46
Magazine Dijon

Printemps 2011

 N°46
 
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02

Facebook Le faux ami !


Ah le virtuel !
Quel beau monde parallèle qui s’évertue à singer le monde réel. Paradoxal non ?

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Ce n’est pas tous les jours que l’on cite Montesquieu… enfin, pas de triomphalisme mal placé car c’est dans un article paru dans Slate que l’on a trouvé cette belle phrase. Le penseur écrivait ces quelques lignes : “Si on ne voulait être qu’heureux, cela serait bientôt fait. Mais on veut être plus heureux que les autres, et cela est presque toujours difficile, parce que nous croyons les autres plus heureux qu’ils ne sont”…
Tout ça pour dire que ledit Montesquieu, il savait penser… Qui aurait cru que sa philosophie trouve écho aujourd’hui face à des jeunes qui s’éclatent sur les réseaux sociaux ? Enfin en apparence. C’est ce qu’avance un doctorant en psychologie au sein de la prestigieuse université de Stanford, aux États-Unis, dans un article intitulé “Le malheur est une chose plus partagée que les gens ne pensent”, paru dans le très sérieuse revue Personnality and Social Psychology Bulletin.
Alex Jordan s’est promené dans les arcanes de Facebook pour observer les récations des “amis”. Ses conclusions sont sans appel. Selon lui, l’homme a tendance à surestimer le bonheur des autres… mais les réseaux sociaux renforcent cette tendance et pire, provoquent une nouvelle forme de culpabilité. Les autres sont heureux et pas moi ! Résultat : Facebook et son petit monde virtuel où tout le monde il est beau, il est gentil, nous inciterait à devenir plus tristes que nous ne sommes.

Le gentil monde des bisounours

Sur Facebook, on aime ou on n’aime plus mais on ne déteste pas, on n’a pas le droit de négativer… Les réseaux sociaux nous font-ils vivre dans un monde de bisounours pour nous faire positiver ? Pas sûr, d’après notre professeur en psychologie, qui ne voit pas dans cet isolement de “coolitude” qu’une compétition pour donner l’impression d’être heureux. Oui, ça fait mal mais c’est ainsi… Facebook “fait écran” à la réalité. On est là aujourd’hui, avec l’émergence du sentiment que la vie de chacun n’est clairement pas à la hauteur de ses attentes.
Pour ne pas finir sur votre dépression, trouvez un peu de réconfort dans une valeur refuge, le livre. Gretchen Rubin publie “The Happiness Project” ( www.happiness-project.com ), qui nous sort de la morosité ambiante. Ce best-seller, qui devrait être traduit prochainement, a la prétention de nous redonner le sourire. Son auteur en a eu l’idée un jour en faisant ce terrible constat : “Les jours sont longs, mais les années sont courtes”. Bref la vie l’ennuie, elle plaque tout, part à l’aventure. Aujourd’hui là revoilà qui nous vend ses petits conseils : “Apprenez à être idiote” et autres préconisations vous incitant à vous libérer de votre côté matérialiste… Pour les accros indécrottables, sachez que cette prédicatrice a bien sûr sa page Facebook !
PL


Histoire de balayeuses, et autres fariboles

On rentre dans de bonnes dispositions, et puis on tombe là-dessus et on reste coi : « Jean-Louis Pierre, le directeur de la chaîne VooTV, a exprimé le voeu de (…) voir (…) passer un peu plus souvent les balayeuses municipales pour éradiquer une fois pour toutes le journalisme de caniveau ». Fichtre, je le connais depuis longtemps Jean-Louis Pierre, c’est un homme d’ordinaire très prudent, d’une extrême urbanité. Comment donc expliquer cette ire jupitérienne, cette rageuse saillie ?

On perçoit derrière le dur mépris pour la piétaille plumitive la douleur de l’homme blessé, le courroux du zélateur indigné, mal dissimulés par la martiale fantaisie de l’image.
Mais surtout, on est en devoir de s’interroger. A qui peut bien être destiné un dard aussi venimeux ? « Eradiquer », « Caniveau » ! pourquoi pas le kärcher ?!
Qui se voit donc ainsi voué aux gémonies ?
« La Gazette » ? C’est la pensée qui vient. Mais non, il s’agit d’une réelle tentative journalistique.
« Le Journal du Palais » ? C’est un bulletin sérieux, informé souvent.
« Dijon Scope » ? Même remarque, en moins écrit.
« Bing Bang » ? Impossible. La concentration des talents y est si considérable qu’on ne saurait s’y attaquer sans se déconsidérer soi-même.
Reste « Le Bien Public ». Voilà, bien sûr. Ce dard, c’était la flèche du Parthe ! On sait qu’après des lustres de collaboration folliculaire, votre rupture fut en effet douloureuse et que sans une reconversion pour ainsi dire miraculeuse, tu aurais pu en souffrir davantage, je comprends l’imprécation après l’injuste outrage, j’ai connu ça. On excuse la rage vengeresse, peut-être même l’anathème collégial ; mais ta réaction, Jean-Louis, semble tout de même un peu radicale, d’autant que la presse écrite a déjà bien des problèmes.
Et puisque te voici nouveau directeur de la télé municipale, je ne saurais trop t’inviter à résister à la tentation des balayeuses. Ou alors, demande- leur de passer devant ta porte. Vu ce que j’ai vu, il y a du boulot. Et comme dans cette histoire de VooTV, il y aurait déjà pas mal à dire, n’en rajoute pas. Soyez bons, c’est la seule chose. Bons et libres.
Jean Maisonnave


 
 

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