70
Magazine Dijon

Printemps 2017

 N°70
 
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Le monde va mal… Allez bien !

17 ans, 70 numéros en 2017, il fallait fêter ça. Nouveau look, nouveau format. Certains le remarqueront, d’autres pas. C’est le drame de toutes les cures. Même les plus proches ne voient pas les efforts qu’on fait pour leur plaire.


Allez bien

La nôtre, de cure de santé, n’a pas exigé plus d’efforts que d’habitude de la part de l’équipe qui réalise ce magazine, habituée à se sacrifier pour la bonne cause. Même si l’ambiance extérieure était plutôt morose, en cette fin d’hiver.
Et ne dites pas que vous aviez vu, tout de suite, qu’on avait maigri. Bing Bang n’a pas entamé une cure de minceur, même si on va beaucoup parler de bien-être dans ces pages et même dans les numéros suivants. On a travaillé sur l’humeur. La bonne. Pas celle du temps. Rien que pour ça on mériterait une médaille du travail, mais bon, on n’a jamais suffisamment fait de courbettes pour ça, ni à droite, ni à gauche.
Bing Bang revient. En toutes lettres. Maintenant qu’on est connu dans le monde des gratuits qui n’ont pas peur de faire la nique aux payants, on ne voulait plus qu’on nous dise, devant un « BB 68 » en pleine forme : « tiens, vous avez abandonné le mag qu’on aimait bien, le BB 67, dommage ».

BingBang, en marche vers le futur !

On aurait pu, dans nos délires, vous offrir un numéro très années 70, mais on a résisté à la tentation. La nostalgie, ça va bien un moment, on la cultive en hiver, quand Dijon devient « la cité des brouillards », pas au printemps, quand on remet le nez dehors, quand les terrasses redonnent vie à la ville.
Bien sûr, à l’heure où on préparait ce numéro, le monde allait plutôt mal, une nouvelle fois. Erdogan, Trump, Poutine, ces types là ont des gueules à faire peur, plus encore que leurs imitateurs européens en place ou en devenir. Face à eux, il nous fallait un héros, un vrai, capable de mobiliser les jeunes de 7 à 77 ans. Emmanuel Macron ? Mais il lui manquait la houppe et le chien blanc, il porte peut-être des jeans chics, mais on attend de le voir en culotte de golf… De Gaulle ? Me souffle un de ceux qu’on a interviewé dans ce mag et qui, à force d’entendre parler du général dans tous les meetings, s’attend à le voir revenir d’entre les morts.

Retour aux années 70, pour le fun

C’est Tintin, bien sûr, le seul concurrent sérieux qu’ait jamais eu le général, niveau popularité. Il nous revient, en 2017, le temps d’une expo qui va créer l’événement, en BFC. Lui qui nous a quitté bêtement dans les années 70, sur un dernier album (Les Picaros), qu’on avait trouvé nul, à l’époque. Après 68, plus question de héros donneur de leçon asexué, vivant dans un château avec un ancien marin alcoolo et un vieux sourd inventeur à ses heures. Une décennie très love, très nature, démarrait, on était un peu à l’ouest, le bio, on s’en foutait, la voiture avait la priorité sur les piétons.
45 ans après, on y revient plus que jamais à ces années qu’on avait quittées jeunes, sans regret, en pensant que l’avenir serait meilleur. Qu’en reste-t-il ? Les Hipsters, le vintage, les dernières tournées des yéyés et des rockers d’hier, les BD… Tiens, une colle, à qui cette planche dessinée par Didier Bontemps vous fait-elle penser ? À Franquin, bien sûr, qui dessinait les aventures de Spirou et Fantasio dans les années 50-60, avant même de donner vie à Gaston Lagaffe.
Difficile de ne pas penser à lui et à Hergé chaque fois qu’on verra des voitures anciennes partir à l’assaut des vignobles (la route des vins fête ses 80 ans en 2017) ou lorsque sera ouvert le musée de la RN6 près de La Rochepot. Dans les mois à venir, on reviendra sur la transformation en parc d’attraction d’une mythique station-service fermée justement dans les années 70, après que le président Pompidou soit venu en personne inaugurer l’autoroute A6.
Pas de nostalgie, on avait dit. D’accord, mais on est heureux d’avoir déniché dans ces pages des restos, des bars, des hommes et des femmes qui s’amusent à vivre autrement, qui aiment le bio et le bon, le vin et la bière, et qui jettent un autre regard sur notre temps.
« Le monde va mal, allez bien ! » On devrait imprimer des tee-shirts avec ce slogan, et avec notre couverture ou les dessins de Bontemps. « In rigolade we trust ».


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