64
Magazine Dijon

automne 2015

 N°64
 
Accueil > Les numéros > N°64 > 04 > Nathalie Courtet et Sophie de Courtivron
04

Nathalie Courtet et Sophie de Courtivron Le Caucase, ça vous cause ?


Nathalie Courtet © Alain et Nathalie Antognelli
Nathalie Courtet © Alain et Nathalie Antognelli

Nathalie Courtet et Sophie de Courtivron

Une heure avant de prendre son avion, Nathalie Courtet mangeait des chips chez Sophie de Courtivron, une aventurière Dijonnaise installée à Paris avec qui elle partait cet été pour une petite balade à pieds, de la Mer Caspienne à la Mer Noire. Sophie est confiante : « On a regardé un peu le trajet, c’est tout. Le voyage, c’est ça. Ne pas savoir où dormir, se laisser aller à la route et découvrir, être en éveil. » Au départ, elles souhaitaient marcher côté Russe, à la rencontre des peuples du Caucase, « mais on nous a dit qu’il y avait des filières de recrutement djihadistes et que c’était de la folie, donc nous passerons plus au sud via l’Azerbaïdjan et la Géorgie. » Née dans le Haut-Doubs, Nathalie Courtet est une femme qui fait ce qui lui plaît, surtout par grand froid dans les grands espaces du massif du Jura où elle a toujours vécu. Quand tout le monde rêve d’une cheminée et d’un feu de bois, l’hiver est la saison où elle est le plus dehors. Sa précédente expédition est un exploit. 71 kilos tractés en pulka, 71 jours de randonnée, 71°Nord : la Jurassienne a relié en deux mois et demi Ivalo en Finlande au Cap Nord.

1 200 km à la force des jambes et à skis, en plein hiver pour éviter la fonte des glaces.
« J’ai travaillé 16 ans en bureau d’études, conception de machines spéciales, mécanique automatique ou robotique... Je ne pouvais pas continuer à m’enfermer tous les jours jusqu’à l’âge de la retraite. »

Nathalie n’a pas chômé depuis. Ses trois récits parus chez Phébus, Aux portes de l’Orient, Les routes de la démesure, De la jungle birmane à la taïga russe relatent son incroyable aventure sur un vélo couché.

En voyage, malheureusement, “une femme se doit d’être un peu plus méfiante que les hommes », mais la nature n’est pas, elle, en permanence hostile. « On parle d’expédition, moi j’ai fait un beau voyage. » Et puis si nécessaire, on peut toujours faire demi-tour : « Je ne suis pas casse-cou, j’ai envie de rentrer quand je pars. »

www.nathaliecourtet.fr

À lire : 71 & autres faits d’hiver, itinérance solitaire d’une femme en Laponie, éditions Géorama | A voir : 71° Solitude Nord, un film de Damien Artero

Article connexe : Le Jura vous raquette, suivez le guide !


 
 

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | SPIP PUBLICITÉ : 03 80 73 01 15 ou 06 86 86 48 28 - contact@bing-bang-mag.com
BingBang magazine Dijon - Edité par EDIBANG : SARL au capital de 14 400 euros - 52, avenue de Stalingrad - 21000 DIJON - Tél : 03 80 73 01 15 - E-mail : 

Création sites internet Dijon : i-com - Photographic : Photographe publicitaire - Marielys Lorthios Photographe culinaire
Toute reproduction même partielle des articles et des photos interdite. Droits réservés.