
Rencontre avec Alain Suguenot, Député-Maire de Beaune Propos recueillis par Myriam Henry
Les rencontres Cinématographiques quittent Beaune pour Dijon et vous décrochez le Festival du Film Policier. Une revanche pour vous ?
Non, pas du tout. Les Rencontres cinématographiques se déroulaient depuis 15 ans à Beaune. Il y avait un certain essoufflement et surtout c’était un évènement plus « technique »
qu’artistique, qui n’intéressait que quelques centaines de personnes. Pas un grand rendez-vous populaire comme je le voulais.
Donc aucun regret ?
Absolument pas. Ces rencontres ne sont pas
« parties », c’est plutôt moi qui ne les ai pas retenues ! Et je me réjouis qu’elles aient pu rester en Bourgogne, en l’occurrence à Dijon.
Le festival du Film Policier qui se déroulait auparavant à Cognac draine des milliers de festivaliers et va générer une logistique importante pour Beaune. Ça ne vous fait pas peur ?
Non, nous accueillons déjà des animations de taille, comme le Festival de musique baroque ou Cours Eau Jardins. Nous sommes rodés à ce type d’événements. Et si Lionel Chouchan (NDLR Président du Festival du Film Policier) a adopté Beaune c’est aussi parce que la ville est de petite taille et qu’elle peut être « bouclée »
très facilement.
J’imagine que ce seul critère n’a pas été déterminant pour son choix. Comment avez-vous réussi à faire déplacer un festival qui se déroulait depuis 25 ans à Cognac, en Bourgogne ?
Sans trahir un secret, j’imagine que pour lui il y avait un certain essoufflement, il fallait renouveler ce grand rendez-vous autour du film policier. Beaune a un véritable passé cinématographique avec Marey, un patrimoine qui a servi à des tournages de films et Claude Lelouch
avec qui j’ai tissé une réelle amitié, a aussi
« pesé dans la balance ». C’est lui, en quelque sorte le « marieur » !
Et lui qui a fait pencher la balance aussi.
Oui. On peut dire ça. Il nous connaissait tous les deux. Et il savait qu’avec mon adjointe à la Culture, nous avions en projet de créer un rendez-vous culturel autour du livre policier. Du livre au film il n’y avait qu’un pas que nous avons franchi.
Y aura-t-il de grosses surprises dans ce festival par rapport aux autres éditions ?
Oui. Je ne veux pas d’un Cognac bis. Il y aura différentes compétitions (longs-métrages,
« sang-neuf », courts-métrages), des hommages (personnalité du cinéma, littéraire et à une ville), un grand prix du roman noir ainsi que l’élection de la femme fatale de l’année.
