51
Magazine Dijon

été 2012

 N°51
 
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Placer l’Homme au cœur de la mission des agences d’emploi Interview de Stephan Nicolini - Proactive RH

Il a fait le pari de bousculer les pratiques pour proposer son propre modèle. Stephan Nicolini a mené toute sa carrière dans le monde du travail temporaire pour ouvrir, début juin à Dijon, une « agence active pour l’emploi ». Sa particularité : Proactive RH place le candidat, à la recherche d’un emploi, au cœur de son organisation.


Stephan Nicolini proactive RH

« Je considère que mon bon de commande, c’est la personne qui pousse ma porte qui me le donne », dit-il. « Mon objectif est de comprendre son attente et d’y répondre. » Concrètement, c’est Proactive RH qui, après avoir validé les compétences du candidat, après avoir éventuellement retravaillé son CV, voire sa présentation, décroche le téléphone et envoie les mails aux entreprises cibles. « Appeler les boîtes pour leur demander quels sont leurs besoins aujourd’hui ne m’intéresse pas, dit Stephan Nicolini. Car, derrière, cela veut dire que l’on court après nos candidats qui peuvent se trouver à ce moment-là indisponibles. A l’inverse, rien ne m’empêche d’agir pour celui qui cherche un emploi, pour prospecter les entreprises qui peuvent être susceptibles d’avoir besoin de lui. Mon avantage : je maîtrise 50% de mon marché et, si je trouve l’entreprise en plein recrutement et que je lui propose le candidat qui peut coller, elle n’a pas perdu de temps. »

« Le salarié n’est plus tout seul »

Stephan Nicolini, titulaire d’un MBA en management stratégique qu’il a obtenu à l’IFG de Dijon, a développé un regard original sur le métier qu’il pratique depuis près de 20 ans. Il considère aujourd’hui que « les CDD ne devraient plus exister ». « La plupart du temps, le salarié en CDD se démène pour faire du bon travail, avec l’espoir que l’entreprise le gardera. Mais, à l’issue du contrat, il se retrouve tout seul. Il n’a pas eu le temps de préparer la suite et, le marché du travail étant calme, il y aura nécessairement un temps de latence avant qu’il ne retrouve du travail. Or, quoi qu’on en dise, avoir un « trou » dans son CV peut être discriminant. A l’inverse, avec le travail temporaire, le salarié n’est plus tout seul. On s’occupe de lui. On anticipe la fin du contrat, si l’entreprise n’a plus besoin de lui, pour le remettre au boulot. » A cela s’ajoutent des avantages sociaux que le salarié en CDD n’a pas. « Dès la première heure de sa mission, chez nous, le salarié accède à une mutuelle, à une garde d’enfant à un euro de l’heure, à l’aide aux devoirs pour ses enfants, au service de prêt de véhicule à 10 euros par jour… » « Pour le chef d’entreprise non plus, le CDD n’est pas une bonne solution » , poursuit Stephan Nicolini. Le temps qu’il passe à recruter, il ne le passe pas à gérer son entreprise. S’il met une annonce (payante), il reçoit beaucoup de CV, qui collent ou qui ne collent pas. Même en allant très vite, il y passera dix jours minimum, avant de mener les premiers entretiens. Notre avantage, c’est que nous validons en amont les compétences des candidats, pour les lui proposer à l’instant T. Le travail temporaire lui permet de rencontrer la personne que nous mettons à sa disposition et de valider sa candidature. Il peut également permettre à l’entreprise de satisfaire aux attentes de sa clientèle alors même qu’elle n’en avait pas les moyens humains pour cela, juste avant notre appel. » Le projet de Stephan Nicolini, ancien président de la CJD à Tours, s’inscrit dans une vision sociale et sociétale de l’entreprise, qui va au-delà de la recherche, légitime, de rentabilité. « Il faut que la mayonnaise prenne », certes, mais le dirigeant de Proactive RH vise, dans les dix ans, une dizaine d’agences, entre Paris et Lyon, bâties sur ce modèle.

Les informations et les offres d’emploi sont à retrouver sur le site officiel.


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