63
Magazine Dijon

été 2015

 N°63
 
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02

Jondi ou Besac ?

La moutarde risque de monter au nez de nombre de Dijonnais quand on leur apprendra, en décembre prochain, que leur bonne ville de Dijon devra désormais partager le statut de capitale régionale avec la voisine qu’ils avaient toujours snobée :
Besançon.
Un débat dont on parle peu, jusqu’à présent, dans une ville qui ne s’est jamais trop inquiétée pour son avenir, au fil des siècles. Rien de grave ne lui étant jamais arrivé, dans l’Histoire, même aux heures les plus noires des guerres de religion ou de la révolution française...


Tram Dijon vs Tram Besançon

Dijon-Besançon, capitale bicéphale d’une Grande Bourgogne ?

On a plus parlé, ces derniers temps, pour entretenir le suspense, de l’inscription par l’Unesco des Climats de Bourgogne au patrimoine mondial, que du risque de voir certaines institutions dirigeantes, et pas des moindres, s’installer à Besançon. Même si l’assemblée constitutive se fera à Dijon les Bisontins se battent, apparemment, pour prendre leur revanche sur l’histoire.
Certes, les élus actuels nous la jouent copains-copains, les populations elles-mêmes n’en sont pas à se montrer les dents, comme les Alsaciens et les Lorrains. Faut quand même pas trop plaisanter avec le nom de la future région, par exemple.
Le premier qui a parlé de Grande ou Franche Bourgogne pensait peut-être bien faire, en permettant au comté d’autrefois de rejoindre le duché.
Comme nous l’a conté Paul Delsalle, président de l’association Franche-Bourgogne, les Comtois oublient toujours que la Franche-Comté n’est qu’un morceau de l’ancienne Bourgogne. Le nom complet est pourtant « Franche-Comté de Bourgogne ». Loys Gollut, en 1593, l’appelait tout simplement « la Franche-Bourgogne ». Ce nom est maintenant celui d’un groupe de recherches historiques qui devrait avoir son mot à dire dans le débat !

Et si l’on votait pour la ville qui fait le plus marrer ?

La future capitale de Bourgogne-Franche-Comté pourrait être choisie, dès lors, sur un critère qui n’aura pas échappé aux Français : Dijon les fait rire. Besançon, non. D’un film pour les nuls à une émission télé pour les nuls, ça n’arrête pas. Et alors ?
Au risque de vous surprendre, je trouve plutôt bien qu’on parle de Dijon comme on le fait aujourd’hui. Plus jeune, ce qui m’ennuyait, c’était l’image que les intellectuels, les écrivains avaient donné par le passé d’une ville qu’ils se contentaient de regarder du train, ou d’un bar, sous la pluie. Une ville triste, qui ne faisait marrer personne.
Dans ce mag, on a souvent évoqué ceux qui ont été chercher fortune et gloire ailleurs (inventeurs, auteurs, acteurs, journalistes, etc) et se souviennent de leur ville natale au détour d’une interview, avec humour parfois, émotion plus rarement.
Denis Brogniart a eu raison de se moquer de Jeff, le tatoué de Koh Lanta, furieux de voir son équipe perdre (« On est le Réal Madrid, on perd contre Dijon ! ») en rappelant à cet intello qu’il était, lui, originaire de la ville...
Bien sûr, on peut se dire qu’on vaut mieux que ça, que cette culture foot-médias de bas étage, mais quand même... on l’a mauvaise.

Rira bien qui rira le dernier !

Pour fêter à notre façon la naissance de la nouvelle Bourgogne et plaire à tout le monde (enfin, façon de parler), c’est un nouveau BB qu’on vous offre, ouvert sur un nouveau territoire qu’on a été prospecter pour vous, sourire aux lèvres. Non, on n’est pas allé partout, on attend de savoir qui sera le futur président de la BFC pour vous offrir un guide complet à notre façon.

On ne désespère pas d’ailleurs de voir un gars d’ici devenir le futur PDC (président-duc-comte) de Bourgogne, on a même été ravi de voir revenir un peu plus souvent un François Rebsamen décontracté, ces temps-ci. Qu’il quitte donc son poste de ministre où il ne rigole pas tous les jours, pour devenir le premier président de la Bourgogne nouvelle vague, puisqu’il aime bien être parmi nous. À moins qu’un autre François ne le coiffe à l’arrivée.
Rira bien qui rira le dernier, on connaît le proverbe.

■ Gérard Bouchu


 
 

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