66
Magazine Dijon

Printemps 2016

 N°66
 
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03

Sol… et si ?

Crazy. En quelques secondes, quatre chanteurs à succès aguerris sont tombés de leur fauteuil, complètement crazy et la France entière a découvert notre Sol à nous, son pull marin et l’effet chair de poule de sa voix de dingue. Mais comment est-il arrivé sur le plateau de TheVoice2016 ?


Sol © Alexis Doré

Sol, il fait partie du paysage de Dijon depuis toujours. Il a toujours chanté, biberonné au Gospel par ses tantes et au conservatoire. Après le bac, et une année fondatrice où il a découvert Berlin et l’Algérie, cap vers Lyon où il intègre une école de théâtre et le Conservatoire de théâtre. En parallèle, il écrit et « slamme », et c’est tout naturellement que la scène émergente slam dijonnaise fait appel à lui à la fin des années 2000 pour monter le collectif de slameur KaslaRym lors de la tournée des Nuit du Slam, qui dure encore aujourd’hui, mais plus dans la région. Sol et ses acolytes animeront pendant plus de 5 ans des ateliers d’écriture et les « Klames », ces soirées d’impro poétiques soulignées ou pas de musique ou de percussions, qui firent les beaux jours du Saint-Nicolas rue Jean-Jacques et donnèrent naissance à pas mal de vocations.

Le problème de Sol, c’est qu’il est touche-à-tout… et plutôt doué en tout, mais il a l’impression de ne jamais en faire assez. Le théâtre est sa passion, mais la musique l’appelle. Tout en prenant des cours au Studio des Variétés, qui forme, excusez du peu, la majorité des chanteurs de la scène française depuis plus de 30 ans, en parallèle d’un cursus en lettres modernes, il fait un passage remarqué (traduction : le zèbre a un peu fichu le souk) au Pôle d’Enseignement Supérieur de la musique de Dijon, qui forme les profs de musique et musiciens professionnels.

C’est là qu’il rencontre David Ferron, professeur de technique vocale qui « lui a changé la vie ». C’est le vrai déclic. Il travaille comme un fou pour apprivoiser sa voix si particulière, pour « se sentir légitime », dit-il. C’est à cette époque qu’il monte L’effet Kartell, un quatuor d’Heavy Soul bien connu des Dijonnais, qui rencontre un succès d’estime important. Ils multiplient les dates et participent à des tremplins de Soul et pendant le Sankofa Soul Contest à la Cigale à Paris, il y a deux ans, le directeur de casting Bruno Berberès lui propose de participer à The Voice. Sol refuse, The Voice, c’est pas trop son style. Mais l’année suivante, rebelote et là, il se laisse tenter. Et comme il avait peur de s’ennuyer au milieu de tout ça, il monte Jeez, un groupe de funk « délire et fun ».

Depuis, c’est un peu la folie. Depuis novembre, il accumule les auditions, les battles et les épreuves enregistrées en public. Les maisons de disque qui lui riaient au nez lui font les yeux doux et on entendra bientôt parler d’un projet qui va faire un peu de bruit, mais chut. On n’est pas arrivé à savoir s’il arrivera jusqu’en finale, mais il s’en fiche un peu. Ce qui compte, c’est qu’il est désormais passé pro. Il reste modeste, à 29 ans, il est assez solide pour gérer la suite ; sa vie et son cœur sont à Dijon, même s’il sait que sa vie risque de changer. Après un seul passage télé, les gens l’arrêtaient dans la rue, le félicitaient en lui compostant son billet de train ou en lui servant sa pizza. Ce qui est sûr, c’est que les réactions du public et des professionnels sont unanimes, et qu’il a « ce truc en plus qui fait lever les poils sur les bras ». Lui, il a juste envie de faire de la bonne musique et de rester un type bien.

Restera-t-il dans la course jusqu’au bout ? Vivra-t-il, et nous avec lui, la finale en direct fin avril ? En tout cas, on n’a pas fini d’entendre parler de lui.

■ CG


 
 

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