58
Magazine Dijon

Pintemps 2014

 N°58
 
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07

On a connu PYR l’Odyssée de Pierre-Yves Romano

Pierre-Yves Romano, fondateur de Pyrprod, maison de production de Tryo et de bien d’autres talents, secoue toujours Dijon au tempo de ses passions, en lançant cet été l’œno Music festival. Il nous en parle, de l’idée, de musique, de vin, dans son antre du midi, à l’Espiguette, rue Jeannin.


Pierre-Yves Romano

Rendez-vous dans le bureau de Pyr, tutoiement de rigueur, tranquille.

Alors, c’est où ta cantine ?

En fait j’en ai deux. Il y a l’Espiguette, rue Jeannin, et Dents de loup, rue des Godrans. Ce sont des jeunes qui se lancent. Ils cuisinent des produits frais, il faut les encourager. Avec le boulot je mange au resto tous les midis, alors autant que ce soit bon. Je prends toujours le menu du jour. Tu t’en tires pour 15€. C’est frais et bien cuisiné. Parfait.

Arrivée à l’Espiguette. Intérieur sobre et chic. Brasserie moderne.
PYR prend le menu, on le suit. Le quotidien avec un petit grain de folie. Comme on aime.
— Un petit Rully blanc en apéro ?
Les verres arrivent. C’est le moment de la première question.


Alors, raconte-nous : l’aventure Pyrprod

Il y a 20 ans j’organisais déjà des petits concerts en bénévole, dont un près de chez moi, à Châtillon-sur-Seine, avec MC Solaar pour Amnesty International. En 1994, je me suis lancé dans le métier en tant qu’intermittent du spectacle. Ma fille venait de naître. J’ai fait un peu tous les postes. Road, à décharger les camions, régie plateau, régie général, puis tour manager. J’ai tourné avec Tryo, Thiéfaine. L’organisation et la prod m’ont paru les plus intéressants.

En entrée, Capuccino de fruits de mer. Avec sa paille. Original.
Ça se déguste comme un verre de mer.

Et qu’est ce qui t’a décidé à faire de la production ?

La rencontre avec Tryo en 1998. En 2000, j’ai créé l’association Luna Prod et en 2003, l’entreprise Pyrprod quand ils m’ont demandé de produire leur tournée. Mais tout cela n’aurait jamais marché sans une formidable équipe. Dans le monde du spectacle où l’égo est vite mis en avant, c’est important de rappeler que la réussite est d’abord une notion d’équipe.

Qu’est-ce qui t’attirait dans le monde de la musique ?

Tout petit je rêvais d’être chanteur, comme Jim Morisson, Renaud ou Bernard Lavilliers...

Et depuis, tu as pu les rencontrer ?

Bernard est devenu un ami. On est très proche. On s’entraide, on s’entraime ! Bernard, c’est un gentilhomme de fortune !

La définition laisse songeur, sous le regard malin et amusé de PYR. Le plat arrive : un dos de cabillaud qui fond sous la fourchette, sur son lit de lentilles lardonnées et sa purée de céleri… Une tuerie.

Le Zénith dans tout ça ?

ça a été un détonateur. On a pu organiser de grands concerts sur Dijon. Maintenant on s’étend de plus en plus, on fait tourner nos artistes partout dans le monde.

Organiser un festival à Dijon, c’est un peu le retour aux sources ? Amener les talents de tous les horizons à Dijon ?

Oui c’est un peu ça. Il manque un grand festival à Dijon, quelque chose qui porte vraiment la marque de Dijon. Donc on fait venir des grands noms, pour tous les âges. Le reggae eighties des UB 40 (avec un clin d’œil Red Red Wine), Renan Luce qui revient avec un nouvel album, le rythm’ & blues cool des anglais de Morcheeba ou le talent pur de Biga Ranx. Pour le vin c’est pareil, on veut que tous les départements de la Bourgogne soient représentés, faire connaître chaque terroir.

Musique et vin, ça se marie bien ?

Je suis un passionné de musique, un passionné de vin. Je fais découvrir ce que j’aime. Et puis je trouve qu’il y a une approche commune entre les musiciens, dans le reggae, le blues, et les producteurs que j’aime. Un certain engagement à respecter la nature et la terre. Le bio sera largement représenté dans le salon. Mais ce n’est pas une foire aux vins. On veut un contact avec les viticulteurs. Des discussions, des dégustations, et surtout de belles rencontres.

C’est la minute sucrée, qui se marie très bien avec le bavarois aux fruits frais du dessert…

On avait l’habitude d’associer musique classique et vin. Là le concept est nouveau. Ça va prendre ?

C’est là où le défi est intéressant. On veut brasser les générations, avec des musiques pour un public de 15 à 60 ans et des jeunes qui découvrent le plaisir du vin plutôt que les alcools forts dont l’unique jeu est de sonner.

Le Zénith c’est le meilleur endroit pour faire un festival ?

On va l’aménager pour ! Avec une scène intérieure, deux scènes extérieures, et le salon bleu pour les vins. C’est une première édition, on teste le concept et on voit comment ça marche, rien ne dit que l’an prochain on ne l’organisera pas dans un grand parc.

Avant on ne peut pas dire qu’il y avait de la musique ni du vin à Dijon.

Maintenant il y a le Zénith et bientôt la cité de la Gastronomie, thématique vin.
Ce festival, c’est un peu pour accompagner tout ça ?
Oui carrément. Je vis avec ma ville, je m’y sens bien. De grosses boites parisiennes m’ont proposé des postes importants, mais je n’ai jamais voulu quitter Dijon. C’est ici que je veux développer mes projets.

14h00, déjà !
L’heure de se quitter, rendez-vous chacun de notre côté.

Il était sympa ce petit resto non ?
On acquiesce, c’était bien sympa !

Bon ben, on se voit au festival alors.
N’hésitez pas, vous êtes les bienvenus.

Pierre-Yves Romano


 
 

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