52
Magazine Dijon

automne 2012

 N°52
 
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Libérez les Pleurants !


Pleurants-4
Pleurer les princes qui nous gouvernent n’a qu’un temps. Libérez les Pleurants, tel semble être le langage caché d’une exposition remarquable présentée jusqu’en février 2013 au Bode Museum, à Berlin, sur cette Ile des Musées qui sera demain l’équivalent du Grand Louvre à Berlin.
La délégation dijonnaise menée par Yves Berteloot, adjoint à la culture, et Elisabeth Biot, adjointe aux relations internationales (avec la complicité de Til Meyer, consul honoraire et imperturbable d’Allemagne à Dijon) a pu découvrir la façon dont Julien Chapuis, le conservateur du Bode Museum, a tenu à placer les Pleurants sur un piédestal aux dimensions d’un tombeau, dans une salle aux murs recouverts de peintures des 15ème et 16ème siècles. Muséographie sobre, soulignée par un travail sur la lumière qui a permis à tous de découvrir les détails souvent cachés de ces personnages muets qui auraient tant de choses à raconter.

Leçon d’histoire

Qu’ils se lâchent, nos Pleurants, qu’ils se fassent photographier, admirer tout à loisirs, qu’ils profitent de l’adulation des foules, dans un an la fête sera finie. Retour au pied des maîtres qu’ils ont tant pleuré. Soit-disant. Car on a eu le temps de les regarder de près ces bougres, et de s’y attacher. Chaque Dijonnais à l’esprit aventurier aurait envie qu’on lui offre un pleurant pour Noël, ne serait-ce que pour méditer sur la vanité des apparences.
Bonne leçon pour les grands hommes : les petits qui les pleurent sortent grandis de l’épreuve…
De quoi rendre le sourire à Sophie Jugie, l’Amélie Poulain dijonnaise, partie faire la tournée des capitales européennes avec ses petits hommes, qui va bientôt, tout comme eux, retrouver le chantier du musée des Beaux-Arts, qui est loin d’être terminé (horizon 2020 en étant optimiste).
La réouverture de la salle des tombeaux et l’inauguration de la fin des travaux de la première tranche, à l’automne 2013, devrait déjà donner envie à des milliers de visiteurs de rendre visite à ces ambassadeurs de la Grande Bourgogne, qui méritent mieux qu’une condamnation éternelle, désormais, au pied de ces ducs au nom célèbre alors qu’ils restent pour tous les pleurants méconnus.
Gérard Bouchu


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