36
Magazine Dijon

Octobre 2008

 N°36
 
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04

Par Gérard Bouchu
et Jean Maisonnave

La côte de Dijon à Beaune


Chenove

Les Domaines qui montent

14, rue Jacques Daguerre. En pleine zone industrielle, derrière Troc de l’Ile. Tél : 03-80-51-31-75. ldqm@orange.fr, Lun-sam, 10h-20h. Formule du caviste à 13,50 €.
Petit détour non sans humour par la Zac de Chenove… avant d’attaquer la côte des vins, au sud de Dijon : la surprise est au détour d’un rond-point, planté de vignes, comme il se doit. Les familiers des autres « Domaines qui montent », surtout les Parisiens, n’en croiront pas leurs yeux. Une boutique couleur lie de vin posée tel un décor de ciné au milieu des grandes enseignes de la Zac, destinée avant tout à régaler les travailleurs avec ou sans cravate des alentours. Une cave-table d’hôtes insolite, on peut le dire, où Alain Beaupoil vous reçoit avec beaucoup de gentillesse. Vente des vins au prix cave. On se lève, on choisit, avant de rejoindre sa table, en jetant un œil discret sur les bouteilles des voisins. Matinée « tripes » ou « tête de veau » pour les amateurs. A midi, formule affichée qui va du menu tout Bobosse (terrine foie de volaille, saucisson lyonnais pommes vapeurs) à la noix de joue de bœuf ou au mijoté du jour.
GB
alain beaupoil

Marsannay-la-Côte

Les Gourmets

8, rue du Puits-de-Têt. Tél.03-80-52-16-32.
www.les-gourmets.com, Tlj sf lun-mar. Formule 17 € le midi mer-ven. 1er menu à 25 € ; autres menus 45-59 € ; carte 60 €. Vin au verre à partir de 5 €.
Vous avez remarqué : quand on demande à quelqu’un s’il a bien mangé dans tel resto, on s’entend le plus souvent répondre « sympa »,
ou « amusant ». C’est plus chic que de dire qu’on y est allé pour les prix, et plus gratifiant que de reconnaître que c’était plutôt moyennement extraordinaire. Après, on parle du décor, de l’ambiance, ou d’autre chose… Je ne me moque pas : c’est un trait de l’époque et, au fond, d’une gastronomie qui a bien de la difficulté à surmonter l’irréductible contradiction entre l’économie et la qualité des prestations. Romain Detot n’est pas un cuisinier « amusant ». c’est un très solide professionnel, dont la technique est profonde, la formation classique et l’expression délurée. Nous n’avons pas oublié, lorsqu’il était encore à Morey, un saint-pierre aux kumquats parfait, et son dessert à la tomate signale un vrai chef. Ailleurs aussi, maîtrise incontestable, que le menu permet d’apprécier. Sinon, c’est plus cher ; d’autant que la cave, admirable, offre peu d’occasions de réduire la dépense. Heureux de voir ce restaurant maintenir son rang. Le décor, lui, on n’est pas obligé de le maintenir ; mais là aussi, c’est une question de sous.
JM

Morey-Saint-Denis

Le Castel de Très Girard

7 rue de Très-Girard. Tél. 03-80-34-33-90
www.castel-tres-girard.com Tlj, midi et soir.
Formule du marché le midi en sem et le dim soir, 22,50 à 30 €. Menus sinon 40-80 €.
L’heureuse surprise. Il fut un temps où les locaux n’auraient jamais osé pousser les portes de cette belle bâtisse bourguignonne. Suisses, et pas des petits, Américains, et pas des moindres, y avaient leurs habitudes. Aujourd’hui, sans aller jusqu’à y venir en négligé, on peut s’offrir un vrai moment de plaisir à la table d’un jeune chef passé chez les grands de ce monde (de Gagnaire à Pourcell and co) tout en ayant gardé le gout des choses simples et des gens vrais (ou vice et versa). Dans la salle, et surtout en terrasse, entre piscine et vignes, on se régale. Franck Schmitt sort le grand jeu, même s’il estime qu’il ne faut pas trop en faire :
trois ou quatre arômes par assiette, pas plus. Du goût qui permet d’aller à l’essentiel, comme avec ce veau français rôti au cumin, servi avec une fricassée de boulgour et dattes de Medjoul, pour satisfaire une envie de voyage, son autre grande passion. Bien sûr, carte des vins somptueuse (vins à prix coutant le midi).
GB

Beaune

Restaurant Bissoh

1 rue du Faubourg Saint-Jacques. Tél 03-80-24-99-50.www.bissoh.com Tlj sf mar-mer. Menus :13-25 € le midi, formules sinon 30-62 € sinon. Carte : 25-35 €.
La carte des vins est superbe. Il peut paraître étrange de commencer ainsi, s’agissant d’un restaurant japonais, mais c’est que l’histoire commence par là : celle d’un jeune couple amoureux fou des vins de Bourgogne, et résolu d’aller voir sur place, puis d’ouvrir un restaurant pour n’en pas repartir. Salle zen où les regards se portent vers une vaste table de cuisson (teppan-yaki), jardin plutôt mignon, service suave. La cuisine est d’une grande pureté, et le travail très rigoureux : découpe parfaite, fraîcheur des produits, esthétique. Une authenticité à peine francisée, et très maîtrisée dans la mesure où le jeune chef s’en tient à ce qu’il sait faire, et bien :cuissons, à la table ou mijotées, précises - brochettes en tout genre, anguilles, aubergines au miso (pâte de soja fermentée, viandes et légumes de belle extraction. Partout émerge ce qui fait la différence entre vrais et autres japonais : une intense révérence pour le produit, animal ou végétal. Même la sardine à l’huile (maison) y récupère de la noblesse ; quand au menu « sashimis », il ne se contente pas de saumon et de thon, mais mise sur la variété, coquillages et mollusques compris, selon arrivages. Bref, du joli travail.. JM

L’Incontournable

29, rue Carnot. Tél 03-80-26-14-95. www.lincontournable.com Tlj sf dim-lun. Plat du jour 13,50 € (midi en sem, avec verre de vin et café) et menus 22-32 €. Incontournables 30-35 € (sur commande).
L’Incontournable, il faut d’abord le trouver. En fait, c’est un caveau, tenu fut-un temps par une étoile filante du show-bizz. Aujourd’hui, un repaire de gens en cravates, à midi, de couples de passage amateurs de cuisine mijotée, de commerçants en déjeuner d’affaires. Et c’est vrai que c’est une bonne affaire, à midi, avec le plat du jour, mais le soir aussi. Le serveur a le sens de l’accueil , et le chef celui de la formule. Malgré ses lunettes tendance, n’allez pas vous imaginer des choses : c’est un Jules, comme on les aime dans la ville de Marey, un vrai macho, qui garde ses tendresses pour sa cuisine et ses épices. Un ancien légionnaire, qui vous fait un boudin à sa façon, par provoc, et des « plats pour cannibales » à condition que vous puissiez les finir, style « haut-en-bas », tête de veau, rognons, ris de veau, la totale, quoi, des plats qui font boire, et puis parler. Et revenir, car c’est une adresse cachée, peut-être, mais incontournable. GB
robert lavier

Les Mille et Une Vignes

marine sevestre
61, rue de Lorraine. Tél 03-80-22-03-02. Tlj mar-sam 11h-minuit(fermé mar hors saison). Assiette dégustation 15 €. Vin au verre à partir de 3,50 €.
À voir la devanture, on imagine mal le début d’un conte de fée, et pourtant : dans cette rue de Lorraine où c’est la croix et la bannière pour se garer, se cache un vrai bar à vins qui propose de vieux millésimes à prix décents. Un bistrot où l’on se retrouve vite entre amis, sans connaître personne, autour d’un verre de vin, ou de deux si l’on se laisse entraîner par Marine, grande fan de rugby. Avec une assiette de terrines maison, de fromages ou autres tapas à la bourguignonne, on se réchauffe vite le corps et le cœur au bar ou à la grande table d’hôtes. Et offrez-vous, tant qu’à faire, et au prix cave, une belle bouteille de la collection maison ! La plus vieille date de 1904, après, il ne vous reste plus qu’à remonter le temps.


 
 

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