69
Magazine Dijon

Hiver 2016/2017

 N°69
 
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La chouette vie de

Jean François Lieutet par lui-même

En 2016, il a offert un hymne à Dijon et s’est fait plaisir en réalisant un CD de chansons qui a battu des records de vente à la maison Millière, où il joue au restaurateur-retraité heureux, quand il ne participe pas à une émission de télé. Qui êtes-vous Mr Lieutet ?


Jean François Lieutet
JF Lieutet fait partie des grandes figures dijonnaises. À vélo ou derrière son comptoir, à la maison Millière, il sourit à la ville. Il chante, aussi, en s’accompagnant d’une guitare. Un grand gosse, qu’on ne pouvait oublier, dans ce mag consacré aux joueurs de 7 à 77 ans.

Nom : Lieutet mais quand j’entends : « Bonjour Monsieur Millière », je ne relève pas . Lieutet en verlan, ça fait Tetueil. Les copains des Beaux Arts m’appellent encore ainsi. Avec le jeu de tarot, c’est la liberté d’esprit et le sens de la fête que j’ai le plus appris aux Beaux Arts de Dijon ainsi que tout le répertoire des chansons paillardes.

Prénom : Jean François, sans trait d’union. Cette négligence de l’état civil est la cause d’une certaine fêlure disons créatrice ! Jean a les pieds sur terre, François la tête dans les étoiles. Difficile de relier les deux (sa femme s’y emploie toujours, NDLR !)

Profession : Artisan d’art depuis 1972, j’ai créé mon boulot « à la sauvette, les flics au cul » en faisant la route après 68.
Restaurateur depuis 1997 et maintenant travailleur-retraité, chanteur compositeur, saltimbanque, conteur d’histoires. Homme à tout faire en somme !

Passions : La beauté, la poésie, le merveilleux, la physique de l’infiniment petit et de l’infiniment grand. D’où le drame de ma vie : j’ai un look d’Einstein sans la lueur d’intelligence qui brillait au fond de son oeil ! Par contre je sais tirer la langue en tournant les oreilles pas lui !

Situation de famille : Marié depuis 44 ans à la femme qui a les plus beaux yeux de Dijon, père de 4 enfants magnifiques et de deux petits enfants adorables. Je suis un homme comblé. Il m’arrive parfois de regretter ne pas faire comme tout le monde : changer de compagne (on) de temps en temps. Manque de pot, j’ai le gène de la fidélité.

Âge : Celui de mes cellules qui se renouvellent en moyenne tous les 8 ans. Petit souci ! Quand elles se dupliquent, des altérations font que je n’ai plus tout à fait une peau de bébé... A part ça, j’ai huit ans !

Signe particulier : J’ai horreur d’ être serré de près. Je coupe mes chaussettes coté élastique, porte des slips « bande à l’aise », une paire de bretelles et des pantalons velours taille XXXXL, des moufles en hiver et un chapeau Bob l’été. Je rêve de pouvoir vivre en chaussons dans des chemises froissées et de n’ouvrir ma boîte mail qu’une seule fois par jour.

Addictions : Aux mots, au café et au Marsannay rouge que je coupe parfois d’eau... Sacrilège ? Non, la preuve que le Pinot noir est vraiment naturel ! Essayez avec un Bordeaux : vous comprendrez !

Un lieu étonnant : La cour de l’hôtel Chambellan. L’escalier à vis de la tourelle, son petit jardinier, sa hotte et le palmier supportant la voûte : sublime ! Le contorsionniste : magnifique ! Adam et Eve qui nous enseignent un des secrets de la vie en couple : Eve s’appuie de tout son poids sur le pied d’Adam qui fait la moue ! J’écrirais volontiers sur le phylactère : « Ecrasez les nous mesdames... mais pas trop ! »

Une leçon d’histoire : La rue du Rabot évoque l’outil figurant sur la bannière de Jean sans Peur destiné à rogner le bâton menaçant figurant sur celle de son cousin le Duc d’ Orléans. Génial de faire la guerre en images... sauf qu’ils finirent par se trucider.

Une leçon de vie : Rue des Forges, sur mon vélo, je chante au rythme du coup de pédale le plaisir de la parcourir : « le matin, à vélo, je passe en revue les hôtels particuliers de la rue des Forges : Morel-Sauvegrain ! Aubriot ! Milsan ! Chambellan ! La la lala lala la lala... La la lala lala la lala ! (pour la suite, achetez le CD, NDLR)

Bon voisinage : Quand le restaurant est complet et qu’on m’envoie pendant le service chercher le pain au « Délices de la Chouette », je rapporte également le joli sourire de Madame Blanchard, de sa charmante fille et de ses gentilles vendeuses !

L’endroit unique : La crypte de Saint Bénigne pour la paix qui y règne, pour ses chapiteaux romans et sa lumière qui tombe du ciel ! Pour y capter le souffle de l’esprit et retrouver par la pensée le regretté Robert Furter qui, tout bas, tout bas, avec un sourire malicieux me raconterait l’histoire de Guillaume de Volpiano !

Si vous deviez résumer Dijon en un mot
... et Dijon est une ville lala la lala !
... et Dijon est une ville où il fait bon vivre ! ■


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