
C’est quand même incroyable : si on dit aux Parisiens qu’on a des têtes d’affiche comme Jamait ou Mireille Mathieu (la dame qui a ouvert le BHV, pas l’autre), ils rigolent. Si on leur parle des têtes à claques de la vie économico-politique, si on leur raconte les coups fourrés entre franc-maçons et francs du collier autour de la vie culturelle, ils adorent.
Depuis que notre teigne préférée, Sabine Torres, a lancé « Dijonscope », on envoie à nos copains journalistes parisiens le bulletin matinal, ils rigolent quand ils voient que des élus se traitent de « facho » avant d’aller boire un verre de blanc au café du coin, ils nous trouvent trop « vrais »…
Bon, ils rigoleront moins en voyant l’Amérique s’émouvoir à la vue des célébrissimes statues des « Pleurants » quitter pour quelques temps les tombeaux des Ducs et un musée en pleine transformation pour New York et un autre musée mythique. Une opération médiatique accompagnée dès janvier de tout ce que Dijon compte d’artistes, d’hommes politiques en vue, de chefs d’entreprises entreprenants (on verra si ce sont les mêmes qui font bouger la ville dans les pages de remplissage des mags en fin d’année)…
Tandis que Ming travaille le sujet, Jamait travaille son anglais pour chanter « my old Dijon » en vedette dijonnaise d’une tournée américaine dont on va beaucoup parler par ailleurs… L’opération « Dijon Must Art » est plus qu’un beau slogan, une idée magnifique…
Et Alex Miles, revenu en grâce (grâce au succès de son festival 4-14 !), se dit qu’il a eu bien raison de proposer le premier festival estival franco-américain. Yes, we can-canne. GB