79
Magazine Dijon

Été 2019

 N°79
 
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04

Tico Subutex version success story

Comme un Vernon Subutex local - version dégringolade sociale et clichés en moins – Tico fait la pluie et le beau temps musical dans la ville aux sept collines. Discret mais néanmoins affirmé, l’ancien disquaire devenu l’un des programmateurs les plus convoités, se souvient d’une cité qu’il a connue très très rock n’roll.


Tico et Manou Comby, Directeur de La Rodia © C. Dufay

À Besançon, qui ne connait pas Tico ? Sous son air à la cool, le mec, niveau musique, est incollable. Il y a 30 ans, il « grattait » de la basse dans son groupe « Les petites gachettes », mélange de punk-rock et de rockabilly. Aujourd’hui, les post soixante huitards se souviennent aussi du disquaire des 90’s, celui qui repérait les sorties de vinyles et faisait venir leurs auteurs pour un concert intimiste avant de passer le relais aux autres, les programmateurs… Ceux qui faisaient vendre des disques. Un cercle vertueux bien huilé. Dans sa boutique rue Ronchaux, puis rue Luc Breton baptisée « Music Machine », on « entrait dans le rock comme dans une cathédrale, c’était un vaisseau spatial », aurait pensé un Vernon fictif et mélancolique. Oui, mélancolie d’un temps finalement révolu. Le vinyle signait sa fin et avec lui, un lieu de vie réunissant toutes les classes sociales autour d’une même passion.
Puis il y a la période Cylindre. Aux manettes, Mario et notre inséparable duo, un Manou Comby au mieux de sa forme et un Tico venu rejoindre l’équipe dès 2003 pour y apporter un passé musical indiscutable. Il y fait venir Philippe Katerine, Mickey 3D, Dionysos, Erik Truffaz ou encore Justice. Pas encore de vraies stars mais l’homme à l’oreille aiguisée sait de quoi il parle. Bingo. Succès. On vient de loin pour écouter ces talents émergents qu’il programme dans sa salle ou hors les murs. Et aujourd’hui encore, depuis son dôme de verre de la Rodia, l’homme, fan de rock garage, garde une certaine liberté, une ligne artistique originale, indépendante, voire avant-gardiste. Tico sait que la musique est un éternel recommencement. « On voit les décennies passer puis certaines influences reviennent. On est dans du revival », résume-t-il, avant de conclure pour filer à la gare. Un festival l’attend. Il les écume, partout en France et outre frontières pour dégoter la perle rare. Celle qui comme les précédentes et les suivantes, constitue l’héritage rock d’une ville aux multiples visages. ■

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