60
Magazine Dijon

Automne 2014

 N°60
 
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L’avenir, c’était plus beau hier ! Sixties follies

Numéro 60

Fallait fêter ça. 60 piges, dans la vie d’un journal, comme dans la vie tout court, c’est important. Quoique, mieux vaut ne pas mettre des mois pour rédiger une pige, encore moins des années, si on veut s’en sortir financièrement.
Parler de 60, « ça fout les boules », a dit Binoche. Avis partagé par les « sexygénaires » de l’équipe. Sixties, par contre, « ça flashe », et c’est tendance. Tout le monde y revient, comme si le monde était plus beau hier. On redécouvre les dessins de Franquin dans Spirou, les pubs des journaux féminins, les séries TV de l’époque.


Pas la peine de nous prendre pour de vieux cons !

picole
Bing Bang, c’est comme Tintin, le journal des jeunes de 7 à 77 ans. Entre le fils de l’éditeur qui nous aidera bientôt à faire un Spécial Sport et ceux qui se sont tapé les rentrées théâtrales des années 60, on peut dire qu’on aligne des vécus suffisamment différents pour couvrir l’actu de façon éclectique.
Du babyboom au papyboom, du lac Kir au petit train de demain, de l’épicier d’hier au marché du dimanche d’après-demain, on va vous faire passer le temps. Comme les vieux d’hier, mais avec une pêche du jour...
Pas de nostalgie, juste une pointe d’ironie, comme toujours. On n’a pas voulu vous refaire le coup des cartes postales d’autrefois. Mais vous n’échapperez pas aux photos-souvenirs. Ni au rappel des titres en clin d’ œil à l’actu.

Y’a pas photo ? Mais si, et on assume !

À propos de photos, celle des pages précédentes ne date pas d’hier. Pas d’avant-hier non plus, faut pas pousser. L’été 2011. Une autre rentrée ensoleillée pour l’équipe autant que pour les familiers de Bing Bang.
Maisonnave sortait du bagne. Fini pour lui le Grenier de Bourgogne, qu’il avait contribué à lancer. À la fin des années 60, il pensait à tout autre chose qu’au Gault-Millau, mag qui lui permettrait de tester les tables et hôtels du monde entier et qui allait révolutionner la cuisine. Que mangeait-on en ce temps ? Non, pas des rutabagas, c’était passé de mode. Le petit William Frachot à ses côtés pourrait parler de la cuisine de sa grand-mère, mais il a maintenant la tête dans les étoiles, et plus dans la purée-
saucisses.
Binoche et Alex Miles nous parlent du passé en évoquant leur actu. Guillaume Bortolussi a lâché son képi pour redonner vie à la Brasserie des Beaux-Arts, avec son copain Fred au piano. Bruno préfère boire à la santé du quartier Jean-Jacques, quartier bien vivant des années 60 et qui pourrait le redevenir, si l’on continue, grâce à notre bon maire actuel, à jouer la proximité et faire revenir les petits commerces. Ce qui ne devrait pas déplaire à François Chenu, représentant de ces bouchers dont le maintien est essentiel à la vie de la cité actuelle. Epicerie, mercerie, fromagerie, ce n’est pas un hasard si ces mots se terminent comme survie.

Un ancien car de 68 pour les sorties de bar ?

On ne va pas citer tout le monde, sur la photo. D’autant qu’il y a ceux qui se cachaient dans le panier à salade stationné dans la cour de la famille Perrichet. Et dire que ce car de ramassage pour joyeux Enfants de la Bourgogne quelque peu avinés avait peut-être connu 68 et les pavés de l’époque !
Pompette, la trompette de Thierry Caens ne lui a pas soufflé l’avenir. Difficile d’imaginer alors que l’orchestre de Dijon, après avoir passé des années dans la fosse de l’Opéra, allait faire un coming-out retentissant en cet été 2014. Ni qu’on découvrirait, au milieu d’adjoints jouant les profs plutôt timides autour de leur nouveau directeur, une vraie personnalité.
Christine Martin donne le ton d’une rentrée où c’est Jamait qui remplace Luis Mariano, comme tête d’affiche de l’Opéra de Dijon. La reine Christine, rockeuse d’hier devenue la « Femme-orchestre » de la vie culturelle dijonnaise, va permettre qu’on remette non pas de l’ordre (mot terrible !) mais du sens dans une ville où la culture reste au cœur de la vie. Même si elle n’est plus au cœur strict de la ville : avec le tram, on sera vite à Chenôve, en attendant qu’on puisse (enfin !) frapper les trois coups d’une rentrée digne de ce nom au théâtre municipal...

Voeux des uns, "veux pas" des autres

Le Picole a pris sa retraite, mais on aimerait bien voir des bars éphémères, des trucks, des lieux inattendus donner cette vie que tout le monde appelle de ses vœux, à Dijon. Vœux des uns, « veux pas » des autres, vaste sujet.
La ville actuelle n’a rien à voir avec celle qu’on pouvait imaginer dans les années 60. Le petit garçon qui jouait au foot dans ses rues (il était quoi, au fait ? Avant-droit ?) ne pouvait penser qu’il deviendrait un jour ministre du Travail.
Les jeunes filles sages d’avant 68 sont devenues les vieilles dames indignes d’aujourd’hui, elles déjeunent à l’Alchimia, sur fond de musiques actuelles, avec des seniors plus verts que l’arbre blanc planté rue de la Liberté, qui tourne en rond dans la ville.

Actus d’hier et d’aujourd’hui

Difficile d’en vouloir à ses parents de n’avoir pas su construire le monde dont ils avaient rêvé. Que ça ne nous empêche pas d’essayer de ne pas détruire trop vite celui dans lequel on vit.
Dijon, dans les années 60, on ne devait pas rigoler tous les jours. Pas faire la foire tout le temps. Et s’il y avait bien la quinzaine commerciale pour booster les ventes, on peut inventer autre chose aujourd’hui. Décerner des prix, à défaut d’en offrir ? Très tendance.
Faudrait pas que ce soient toujours les mêmes qui les reçoivent. Le dernier Géo s’intéresse aux Bourguignons et a mis en couverture une belle gueule locale : Marc Désarménien. Plus qu’une grande gueule, ça change. La nouvelle Fallot-cratie à la bourguignonne, celle qui va de l’avant. La moutarde des années 60 n’a plus rien à voir avec celle des années 2010. Retour au vraies valeurs. Et vive la future Cité de la Gastronomie !
Au fond, JM a raison, le passé, c’est mieux maintenant. Je lui passe la parole, comme on dit lors des remises de prix (ou des meetings politiques, ce qui est la même chose). ■


 
 

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