75
Magazine Dijon

Été 2018

 N°75
 
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01

On veut jouer les touristes ?

Heureux temps de la N6 qui voyait partir, bagages sur le toit de la R15 ou de la 4CV, des familles en route vers la mer, les vacances, le soleil. Six décennies plus tard, la N6 est entrée au musée, en attendant le parc d’attractions qui devrait ouvrir en 2020 sur la côte… de Beaune !
L’industrie du tourisme est en pleine mutation. Et la Bourgogne, terre de passage, voit plus passer désormais des Asiatiques adeptes de selfies que des Bidochon en short et claquettes, traînant une marmaille avide de glaces. Il y en a toujours, mais ce sont eux que les premiers photographient.


ISLANDE-2017 Aurélie-Gonet

Just visit Dijon !

En BFC, on préfère avoir des visiteurs que des touristes, on est comme ça. Les visiteurs,on les accueille, on les chouchoute. On leur propose du hors normes, de l’insolite, on leur ouvre nos portes, nos usines, on leur montre nos marchés, nos boites à idées dans les squares, nos figures comme nos productions locales.
Encore faut-il trouver les mots justes. Certains ont planché des mois pour trouver l’idée. « Just visit Dijon », fallait y penser. « Visit », c’est bien, ça rassure. On applaudit.
Dans un an, quand le musée des Beaux-Arts de Dijon rouvrira ses portes, tout le monde aura oublié le vieux musée que l’on traversait sous l’œil soupçonneux des gardiens pour découvrir sous les toits une donation Granville mal mise en valeur.
Lors du lancement du compte-à-rebours, tout le monde s’est félicité pour ce qui sera en 2019 un des plus beaux musées de France. Faudra penser aussi à remercier tous les Dijonnais qui, par leurs impôts, auront permis sa réalisation.

La Côte s’endort, l’Auxois s’éveille

Un autre musée, au même instant, rouvrait ses portes, incognito, à Semur-en-Auxois. Un des plus émouvants qu’on connaisse, avec sa muséographie restée dans le jus de l’époque. Allez-y admirer cet été les deux tableaux de Corot, mais aussi les planches et dessins de Schuiten, un des grands noms de la BD que l’on pourra redécouvrir sur les murs de cette ville trop discrète. Semur a réouvert aussi son théâtre, un des plus jolis, des mieux préservés. Mais qui le sait ?
Sans l’opération EpiquesEpoques, on serait déjà passé à côté de Buffon, de Fontenay, de Bussy-Rabutin, faute d’un tournage de film pour nous faire rêver, ou d’une expo mémorable. Comme celle autour du Coq, à Alésia et Montbard. Cet animal ridicule est l’occasion d’un retour aux sources de tous les COCORICOS nationaux. Ne le manquez pas !

Indus ? Vous avez dit indus ?

Sans nous, sans les campagnes de com, vous n’auriez peut-être pas eu l’idée d’aller vous perdre dans l’Auxois, cet été. Ou même à Dole. Il y a tant d’autres lieux où nous aimerions vous emmener. Vous allez pouvoir en découvrir certains qu’on aime bien dans ce mag. Des lieux de production industrielle ou artisanale, qui s’ouvrent aux visites. Et dont on ressort heureux, avec souvent un achat en poche.
Moins de monde que sur les plages, mais on s’en fout, il n’y a plus que les ringards qui vont sur les plages, m’a soufflé Émilie. Elle va encore s’exiler dans un désert pas forcément culturel. Comme toutes les aventurières bourguignonnes qu’Olivier nous fait découvrir, au fil des mois. À commencer par sa copine Aurélie Gonet , qui part faire des tours en vélo qui la portent plus loin que le canal de Bourgogne ou l’horizon des vignes (notre photo de l’été).
À chacun sa façon de ne pas jouer les touristes, après tout. ■


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