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Magazine Dijon

Décembre 2009 Janvier Février 2010

 N°41
 
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05

Gérard Bouchu

Le triste conte de Noël des amoureux du vieux théâtre


olivier-desborde
L’idéal, pour qu’on ne se rende pas compte du vide festif de ce Noël à venir, c’est que la grippe empêche toute réunion autre que familiale, puisqu’il n’y a rien à se mettre sous la dent : pas d’opérette ou d’opéra-comique pour se marrer en regardant la scène et le public tout à la fois, pas de grand classique revisité pour permettre aux enfants de découvrir Molière, pas de pièce de boulevard pour permettre à la bourgeoisie locale (plus personne ne dit ça, en fait : on crie aux Bobos partout) de rire le lundi, plus de veillées de Noël ou autres pour avoir une excuse de boire du vin chaud en sortant…

Rendez nous nos « soirées à la con » !

Plus de théâtre bientôt si la rumeur persiste. On a déjà massacré le vieil opéra municipal, en transformant la salle. Côté programmation, on en regretterait presque l’ère Pierre Filippi, l’ancien directeur du théâtre, disparu cet automne sans que personne n’avertisse de son départ (c’était un peu triste, car on lui doit de grandes colères autant que de grands moments de joie.)
Aujourd’hui, on a encore Olivier Desbordes, qui revient mettre un peu de vie au vieux théâtre, et qui nous offre en cette mi-décembre une création qui mérite mieux que son affiche affligeante : Nouvelles du Jour, une œuvre qui devrait vous redonner le sourire. Evidemment, c’est en allemand, ça méritait d’être programmé avec un spectacle de cabaret ou une « Grande Duchesse de Gérolstein », pour faire le pendant et mener jusqu’à l’année nouvelle.

Plus d’opéra comique le 31

La magie de Noël, joliment créée autour de la place de la Lib et de la tour de Bar, avec des spectaces pour enfants, des chalets pour tous, pourrait trouver son point d’orgue dans cette salle. Il y a déjà les Goûters de l’Opéra, belle initiative celle-là, mais on aurait pu mettre des spectacles pour petits et grands.
Heureusement, en janvier, des pièces sont programmées, qui devraient redonner un sang neuf à notre bon vieux théâtre. Théâtre 109 ? Appelons-le comme ça, tant qu’on évite le ridicule du 104. Et du Zénith ou de la salle Chambertin du Palais des Congrès pour abriter des pièces de boulevard.
Ne nous dites pas qu’il n’y a personne à la municipalité pour s’intéresser au théâtre, en dehors des coups médiatiques, pour voir qu’il y a de la vie en dehors des coproductions destinées à prouver, deux ou trois fois par an, qu’on peut faire aussi bien qu’à Berlin, Milan, Vienne ou Lyon. Ou aussi mal.
Réunir la foule pour des concerts en plein air, c’est bien, et politiquement correct. Donner une âme à une ville en faisant travailler, sinon jouer ensemble, au théâtre, ceux qui n’ont pas d’autre ambition que de faire vibrer tous les publics, à plus petite échelle… ça, ce serait grand. Gérard Bouchu


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