46
Magazine Dijon

Printemps 2011

 N°46
 
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07

Texte : Françoise Perrichet
Photo : DR

Dijon à tombeau ouvert… Un musée qui ne ferme jamais

Un musée qui ne ferme jamais pendant les travaux, ça veut dire que les chefs-d’œuvres restent exposés mais avec une sélection due au manque de place, dans un remaniement permanent. On n’effraie pas le touriste, on se contente de le balader dans le palais. Ça permet aussi de tester un certain nombre de médiations qui seront mises en place ensuite. Ça permet de rénover des œuvres et de les montrer dans leurs nouvelles splendeurs enfin ça permet de voir les pleurants de Philippe le Hardi sous toutes les coutures, comme on ne les voit jamais et qu’on ne reverra plus une fois le musée rénové.
Jusqu’à maintenant, le Dijonnais n’a pas vu grand-chose de ces rénovations et pourtant, les nouvelles réserves sont terminées et accueillent des dizaines d’œuvres déménagées.


Art Dijon les pleurants

On se faisait un monde de ne plus voir notre salle des Tombeaux, notre petit bijou, fierté dijonnaise que l’on s’empressait de montrer à ses amis de passage. Pas grave, on ira désormais défiler dans les salles remaniées avec bonheur par une célèbre agence dijonnaise.
La première salle présente les Ducs de Bourgognes dans une série de portraits, la deuxième une carte des États de Bourgogne et deux retables magnifiés par cette nouvelle scénographie. On arrive enfin aux pleurants de Philippe Le Hardi. Dans leur nouvelle présentation, très moderne sur deux socles en L, les pleurants à hauteur des yeux nous regardent. Un fond bleu marine et une belle lumière accompagnent le cortège. Le porteur d’eau bénite, les diacres, l’évêque, trois chantres, deux moines chartreux puis la cour en manteau de deuil, certains dialoguent, d’autres méditent ou se consolent. Toute l’attitude des corps parle d’émotion.

“Comme l’exposition des pleurants de Jean Sans Peur aux Etats-Unis, on peut regarder cette série de sculptures avec l’œil historique, mais on peut complètement oublier ça et les admirer pour l’émotion qu’ils dégagent et leur immense qualité. Le deuil étant une expérience universelle, les pleurants, bourgeois devenus anonymes dans leurs costumes noirs, continuent à nous toucher simplement.” Sophie Jugie, conservateur.

Deux bornes interactives sont installées. C’est un test pour voir la réaction du public et adapter ensuite la muséographie. La scénographie n’étant pas encore arrêtée, on espère en plus d’avoir un musée architecturalement rénové avoir une présentation plutôt innovante… Rendez-vous en 2013 pour l’ouverture de la première partie !


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