54
Magazine Dijon

Printemps 2013

 N°54
 
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08

Daniel Fernandez interview

Tourner une page, changer de cap, aller voir ailleurs : des décisions qui ne sont jamais choses faciles pour un artiste. Pour lui, bien sûr, mais aussi pour les fans de la première heure qui ne sont pas toujours aptes à comprendre et qu’il faudra convaincre avant d’en conquérir de nouveaux.
Daniel Fernandez sera sur la scène du Théâtre des Feuillants pour nous présenter son nouvel album, ses nouveaux musiciens et ses nouvelles chansons.


Daniel-Fernandez
Daniel Fernandez ©Stephane KERRAD KBSTUDIO

THIERRY BINOCHE  : C’est vraiment un nouveau Daniel Fernandez que le public va découvrir ? Une nouvelle direction ?

DANIEL FERNANDEZ  : Je n’en ai pas le sentiment. Avant de faire Daniel Fernandez, Caravana et toutes ces musiques métisses, j’ai fait Groove la porte. J’ai un passé de musique funky, de rythm’n blues et j’ai voulu changer un peu de direction, c’est tout. Ça faisait longtemps que je n’avais pas joué de guitare électrique avec basse- batterie, je jouais assis avec ma guitare classique et j’ai eu envie de retrouver ce que j’avais en moi depuis des années.

TB  : C’est un besoin physique ?

DF  : Oui je danse, je suis debout, je transpire plus qu’avant et je suis plus en action, moins pépère, moins posé. C’est un retour aux sources et je retrouve ces sensations que j’avais perdues. Avec le trio d’avant, nous avons eu besoin de changement et chacun a repris sa route. Je fais une autre musique, mais le fond de mes textes reste dans la lignée des précédents. C’est simplement le son qui a changé. J’ai rappelé de vieux potes de Nancy avec qui j’avais déjà galéré, des amis avec qui c’est un plaisir de repartir sur la route et reconstruire un projet.

TB  : Est-ce qu’il y’avait un désir de faire oublier les « espagnolades » ?

DF  : (rires) J’en ferais encore quelques-unes sur scène, un peu différentes bien sûr. J’aime toujours ça, elles font partie de moi. Mais bon, à Dijon j’étais un peu le Gypsy King du coin. Pour les gens, j’étais un chanteur qui chante en espagnol sur de la musique espagnole, mais je ne suis pas que ça ! La preuve avec ces nouvelles chansons en français. Au moins ils les comprendront ! Depuis des années, on ne savait pas dans quelle case me ranger ; alors on m’a mis dans Musique du Nord du monde ??? C’est un peu comme la pub de la Vache qui rit, tu sais : « Trop typé, trop maigre ; trop ci, trop ça ! ». Alors aujourd’hui, je fais le choix de cet album en français.

TB  : C’était difficile de se remettre à l’écriture totalement en français ?

DF  : Oui, avant je voyageais beaucoup. Mes chansons étaient des récits de voyage dans ces pays et je me trouvais par hasard face à des situations, des personnages qui m’inspiraient. Maintenant, en France, j’ai l’impression d’être sur mon balcon, j’observe ce qui se passe autour de moi et c’est un album qui parle beaucoup des apparences, de l’image, du paraître, mais aussi avec quelques chansons d’amour légères. Des amours d’enfance, des petites choses de tous les jours, des bouts de vie.

TB  : Après plusieurs années avec la même équipe, tu changes tout. Ce n’est pas ce qu’il y a de plus confortable. C’est risqué non ?

DF  : C’est vrai qu’avec Christian et Olivier, mes anciens complices, on se connaissait par cœur, il y avait une sécurité sur scène. Avec les nouveaux musiciens, Olivier et Charly, nous n’en sommes pas encore là. Mais je sais que d’ici peu, je vais retrouver ça. Je ne suis pas inquiet avec eux. On est que trois, mais on ne triche pas, on a besoin des uns des autres. C’est la magie de cette formule : c’est physique, c’est rock’n’roll.

TB  : Double changement. A la fois artistique mais aussi dans votre accompagnement professionnel…

DF  : Oui, une nouvelle équipe avec Stéphane Kerrad (auteur du beau livre sur Yves Jamait, présenté dans un précédent numéro de BB). Il a monté COOLOS Production pour cette aventure. Il connait le marketing, il vient de la création d’images, de visuels pour des affiches d‘artistes nationaux, des sites internet de grandes salles parisiennes de spectacles. Nous sommes amis depuis longtemps, il a senti que je voulais tourner la page et il a décidé de s’investir avec moi. Une histoire d’amitié. C’est une nouvelle aventure pour nous deux. Stéphane écoute les morceaux, il donne son avis. Il est presque comme le public de base, il a ce regard extérieur nécessaire pour un artiste et il fait confiance aux musiciens que je lui ai présentés. On échange nos avis, mais à chacun son boulot. Pour la scène, nous sommes en train de réfléchir pour offrir un beau show différent de ce que nous faisions auparavant, avec un gros travail sur les lumières, mais j’ai déjà quelques idées. Ce sera sûrement l’une des surprises pour ce concert aux Feuillants.

Un rendez-vous qui s’annonce bien, puisqu’une date supplémentaire s’est ajoutée. L’occasion de découvrir Daniel Fernandez nouvelle formule et qui en profitera pour présenter les titres de son nouvel album « Les Yeux Brûlés », sorti ces jours-ci et déjà disponible sur son site.

DANIEL FERNANDEZ en concert : 3 et 4 mai - Dijon - Théâtre des Feuillants www.danielfernandez.fr


 
 

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