71
Magazine Dijon

Été 2017

 N°71
 
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05

La musique adoucit les mœurs… Il était temps !


Jardin des délices
Au cas où vous n’auriez pas bien vu ce photo-montage extrait, comme tout ce qui va suivre dans les deux pages suivantes, du programme de la saison 17-18 de l’Opéra de Dijon, on vous le redonne en version XXL. Pas pour vous choquer (il vous en faut plus !) mais parce qu’on n’a pas trouvé de meilleure façon de saluer le travail réalisé afin de libérer le lyrique de ses vieux habits. Détox musicale, cette fois.

« Laissez moi hurler et gémir et ramper comme une bête », cette phrase, placée en exergue de la présentation des « Contes d’Hoffmann » donne le ton de ce qui vous attend à la rentrée. On est très loin des productions que le Théâtre Municipal nous offrait autrefois, même si ce sont elles qui nous ont fait aimé ce genre, réservé autrefois à un public qui s’habillait pour aller assister aux spectacles d’opéra ou d’opérette de ce que l’on appelait des « saisons ».
Christine Martin, l’adjointe à la culture que rien n’effraie (surtout pas BB), a suggéré qu’on fasse un effort de parité ici aussi au milieu de ces mutants d’un monde lyrique en recherche d’identité car des spectatrices auraient pu croire à une certaine misogynie en ouvrant le programme (même si montrer des femmes nues n’est pas une preuve d’avant-garde, oui, Christine, on le sait bien !)

Il y aura d’autres occasions de parler musique, et surtout de se taire, en profitant de la seconde saison de l’été culturel de la BFC nouvelle formule. Cul, culture, fesses, festival, avec l’Eros Festival, à Bèze (sic !) on reste dans le thème. Il y en a d’autres, plus sages, qui ouvrent et finissent par un verre (vin ou bière d’ici ou là, on est le pays des deux désormais).

On ne va pas vous ressortir tous les festivals décalés qui font rire, sourire dans la Nièvre, au fond du Doubs ou même à Dijon-Plage, quand le jazz ou la java s’en mêle. Juste quelques rendez-vous décalés au passage, pour vous inviter à passer l’été ici où il fait aussi chaud, désormais, qu’en Sicile à la même époque. Il manque la mer, soit, comme se plaisait à répéter un ancien responsable du tourisme en BFC, devenu désormais député. Il va peut-être nous l’apporter, sur un plateau. Le plateau de la Cras, bien sûr, et une mer de sable, avec des chaises longues, des guinguettes, des orchestres pour regarder au loin les voiliers faisant la course sur le lac Kir, ça aurait de la gueule.

Tout est possible depuis que les musiciens se sont mis eux aussi en marche, mais plus en rang serré, comme avant. Fini les tenues et les airs de circonstance, ça se voit, ils ont même enlevé le bas, après avoir ôté la cravate. Si la canicule revient à l’automne, vous risquez d’avoir des surprises, pour le concert de rentrée. Pas celui offert par notre municipalité généreuse place de la Lib, où vous avez tout intérêt à venir en slip et en tongs, si vous n’aimez pas être fouillé. Celui que vous donne l’orchestre cour de Flore. Sans l’Opéra de Dijon, même si ces deux-là ne se font plus la gueule. Si seulement les politiques pouvaient faire de même !

■ GB


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