76
Magazine Dijon

automne 2018

 N°76
 
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04

Faire de Dijon la grande ville écologique française Allez les verts !

« Faire de Dijon la grande ville écologique française », tel est le vœu que François Rebsamen a souhaité voir exaucé exaucer d’ici la fin de son mandat, ou au cours du suivant, pourquoi pas ?


Jardin des sciences © Cabinet Stoa Architecte Urbanisme Paysage
Un nouveau départ cet automne pour la coulée verte permettant de rejoindre à pied, depuis la gare, la future Cité de la Gastronomie et le lac Kir

On le sait désormais, le prochain élu à la tête de la métropole dijonnaise a intérêt d’être plutôt vert, ce qui n’a rien à voir avec l’âge, on le sait. Et certains d’oublier que la ville aurait pu depuis longtemps être à la pointe du progrès écologique puisque un précédent maire de Dijon, et non des moindres, occupa le premier « ministère de l’impossible ».

Impossible n’est pas dijonnais

Un nom que Robert Poujade utilisa pour un livre redevenu d’actualité. Depuis sa parution, l’eau a coulé sous les ponts, de moins en moins fort, apparemment, avec la sécheresse qui a rendue la balade dans la coulée verte, cet été, peu attrayante. Cette fameuse coulée verte, appelée demain à relier la cité de la gastronomie au lac Kir, au départ de la gare.
Des étudiants avaient planché l’an passé sur l’image que Dijon pourrait offrir demain aux visiteurs descendant du TGV. Certains avaient rêvé d’une immense bulle englobant voies de passage pour les voitures, les cyclistes et les piétons, sur fond de galerie commerçante, avec palmiers et autres arbres d’un exotisme faisant partie désormais de notre quotidien pour cause de réchauffement généralisé. Regardez la première image de synthèse présentée par la Municipalité, elle a au moins le mérite de faire rêver, et de replacer le jardin de l’Arquebuse sur le cheminde ceux qui arriverontpar la rue du même nom devant les portes de la future Cité.
Profitez de l’automne pour découvrir le quartier. Les panneaux entourant l’ancien hôpital général donnent un avant-goût du monde de demain, qui ne sera pas au goût de tous, on le sait déjà. Un méga parking pourtant bienvenu, et un environnement où le béton se fond dans un paysage plutôt vert, et un ciel sans nuage.

Dijon, laisse béton !

C’est le slogan que les amoureux du vert auraient pu prendre quand il était encore temps. L’opération immobilière qu’Eiffage réalise autour de l’ancien hopital général aura le mérite de donner une unité à un quartier qui était devenu un rien moche, ayant été massacré au cours des décennies précédentes.
Et l’environnement du Palais des Ducs n’est pas laid, si on veut jouer avec les mots, il dégage lui aussi une certaine unité. Pas une unité de façade comme celle que le palais des États a réalisé à l’emplacement de l’ancien logis de Philippe le Bon, ne laissant pointer qu’une tour pour rappeler aux Dijonnais le temps des Grands Ducs. Et déjà on peut supposer que certains habitants de l’époque ont dû protester haut et fort (avant d’être réduits au silence) contre la disparition des maisons anciennes tandis que d’autres se réjouissaient des opérations immobilières qui allaient pouvoir être réalisées.
Au XVIIIème, l’abbé Courtépée parlait ainsi de Dijon :
« la plupart des rues sont larges et ornées de beaux bâtiments ; le soin que l’on a de faire renouveller le pavé et de l’entretenir en bon état de pavés d’équerres fait regarder Dijon comme une des rues les mieux pavées de France ». Dans un ouvrage plus récent (La Traversée de Dijon, aux éditions de L’Escargot Savant), Germain Arfeux reprend cette citation en ironisant sur une « cité désormais la mieux bétonnée de France ». Un compliment, au fond, puisqu’il précise « la mieux ».
On a demandé à deux conseillers municipaux, de deux bords différents (quoique, aujourd’hui, les bords soient plutôt élimés) de nous livrer une première approche du sujet, avant de passer à un phénomène de société qui est un vrai réconfort : le retour des épiceries de quartier. Un phénomène rassurant comme l’apparition de restos, cafés dans l’esprit du temps. Le Dijon qu’on aime, tout simplement. ■ Gérard Bouchu


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