66
Magazine Dijon

Printemps 2016

 N°66
 
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Rencontre avec David Liot l’homme du futur « quartier des musées » dijonnais

David Liot, on voit tout de suite qu’il n’est pas d’ici. Il arrive avant vous aux interviews, il parle de la ville qu’il a découverte en arrivant de Reims pour s’occuper d’un musée qui allait se vider de ses œuvres et de trois autres qui se vidaient, eux, de leur public… et on le sent heureux d’être là. Mieux, il nous oblige à l’aimer, cette ville de pierre, dont il est devenu un des trekkers les plus urbains (il est d’une correction parfaite !).


David Liot © Alexis Doré

Une ville qu’il savoure moins par quartiers que par strates, remontant l’histoire au fil des rues, heureux de ce qu’il voit et de ce qu’il imagine pour demain. « Le beau est là ! » Et nous, les Dijonnais, on ne le voit pas toujours. Tous ceux qui viennent de villes n’ayant pas eu la chance d’être épargnées par les guerres ou les erreurs urbanistiques seront d’accord avec lui.

Pas besoin d’embellir, alors. Mais de faire vivre, peut-être ? Créer du lien avec les autres quartiers, les autres villages de cette route des vins que l’Unesco a choisi de consacrer, voilà qui passionne cet homme qui a déjà la tête en 2019, quand le musée ouvrira sur une grande place rendue aux piétons, côté Grand Théâtre, et sur une cour de Bar redevenue, une fois les barricades enlevées, l’agora de la ville, un lieu de vie, d’échanges…

2019 devrait voir aussi naître un Centre d’Interprétation de 500 mètres carrés, au cœur de la Cité de la Gastronomie, qui donnerait des envies de « flâneries patrimoniales » aux visiteurs descendus du TGV ou des bus. Des flâneries qui les porteraient jusqu’à ce « quartier des musées » qu’on rêve de voir s’étendre, demain, entre le MBA, le musée Rude, les musées de la vie bourguignonne et d’art sacré, et bien sûr le musée archéologique, qu’une vaste zone piétonne permettra enfin de réunir. Avec un parcours d’œuvres contemporaines pour permettre de respirer l’air du temps, entre deux musées. Avec aussi, bien sûr, des bars, des brasseries pour pouvoir apprécier, en terrasse, cette œuvre d’art qu’est la ville elle-même.

« Enfin je vois la ville », lui a dit un jour une dame qui redécouvrait Dijon en prenant le tram. Il va nous falloir profiter des 33 mois de travaux qui arrivent pour commencer à ouvrir l’œil. Et surtout pas nous focaliser sur les palissades, même si celle que l’on découvrira lors de la nuit des musées (400 m²) devrait surprendre, comme celles, plus petites, qui raconteront le futur musée dans la cour de Bar, dans les jours et semaines à venir.

Et puisque ce sont les ducs qui ont créé les premiers échanges importants autour du vin, attendez-vous à d’autres surprises, au fil des mois. Des visites du musée en chantier, des œuvres hors les murs qui s’afficheront… sur les murs. En attendant de voir des vignes pousser à l’ombre des musées, redevenus lieux joyeux, eux qui ont laissé de si tristes souvenirs à des générations d’écoliers. ■ GB


 
 

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