Ah le virtuel ! Quel beau monde parallèle qui s’évertue à singer le monde réel. Paradoxal non ?

Sur Facebook, on aime ou on n’aime plus mais on ne déteste pas, on n’a pas le droit de négativer… Les réseaux sociaux nous font-ils vivre dans un monde de bisounours pour nous faire positiver ? Pas sûr, d’après notre professeur en psychologie, qui ne voit pas dans cet isolement de “coolitude” qu’une compétition pour donner l’impression d’être heureux. Oui, ça fait mal mais c’est ainsi… Facebook “fait écran” à la réalité. On est là aujourd’hui, avec l’émergence du sentiment que la vie de chacun n’est clairement pas à la hauteur de ses attentes.
Pour ne pas finir sur votre dépression, trouvez un peu de réconfort dans une valeur refuge, le livre. Gretchen Rubin publie “The Happiness Project” ( www.happiness-project.com ), qui nous sort de la morosité ambiante. Ce best-seller, qui devrait être traduit prochainement, a la prétention de nous redonner le sourire. Son auteur en a eu l’idée un jour en faisant ce terrible constat : “Les jours sont longs, mais les années sont courtes”. Bref la vie l’ennuie, elle plaque tout, part à l’aventure. Aujourd’hui là revoilà qui nous vend ses petits conseils : “Apprenez à être idiote” et autres préconisations vous incitant à vous libérer de votre côté matérialiste… Pour les accros indécrottables, sachez que cette prédicatrice a bien sûr sa page Facebook !
PL
On perçoit derrière le dur mépris pour la piétaille plumitive la douleur de l’homme blessé, le courroux du zélateur indigné, mal dissimulés par la martiale fantaisie de l’image.
Mais surtout, on est en devoir de s’interroger. A qui peut bien être destiné un dard aussi venimeux ? « Eradiquer », « Caniveau » ! pourquoi pas le kärcher ?!
Qui se voit donc ainsi voué aux gémonies ?
« La Gazette » ? C’est la pensée qui vient. Mais non, il s’agit d’une réelle tentative journalistique.
« Le Journal du Palais » ? C’est un bulletin sérieux, informé souvent.
« Dijon Scope » ? Même remarque, en moins écrit.
« Bing Bang » ? Impossible. La concentration des talents y est si considérable qu’on ne saurait s’y attaquer sans se déconsidérer soi-même.
Reste « Le Bien Public ». Voilà, bien sûr. Ce dard, c’était la flèche du Parthe ! On sait qu’après des lustres de collaboration folliculaire, votre rupture fut en effet douloureuse et que sans une reconversion pour ainsi dire miraculeuse, tu aurais pu en souffrir davantage, je comprends l’imprécation après l’injuste outrage, j’ai connu ça. On excuse la rage vengeresse, peut-être même l’anathème collégial ; mais ta réaction, Jean-Louis, semble tout de même un peu radicale, d’autant que la presse écrite a déjà bien des problèmes.
Et puisque te voici nouveau directeur de la télé municipale, je ne saurais trop t’inviter à résister à la tentation des balayeuses. Ou alors, demande- leur de passer devant ta porte. Vu ce que j’ai vu, il y a du boulot. Et comme dans cette histoire de VooTV, il y aurait déjà pas mal à dire, n’en rajoute pas. Soyez bons, c’est la seule chose. Bons et libres.
Jean Maisonnave