75
Magazine Dijon

Été 2018

 N°75
 
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Dole, la petite qui a tout d’une grande ! Voyage en terre méconnue

Après Belfort et Semur-en-Auxois, focus sur Dole. Une ville si prochaine et si lointaine où le Dijonnais que je suis n’était jamais allé de sa vie, sauf pour visiter deux restos étoilés, La Chaumière et Château Mont Joly. Et encore, ils étaient à l’extérieur de la vieille cité. Et puis tout à coup, en l’espace de quelques jours, voilà que je n’entends plus parler que de Dole.


Dole

Dole, ses festivals, son musée, son marché, ses bonnes petites adresses, son bon Pasteur, son nouvel étoilé japonais, ses touristes arrivant de partout à pied, en vélo, en bateau, son adjoint à la culture décalé et son photographe-galiériste grand-voyageur, comment, je ne connaissais pas ? Rouge, je suis devenu. Et oui, je croyais que Dole était seulement la ville la plus proche du seul aéroport encore en vie et la nouvelle terre d’accueil des délégations venant de Dijon ou Besançon pour évoquer l’avenir de la BFC, en terrain neutre.

Un phénomène de société

On est donc parti un jour de juin à l’aventure. Dans la foule du marché, une figure qu’on était ravi de revoir. Une antenne, plutôt, car Carole Desmarais se repère de loin, sa coiffure n’ayant rien perdu de sa superbe depuis qu’elle avait quitté Dijon pour Dole, sans crier gare. Cette artiste quebecoise, longtemps figure incontournable du quartier Jean-Jacques à Dijon, était partie sur un coup de tête vivre à Dole, il y a un an. On la croyait farfelue, on l’a prise carrément pour une folle. Et si elle avait eu raison de s’exiler dans cette petite ville chaleureuse, qui a tout d’une grande sans en avoir les inconvénients ?
On a laissé à Emilie le soin de faire le marché, de tester les pâtisseries et un chef japonais dont on disait grand bien dans les canards lookés tendance (voir dossier spécial À boire et à manger). On aurait bien attaqué la mairie, mais on s’est dit qu’il fallait avancer prudemment, sur cette terre inconnue.

Rencontre avec Carole, Mumu, Yves et les autres…

À la terrasse de sa copine Mumu, une tenancière de bistrot comme on les aime, et qui l’avait adoptée immédiatement, Carole nous a livré son carnet d’adresses (voir plus loin). Dans l’atelier d’Yves Regaldi, où passe le tout-Dole artistique, on a flashé sur certaines photos extraites d’un ouvrage joliment décalé sur sa ville. Il y en avait une où on voyait un mec casqué en scooter faire un doigt d’honneur en rigolant. On aurait bien aimé l’utiliser, ça aurait été un joli symbole pour une ville longtemps ignorée qui se retrouve aujourd’hui à jouer le tampon, entre deux villes et deux municipalités qui ne peuvent pas se blairer, au fond. Tout bénéf pour Dole, et pour son Buffet de la Gare, notamment, racheté par la ville qui va renaître autrement que sous la forme d’un distributeur de burgers ou de moules-frites, avec un peu de chance.
On a choisi ensemble une photo d’ouverture plus politiquement correcte, clin d’œil au thème de ce numéro. Après tout, on a trouvé Dole plutôt exotique, sous le soleil. Un art de vivre plutôt cool, avec des rues piétonnes qui n’ont pas été livrées au « tout-béton », où on rencontre des vrais personnages… On y reviendra pour parler du rôle que la ville pourrait jouer, au cœur de la BFC, là on a eu envie de jouer les touristes. À notre façon. ■ GB


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