35
Magazine Dijon

Juin 2008

 N°35
 
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07

Texte : Gérard Bouchu
Photo : DR

Ils voient D. Zuddas partout…

« Je tenais personnellement à te dire combien cette belle aventure nous aura permis de nous affirmer et l’immense plaisir que nous avons eu à faire notre métier comme nous l’entendions… Te dire aussi qu’une page de vie se tourne pour Moi et Catherine, que je reste cuisinier, actif et passionné ».
Pas un faire-part de deuil, même si beaucoup d’entre nous étaient un peu tristes de voir David Zuddas quitter La Charme, au bout de 15 années de vie pas toujours ensoleillée.


David ZuddasMais bon, il le savait, Prenois, ce n’est pas le soleil de Montpellier, où il a bossé aux côtés des frères Pourcel, ni la plage côté Seine à deux pas du Louvre. Là où on finira par le retrouver un de ces jours, dans un bistrot parisien griffé par ce matou difficile à amadouer, mais qui aura bien besoin de sept vies pour réaliser tout ce qu’il a entrepris.

Son rêve d’enfant : devenir cuisinier. Un rêve devenu vite réalité pour ce chef talentueux issu d’une famille de restaurateurs. Mais il n’était pas question pour lui de passer sa vie dans une seule et même cuisine.

Cet ennemi du train-train quotidien a pourtant fait ses débuts, après Paris, dans les cuisines du Venice Simplon Orient Express, avant de s’imposer comme second de Jean-Paul Jeunet à Arbois. David contre Goliath, déjà…

Fort d’un solide bagage technique et du soutien de Catherine, sa femme, il ouvre son propre restaurant en 1994, une certaine auberge de la Charme, à Prenois, qui lui permettra d’imposer sa signature. Etoilé au Michelin, plébiscité par la presse, David Zuddas passe aujourd’hui la main en transmettant son restaurant à un autre chef bourré de talent et lui-même étoilé, Nicolas Isnard (voir plus loin)

Les quatre frères Zuddas enfin réunis !

David, le ludion de la restauration, a un secret. Si vous avez l’impression de le voir partout, dans les mois à venir, c’est simplement qu’il a des jumeaux pour le remplacer aux fourneaux des différents établissements qu’il ouvre depuis quelques temps. Après les frères Pourcel, les frères Zuddas enfin réunis.

En fait, David fait partie des fous de travail pour qui l’expression « se mettre en quatre » semble avoir été créée.

L’an passé, il participe à la création du restaurant Via Mokis à Beaune, un lieu insolite et enchanteur, pour lequel David Zuddas a imaginé une carte originale.

Son nouveau resto, situé à Dijon, autour du marché, cette fois, s’installe dans les murs d’un autre établissement souvent cité ici (l’ex Tsé-Tsé) : D Z’envies va permettre à tous ceux qui n’osaient pas aller jusqu’à Prenois de découvrir une cuisine s’inscrivant dans la mouvance des bistrots contemporains. Ce qui n’empêchera pas David de revoir la carte de l’autre établissement appartenant à son associé : « L’O ».

On le retrouvera sinon à la fin de l’année dans ce qu’on a appelé ici « le dernier bistrot du chef en gare » par provocation, qui devrait plaire aux Dijonnais aimant faire leur cinéma en ville : la brasserie de l’Olympia. Autre concept qui devrait redonner du tonus à ce quartier de la gare en quête d’une nouvelle voie…

Et tout cela en attendant l’ouverture de son restaurant-brasserie italiennissimo à mort (amor, amor) dans le quartier longtemps dit des casernes, où l’uniforme n’est plus de rigueur.


 
 

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