75
Magazine Dijon

Été 2018

 N°75
 
Accueil > Les numéros > N°75 > 08 > Les 7 samouraïs de la cuisine bourguignonne
08

Les 7 samouraïs de la cuisine bourguignonne


Keigo Kimura © RP

En France,

ils sont désormais une trentaine d’étoilés à être devenus les chouchous des guides et magazines gastro. En Bourgogne, comme à Paris, dans le Sud ou dans nombre de régions viticoles, on les retrouve à la tête de belles maisons ou à leur compte. Rencontre avec quelques-uns de ces chefs discrets, venus du Japon pour la plupart, qui travaillent les produits régionaux avec une technique bien à eux et un savoir appris souvent auprès de grands chefs français.

Vous avez encore du mal à retenir leurs noms ? Faites un effort. Ces grands chefs bourguignons seront bientôt aussi connus que les Loiseau, Blanc, Meneau, Billoux d’hier.
La sortie du guide Michelin, ces dernières années, fut l’occasion de mettre en avant ces nouveaux étoilés japonais, qui – pour ne prendre que l’exemple de la Bourgogne-Franche-Comté – ont créé l’événement en laissant sur la touche nombre de chefs locaux ayant du mal à s’adapter aux nouvelles exigences culinaires de leurs contemporains.

Le nouveau combat des chefs !

Nos sept samouraïs sont venus du Japon poussés par l’envie de se former à cette cuisine française qui les faisait rêver, gamins. Aujourd’hui, les élèves sont devenus les maîtres. Des tueurs, non, car ils respectent le territoire des autres chefs. Des bosseurs, oui, qui ne pensent qu’à atteindre l’excellence. Retour sur un phénomène de société.
Bocuse avait fait sortir les chefs français de leur cuisine. Il n’y réussit que trop bien, en faisant des stars internationales toujours entre deux avions, deux télés, deux interviews. Sur le ton de la plaisanterie, il déclara, mais un peu tard que certains d’entre eux feraient bien de se remettre au piano, car nos chers toqués avaient pris l’habitude des voyages, de la vie facile.
En Asie, où les grands hôtels étaient ravis de pouvoir offrir à leur clientèle des semaines de la gastronomie française, médiatisées et bien arrosées, les chefs français ont trouvé un second souffle pour leur carte et surtout de bons éléments pour tenir leurs fourneaux. Rigoureux, perfectionnistes, travailleurs, nombre d’apprentis allaient se retrouver embrigadés chez eux. Ils parlaient peu, ou mal, mais ils apprenaient vite. ■


Répondre à cet article

 
 

 RSS 2.0 | Plan du site | SPIP PUBLICITÉ : 03 80 73 01 15 ou 06 86 86 48 28 - contact@bing-bang-mag.com
BingBang magazine Dijon - Edité par EDIBANG : SARL au capital de 14 400 euros - 52, avenue de Stalingrad - 21000 DIJON - Tél : 03 80 73 01 15 - E-mail : 

Création sites internet Dijon : i-com - Photographic : Photographe publicitaire - Marielys Lorthios Photographe culinaire
Toute reproduction même partielle des articles et des photos interdite. Droits réservés.