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Magazine Dijon

Décembre 2009 Janvier Février 2010

 N°41
 
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Gérard Bouchu

Qui a peur du grand méchant loup ?


Qui a peur du grand méchant loup ?

Au départ, pour ce numéro, on pensait suivre Marion Gomard, l’illustratrice de la couverture, dans un voyage imaginaire au pays des contes, sur fond d’actualité culturelle. Ces contes qui font peur aux petits comme aux grands… Noël, chez les anglo-saxons, inspire les auteurs de polars. On aime se faire peur auprès du feu, sous la couette. C’est l’époque qui veut ça. Tout le monde a peur : de la grippe et de ceux qui vous prennent en grippe, du réchauffement planétaire et du rafraîchissement des relations internationales, de Sarkozy ou de Ségolène Royal, des radars qui vous empêchent d’aller visiter les vignes du seigneur (on ne s’en est pas privé, dans ce numéro), de la fin pathétique du théâtre de Dijon, de ne pas être payé (ne serait-ce que d’amour, d’affection)… Bon, l’actualité culturelle n’étant pas à la joie, on a donné rendez-vous à Marion pour un numéro plus rock n’roll, au printemps. Notre ogre maison nous ayant proposé un conte un poil féroce, on a suivi. Un bon conseil, faites comme lui : fermez la télé, oubliez les infos du monde. Le virus de la déprime générale peut faire plus de morts que celui de la grippe. Plutôt que de mettre des masques, on a glissé un loup sur la face de quelques Dijonnais aux dents longues, qui sont en fait de gentils loulous. Pas question pour eux d’hurler avec les loups, au fait. Sain, le coup de gueule. Pas seulement dans les bars, autour d’un verre. Les loups-bar ne sont pas de grands méchants loups, mais les trois petits cochons de la fable ont pris de la bouteille. La preuve…

Nuit blanche pour un loup noir.

En écrivant cet édition, je reçois par email une info qui me fait hurler, de rire : Dijon a reçu à Paris le trophée de la nuit ! Et moi qui avais du appeler pour la première fois de ma vie (et je ne suis pas un lapereau de l’année) Police Secours car de nouveaux voisins ont cru bon d’animer la rue jusqu’à 3 heures du mat, provoquant une baston comme on en avait encore jamais vu dans ce digne quartier des antiquaires, avec des filles qui se prennent des pains et qui en délivrent d’autres, du verre blanc qui vole en même temps que des insultes, une télé qui va se fracasser par terre. En appelant le 17, le fourgon est passé, le calme est revenu au petit matin, mais la situation reste tendue... D’où mon doute vis à vis de la responsabilité des uns et des autres quand des gamins au départ pas bien méchants se mettent à déraper sans qu’aucun adulte n’intervienne (on a deux bars de nuit pas loin, d’où certains devaient sortir)...
Du coup, ceux qui vivent dans le voisinage en sont à réclamer une caméra du surveillance, eux qui militaient il y a quelques décennies pour la liberté individuelle. Question d’âge ? Pas seulement, car les jeunes du quartier en ont assez de supportet le diktat de quelques dizaines de loulous et de louloutes errant en bande… Moralité : on est toujours le loup de quelqu’un, mais plus question pour les petits cochons de laisser démolir leur maison.
Pas bien grave, une nuit blanche, mais ça vous fout des idées noires. Aux beaux jours, promis, on la verra en rose…


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