75
Magazine Dijon

Été 2018

 N°75
 
Accueil > Les numéros > N°75 > 10 > My baby Dole
10

par Emilie Chapullliot

My baby Dole

Tout ce qui est petit est mignon. Dole c’est une ville format poche. Pas de périf, pas de rocade, pas de tram mais une sorte de dolce vita qui glisse sur ses ruelles pavées. Par un joli samedi de juin, on a dévalé l’A39, direction Dole et ses autochtones.


My baby Dole

Le marché de Dole et sa cuisine (très) ouverte

Pour commencer, et histoire de prendre un bain de Dolois d’entrée, on s’est aventuré sur le marché. Les abords de Notre-Dame grouillent de monde. Des fringues, des babioles, des fauteuils (massants) en promo et un boucher chevalin perdu au milieu du bal des vendeurs ambulants. Mais ce qui nous intéresse se passe à l’abri des regards, sous les halles, à deux pas de la collégiale. Il est 10h15. On sent que le marché a du mal à se réveiller. Mais après quelques centilitres de caféines avalés au comptoir, les échoppes reprennent des couleurs.
Pascal fait le show derrière les fourneaux. Dans la vraie vie, il habite à Ladoix-Serrigny. Mais le premier samedi du mois, il fait l’aller-retour pour cuisiner in situ. Des fèves chopées sur le stand de Mémet’, un petit morceau de fromage volé à Emma la fromagère, un beau morceau de veau et en voiture Simone ! Avec son micro-racoleur, Pascal est comme un coq en pâte. Il interpelle les clients qui squattent devant l’épicerie fine, attrape au passage un vieux copain égaré et tout ce petit monde se retrouve à éplucher joyeusement les légumes en refaisant le monde. Mamie s’en mêle et propose SA version de la recette de gaspacho, Justine rapplique avec ses gamins pour mettre la main à la pâte, et Jeannine aimerait bien qu’on la rappelle quand ce sera prêt. En attendant, elle va siroter une bière de la Brasserie doloise, à la pompe. Une vraie binouse du pays ! (qui passe plutôt bien, il faut le dire).
11h45, il est temps de passer la seconde. On remercie Pascal (qui, au passage, nous a lâché plein d’adresses sur Dole) et on repart tranquillou en direction des quais.

Dole : carte d’identité

■  Avant tout, on voulait vous le dire : Dole s’écrit sans accent et se prononce donc [dɔl].
■  Dans une autre vie, Dole était la capitale de la Franche-Comté (mais ça, c’était avant).
■  23.312 habitants (deux de plus depuis que Carole Desmarais a rappliqué, avec son homme et son chien miniature).
■  Sous-préfecture du Jura.
■  Pile poil entre Dijon et Besançon et pas si loin de Beaune.
■  Dole a de l’eau à tire larigot : le Doubs, la Clauge, le Canal du Rhône au Rhin et le canal des Tanneurs.
■  Le Dolois le + célèbre : Pasteur, évidemment ! Il y est né en 1822 (on peut même visiter sa maison natale au 43 de la rue qui porte son nom).
Pour en savoir plus :
Dole Tourisme - 03 84 72 11 22 - www.doletourisme.fr

Les Quais de Dole, la carte postale

À Dole, il y avait un moulin et des tanneurs un peu partout. Chaque maison donnant sur le Canal (y compris celle de Pasteur) devait sentir le cuir ! Aujourd’hui on vient sur les quais pour flâner, parce qu’il faut avouer que c’est hyper joli. Dans l’une de ces anciennes tanneries, on a rencontré Yves Regaldi (le photographe dont on vous parlait en ouverture). Le jour où on est passé devant chez lui, il y avait une petite sauterie dans sa galerie. Ambiance apéro vernissage à la cool. Yves est un globe-trotter qui ne voyage jamais sans son appareil photo. Depuis 1989, et après des études aux Beaux-Arts de Beaune, il nous balade en images entre Asie et Afrique. De retour à Dole, dans son atelier-cocon, il se replonge dans ses voyages et trempe ses pinceaux dans ses histoires. Il part parfois très loin capter l’inspiration, mais il a aussi produit un bouquin sur sa ville natale dont est extraite la photo d’ouverture de ce dossier quasi exotique (le palmier sur fond de collégiale !).

Pause déjeuner

Le Café du Marché , un grand classique de la vie doloise, repris par l’équipe du Gustalin, avec une salle entièrement rénovée, une courte carte le midi, des tapas le soir et une terrasse où les places sont vite prises. Du frais, gentiment servi, à prix tout doux. Plat du jour 12,50€, la totale pour 15 €. 10 rue Antoine Brun - 03 84 79 41 01

İida-Ya , la belle surprise de Dole, légèrement en dehors du centre historique. Ce chef étoilé japonais affiche complet le jour de notre venue. Comme on est bien organisé, on avait eu la bonne idée de réserver. Dans l’assiette, c’est un aller simple pour l’Asie et dans le verre, un voyage aux pays des vins natures. (voir notre dossier Japon ). 18, rue du Sergent Arney à Dole - 03 84 70 98 73

Le Local , si vous rêvez de déjeuner avec vue sur les quais, c’est au Local que ça se passe. Comme son nom l’indique, ici le terroir est plutôt bien traité. Salades XXL, soirées tapas, barbecues, concerts et des glaces hyper bonnes ! 3 rue du Prélot à Dole - 03 84 72 17 49

La Chaumière , le plus ancien étoilé de la ville, Joël Césari, est venu au début de l’été faire un petit coucou aux Dijonnais (Brunch des Halles, nouvelle saison !). Pour retrouver la cuisine délicate et bien dans son époque de ce Jurassien pur souche, réservez à la Chaumière. 346, avenue du Maréchal Juin à Dole - 03 84 70 72 40

àMy baby Dole 2


Répondre à cet article

 
 

 RSS 2.0 | Plan du site | SPIP PUBLICITÉ : 03 80 73 01 15 ou 06 86 86 48 28 - contact@bing-bang-mag.com
BingBang magazine Dijon - Edité par EDIBANG : SARL au capital de 14 400 euros - 52, avenue de Stalingrad - 21000 DIJON - Tél : 03 80 73 01 15 - E-mail : 

Création sites internet Dijon : i-com - Photographic : Photographe publicitaire - Marielys Lorthios Photographe culinaire
Toute reproduction même partielle des articles et des photos interdite. Droits réservés.