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Magazine Dijon

Automne 2017

 N°72
 
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08

Far away from Paris... Culture +

Le Parvis Saint-Jean cultive sa différence.

70 ans de théâtre. Jouer « non pas pour tous mais partout ». Qu’est-ce que le théâtre ? Un lieu où l’on dort ? applaudit ? rêve ? réfléchit ? Questions. Réponses sur scène. Programme du TDB joint. Bon(s) spectacle(s).


Jusque dans vos bras © lollwillems

Quitter Paris. « Renoncer aux visibilités dominantes pour se rendre visible à d’autres, pour se rendre visible ailleurs ». En cette saison 17-18, c’est bien de faire œuvre de mémoire. Sans remonter pour autant jusqu’à la première guerre mondiale. Quoique… Le théâtre en région fête ses 70 ans de bons et loyaux services. Mais, en Bourgogne, on peut pousser le bouchon encore plus loin. Relisez l’histoire des Copiaux, à Pernand-Vergelesses, que nous conte Benoît Lambert dans sa préface à la nouvelle édition du programme des réjouissances (voir pages suivantes) qu’il a prévues pour l’année à venir, au Parvis-Saint-Jean et ailleurs en France. Pré-histoire du théâtre en Bourgogne, avant-goût d’une décentralisation que certains d’entre nous ont vu naître dans les années 70. Hommage à nos chers disparus, ceux qui ont tendance à sortir des mémoires très vite, même s’ils sont toujours bien vivants, car il ne reste rien des spectacles qui nous ont appris à vivre le théâtre, ou si peu : photos en noir et blanc des débuts du TDB à Beaune en 57, pièces montées à Vougeot, au château de Gilly, dans une salle basse transformée en théâtre de poche, création du Roi Lear en 74, le premier spectacle donné au Parvis, magnifique souvenir…
Les années 80 ont vu le sacre d’Alain Mergnat, les années 90 celui de François Le Pillouer, un éléphant qui allait tout bousculer avant d’aller semer la terreur et la joie de créer à Rennes. Déjà on discutait ferme sur le sens du mot « théâtre », des attentes du public. Puis il y eut Dominique Pitoiset, attendu de nouveau au tournant, vingt ans plus tard, mais qui ne semble pas pressé de revenir sur Dijon. Et Robert Cantarella, arrivé avec Judith Magre et d’autres grandes dames dans ses bagages. Et François Chattot, à qui on repense chaque fois que ressort le film Adèle Blanc-Sec, l’homme qui aimait les vins vieux et les pièces jeunes. Et Benoît Lambert, l’homme à qui l’on doit les « réjouissances » présentes. Un mot qui peut surprendre, en découvrant des sujets comme le burn-out, traité de façon à la fois réaliste et loufoque. Et d’autres, en marge de la politique, de l’histoire du théâtre, qui posent des questions, auxquels vous seuls pourrez répondre. Si vous ne vous endormez pas avant, bien sûr. Mais là encore, on vous répondra, sourire aux lèvres, que s’endormir au théâtre n’a rien de honteux. Suffit de se réveiller à temps. ■ GB

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