, au début des années 2000, Geneviève poursuit son combat : elle professionalise l’OT, crée une centrale de réservation, développe l’e-tourisme, ouvre un Bureau des Congrès, toutes choses aujourd’hui entrées dans le quotidien des OT. Et pour cela elle bénéficie déjà du soutien d’une équipe soudée.
On passe vite sur les étapes suivantes, les Sables-d’Olonne, Orléans, pour parler de ce qui nous intéresse, à savoir son arrivée quasi incognito à Dijon, l’an passé.
Sa volonté de faire bouger les choses n’a pas changé, et c’est ce qui a dû faire tilt lors des entretiens d’embauche, face à un maire de Dijon ne manquant pas, en 2017, de nouveaux projets pour sa ville. Une ville qu’elle a connu en 92 « capitale silencieuse, comme Bordeaux à l’époque », et qu’elle a redécouverte avec bonheur.
Pour cette battante, le combat est de taille. Fini le temps des guides braillant en pleine rue, des hôtesses distribuant plus volontiers des plans de ville que des sourires, du simple renseignement concernant les gloires éternelles et gastronomiques : tout comme le Palais des ducs au pied duquel l’office veille au bien-être des touristes, la métamorphose ces derniers mois est sensible, et le sera encore plus quand le shéma directeur du développement touristique sera connu.

Un vrai plaisir de retrouver à Dijon une directrice souvent croisée lors d’un reportage ou d’une refonte de guide, à Nancy, Orléans ou aux Sables-d’Olonne, où elle s’occupait aussi du Vendée Globe. Le tourisme, Geneviève Fontaine (ne l’appelez pas Brigitte, malheureux !) a été plongée dedans toute petite : « mon père a créé une des premières agences de wagons-lits. Il a été président de l’office de tourisme de Calais. » Comme beaucoup de ses consoeurs elle a commencé comme guide, le meilleur moyen de connaître et la ville et les touristes. Elle a pu revenir à ce qui était sa passion première, le monde du spectacle, en assistant Jean-Claude Brialy au festival d’Anjou, avant d’être nommée par Dominique Perben, alors maire de Chalon-sur-Saône, à la tête de l’office de tourisme de la ville. Un office dont elle fut « le plus jeune directeur (on ne féminisait pas systématiquement les noms dans les années 90) et la 1ère femme à ce poste ». Geneviève a toujours eu la chance d’avoir une longueur d’avance sur son époque. La chance, et une volonté de fer, car ce n’est pas seulement un hasard si on a perdu l’envie, ces dernières années, de faire des reportages à Chalon. S’il n’y a pas à la tête d’un Office quelqu’un qui booste l’image de sa ville, en partenariat avec les politiques, les restaurateurs, les gens de spectacle, les responsables de musée, on est mal.

Que l’APEX soit avec vous !

Nouvelle charte graphique réussie avec une signature comme un sourire, qui invite à découvrir la ville. Du coup, on en oublie les plaisanteries autour du logo original, et on applaudit l’équipe qui œuvre aux côtés de Dame Geneviève. Une équipe nouvelle pour les 3/4 qui a déjà réussi à mettre en place des produits nouveaux comme les visites théâtralisées qu’on a adorées ou les « jeudis vins » qui ont fait un carton et qui pourraient recommencer cet hiver (à condition de les nommer jeudis vins chauds, évidemment)…
Quant au City pass, il place désormais Dijon au même rang que Bordeaux ou Reims, qui ont mis en place cette opportunité d’avoir l’accès libre aux transports, aux dégustations, aux visites, etc. Un pass dématérialisé qu’on promène avec soi sur son smartphone, l’autre souci de Geneviève étant d’être au point au niveau numérique.
Il y a des mots qui échappent au commun des visiteurs mais qui ont leur importance dans la vie d’un office, aujourd’hui. L’APEX (traduisez : l’accueil par excellence) en est un, tout comme ce China Desk qui va permettre à Dijon d’avoir un représentant en Chine, ce dont aucune autre ville ne peut se vanter. Objectif : attirer le top des touristes chinois, ceux qui boivent et qui mangent et qui dépensent comme des occidentaux, bien sûr.
Reste maintenant à découvrir le schéma directeur de développement touristique que les élus ont préparé dans le plus grand secret. Dans la hotte de nos pères et mères Noël, que trouvera-t-on ? Un petit train ? Une boutique digne des grandes métropoles, gourmande, drôle, insolite ? Un second office à la gare, pour accueillir les visiteurs ? Déjà, un guide Grand Week à Dijon, annoncé chez Hachette et soutenu par l’office, devrait donner de la ville l’image d’une métropole non seulement bien dans son assiette mais aussi bien dans l’air du temps. Un bon complément national au guide préféré des Dijonnais (et de ceux qui veulent passer pour des Dijonnais) : Le Duke, of course. ■ GB


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