79
Magazine Dijon

Été 2019

 N°79
 
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Dijon se classe au top 10 des musées dans "l’art du temps" MBA Revival

Vienne, Oslo, Stockholm, Berlin, Anvers, Londres, Dijon… On ne vous fait pas le coup du plus beau, du plus grand musée de France, non ! On veut juste ici donner un coup de chapeau à ceux qui ont réalisé, à Dijon, une boutique de musée digne de ce nom, ouverte sur la ville et le monde de l’art actuel.


Christine Martin & Thierry Huguenin © RP

En dehors des cartes postales, des bouquins d’art lourdauds, des affiches, les boutiques habituelles de nos chers musées incitaient rarement à la rigolade. Comme les brasseries et les cafés généralement posés à proximité, quand ils existaient.
Au tournant du siècle, tout a changé, heureusement. Dans les capitales de la culture qui font rêver aujourd’hui, on passe souvent presque autant de temps à trainer dans les rayons des librairies qu’on en a passé à visiter le reste. Qui n’a pas rapporté, au fil des ans, des carnets personnalisés encore jamais utilisés, des mugs, des verres, des magnets frigo, des polars, des BD, des DVD ?
À Dijon, vous allez pouvoir vous offrir le carnet avec la Japonaise au Bain sur la couv, mais aussi l’éventail qui va avec. Avec les grandes chaleurs, la traversée de la cour de Bar ou de la place de la Sainte-Chapelle, ça se mérite. À moins qu’une piscine en plastique avec les ducs dessinés sur les boudins ne soit dans les projets de Thierry Huguenin, l’homme par qui la boutique nouvelle est arrivée, à défaut du scandale attendu.
Soyons francs. Au début, quand tout était encore dans les cartons, dans le cagibi qui lui servait de bureau provisoire, sous l’escalier (il a un petit côté elfe de maison chez Harry Potter) on n’a pas cru que ça allait marcher. Et puis on a vu apparaître la tête de l’ours Pompon, le premier porte clés « chouette porte bonheur » qui fonctionne (comme porte clés), le retable à colorier, le premier verre à pied à pieds, une ligne Gustave (Eiffel ), le parapluie Just Dijon qui va faire un malheur auprès des Japonaises, cet été...
De l’art, du design, du pour tous les âges, tous les prix. Il y a une bague retable qui va faire un malheur, des assiettes de la Manufacture de Longchamp d’un modernisme souriant, des skates pleurants pas tristes, des puzzles rigolos. Bon, pour continuer de rigoler, il y a aussi des gorilles estampillés Orlanski, qu’on ne trouve sinon qu’à Saint-Tropez ou Paris ou dans les galeries chics que vous fréquentez certainement.
Le prix risque de moins vous faire rire, mais après Pompon, c’est ce qui se fait de mieux quand on veut avoir à la maison une grosse bête qui ne laisse pas de poils.
Puisqu’on est dans un mag très rock, craquez pour le sac Vuitton de Cromagnon ! Si vous préférez la légereté, le Stabile de Dijon va vous ravir. Coloré, élancé, voilà de l’art à domicile qui positionne l’acheteur.
Bientôt, on trouvera des toiles de Ming, enfin, façon de parler, et vous n’aurez même pas besoin de peinturlurer votre pleurant, on vous le livrera couleur bleu Klein. Un pleurant version Jeff Koons, ça en jette !
Et si vous promenez la petite famille venue de loin découvrir le musée, faites un tour aussi à la boutique de l’Office de tourisme, qui est à deux pas et qui fait partie, elle aussi, du palais étendu. On imagine le malheur qu’aurait fait Thierry Huguenin s’il avait pu squatter la chapelle des Élus pour en faire un lieu dédié à l’art et au commerce de l’art.
Ce n’est pas un hasard si ceux qui arrêtent dans la rue Christine Martin pour la féliciter à propos du musée placent en seconde position, après la réussite de la rénovation, la création de cette boutique où l’on joue la carte qualité made in France, proximité aussi, en multipliant les partenariats avec des artistes locaux.
« C’est une autre image de la ville et du musée qu’on emporte avec soi », reconnaît Christine, qui ne cesse, depuis l’ouverture, le 17 mai, de rencontrer des délégations, des curieux, des amoureux de la vie qui repartent les bras chargés, le panier moyen du visiteur ne cessant d’augmenter. Ce qui n’empêchera pas l’achat un peu plus loin du traditionnel pot de moutarde ou d’un pain d’épices. ■ GB


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