59
Magazine Dijon

été 2014

 N°59
 
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La moutarde de Dijon revient à Dijon...

Chouette, qu’ils disaient ! Et tant pis pour ceux à qui la moutarde commence à monter au nez, il faut applaudir les initiatives privées qui finiront par sauver le commerce dans le centre ancien. À nous les épiciers, boutiquiers, chocolatiers, charcutiers, artisans petits et grands... Ne partez pas, ou revenez-nous vite, on vous aime !


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Ils voient des pots de moutarde partout !

Ils, ce sont bien sûr les touristes, qui permettent de donner de la vie au centre-ville les jours de semaine où l’on s’y sentirait bien seul, parfois, s’ils n’étaient pas là.
Ils sont donc de retour, et la Chouette a beau faire grise mine, personne ne les empêchera de venir caresser son ventre de la main gauche, avant d’aller visiter ce qui est devenu l’attraction n°1 de la rue qui porte son nom : la moutarderie Fallot.
Elle partage ce coin de rue à l’ancienne avec la maison Millière, qui trouve une prolongation inattendue avec ce magasin au design contemporain joliment intégré dans le paysage médiéval, et avec la maison Pain d’Épices Mulot & Petitjean, plus loin, à l’angle avec la rue Verrerie.
Une image forte pour la ville !

Il ne faudrait pas évidemment que Dijon, à l’instar d’une ville comme Bruxelles où l’on trouve des chocolatiers à tous les coins de rue, ou de certaines villes de province multipliant les pots de lavande à l’infini, ne devienne un Mustard Land pour touristes en manque d’émotions culinaires fortes.
Mais puisqu’il faut une image à une ville qui rame à en changer, autant celle-ci qu’une autre, après tout, penseront certains, puisque pointe au bout du tunnel la perspective d’une cité de la gastronomie qui pourrait changer la donne.
La rue de la Liberté est moribonde, faute de terrasses autorisées, certes, mais aussi à cause de propriétaires fonciers qui n’ont pas eu l’intelligence pratique de certains de leurs confrères. Heureusement, certains bons artisans, comme la pâtisserie Vannier, continuent de parier sur l’avenir, et rouvrent en juillet après métamorphose complète.
D’autres rues, comme Jean-Jacques Rousseau ou Berbisey, pâtissent du départ programmé de tous ceux qui ne croient plus en l’avenir de ces rues passantes, abandonnées des habitants de 7 à 77 ans que le bruit fait fuir comme des commerçants qui ne se sentent pas soutenus par la municipalité. Alain Millot ayant décidé de consacrer son mandat de maire actuel à la qualité de la vie en ville, qu’ils patientent un peu !


 
 

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