71
Magazine Dijon

Été 2017

 N°71
 
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Rencontre avec Fabrice Pichon Roman noir & Single Malt

Rencontre avec Fabrice Pichon, auteur du roman « Retours amers », le 3e volet des aventures de Marianne Bracq, commissaire divisionnaire hors norme. Une occasion de parler roman policier, whisky et comics américains.


Rencontre avec FF

Lorsque Fabrice Pichon dit « allons nous installer dans mon bureau, on sera plus au calme », on imagine des murs de livres partout, une machine à écrire trônant sur un vieux bureau patiné, des piles de feuilles volantes comme autant de chefs-d’œuvre avortés… Ces clichés hollywoodiens sur les écrivains maudits ont volé en éclats lorsque l’on s’est assis sur le canapé-lit d’une pièce ornée de figurines de Batman, d’affiches de James Bond et autres vaisseaux d’Albator. En voyant notre regard parcourir la collection de Batmobiles, Fabrice Pichon rit : « Maintenant que je suis plus vieux, j’ai les moyens de m’acheter ce dont je rêvais quand j’étais gamin ! ».

Chevalier Noir

« Si je pouvais faire un autre métier ?
Sûrement Batman, pour pouvoir être Bruce Wayne ! ».

Il poursuit : « j’ai toujours aimé les héros qui ne sont pas manichéens, qui ont leurs faiblesses. Marianne Bracq, mon héroïne, est dans ce genre-là ». Ce genre-là ? C’est à dire ? « Elle boit, elle fume et elle baise ». Pas vraiment politiquement correct. Retours amers est la suite du Complexe du prisme et du Mémorial des anges. Marianne Bracq est une femme policière dans un univers d’hommes. Pour tenir le coup, sa potion magique, c’est le Big Peat, un whisky écossais single malt plutôt tourbé. « J’ai tenté le placement de produit, comme De Villiers avec Rolex dans sa série SAS ! » plaisante l’auteur. Il envoie un exemplaire de son livre à la maison familiale qui produit le fameux breuvage. La famille Laing qui tient cette distillerie lui répond avec une belle photo et deux bouteilles. Sympa.

Roman noir

Roman noir

« Écrivain ? Si ça gagne ? Personnellement, j’attends toujours qu’on me paye mon précédent bouquin ! ». Fabrice Pichon n’écrit pas pour l’argent ni pour la gloire. Quoique. « C’est vrai qu’avoir de bons retours lors d’un salon flatte l’ego » avoue-t-il en souriant. Ce n’est pas toujours le cas : « un jour, quelqu’un m’a dit que je lui faisais penser à Guillaume Musso. Je n’ai rien dit, mais ça m’a fait rire ».
Fabrice Pichon écrit de manière « un peu bordélique ». Il n’a pas de plan, juste une idée qu’il file. « ça demande pas mal de travail de réécriture, mais j’aime prendre mon temps ».
Dans le milieu du policier, il dénote un petit peu : « Je ne suis ni enseignant, ni journaliste, ni ancien flic ». Il poursuit : « cela dit, cela me permet d’avoir un regard différent… On m’a qualifié d’ « artisan ». Je crois que c’est le plus beau compliment qu’on m’ait jamais fait ».
■ MC


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