47
Magazine Dijon

été 2011

 N°47
 
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Texte : GB
Photo : RIP

Marie Vindy, auteur Une battante à l’aise dans ses baskets

Nous ne voulions pas vous laisser partir sur la Dijon-plage sans un peu de lecture. Que pensez-vous d’un bon policier made in Bourgogne ou d’un polar Rock’n Roll ? Nous avons rencontré pour vous Marie Vindy, auteur et plasticienne, dans son atelier. Retranscription…


Marie Vindy
« Après 6 ans d’études aux Beaux-Arts, ma venue à l’écriture peut ressembler à un hasard. J’ai toujours été une grande lectrice, j’étais une dévoreuse de livres et j’avais une grande passion pour Maigret, le personnage de Simenon qui me rappelait mon grand-père. J’ai d’abord mis un pied dans le milieu de l’art en faisant quelques expositions et dans un moment de “creux“ j’ai voulu essayer d’écrire, voilà, c’est tout simple. J’ai écrit un premier manuscrit qui m’a permis de prendre contact avec le milieu de l’édition.

Les Beaux-Arts m’ont apporté de manière indirecte, d’avoir l’ambition d’aller au bout d’u projet. Je ne suis pas sortie avec un métier mais j’ai compris que pour aller au bout de ses envies et ses idées, c’était une bagarre. C’est ce que j’ai essayé d’appliquer à l’écriture et il faut croire que c’était une bonne école puisque ça a bien fonctionné. J’ai écrit deux premiers livres qui n’ont pas eu d’écho auprès des éditeurs, puis “Mektoub”
a été lu, apprécié et édité.

En 2008 dans “Le sceau de l’ombre”, je crée un nouveau protagoniste, le commandant de police Simon Carrière et l’intrigue se passe à Dijon. Au fur et à mesure que j’invente des personnages, je mets en parallèle le fonctionnement de la police et de la justice avec un désir de vraisemblance. Je me suis beaucoup documentée : essais sur la justice, témoignages de policiers… Au final, ils se sont plutôt reconnus dans le livre. C’était un peu comme une clé pour aller voir un peu plus loin comment les inspecteurs travaillaient et, en 2010, est sortie la suite des pérégrinations de Simon Carrière dans “Nirvana Transfert”.

Pour moi il y a deux choses dans le départ d’un livre : j’élabore un ou deux personnages centraux, souvent le meurtrier et sa victime ; ensuite, se greffe autour le contexte qui va mener en général au meurtre. Je commence par une scène de crime. Ensuite c’est assez flou, je ne sais pas forcément où je vais, j’avance avec l’enquêteur. Je me pose les questions qu’il se pose et le lecteur va suivre l’intrigue au fil du livre. J’aime beaucoup ce côté puzzle.
“Onzième parano”, le dernier sorti, est une commande de la collection Polar & Rock’n’Roll. Ça se passe dans le milieu musical et le personnage est imposé. Mona Cabriole m’a séduite. Il y avait un côté excitant et très ludique dans le travail d’écrire avec des mots la musique.

Le prochain roman sortira chez Fayard début 2012. C’est le premier d’une série avec un nouveau personnage, une femme. Quant à réunir le monde de l’art contemporain dans un polar, j’y pense souvent mais je suis encore trop proche de ce milieu pour faire ressortir certains travers sans que des gens s’identifient aux personnages. Souvent la description en littérature passe par une sorte de caricature, mais je ne dis pas qu’un jour…

Romans de Marie Vindy :

- « Chiennes »

- Cavale(S)


 
 

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