58
Magazine Dijon

Pintemps 2014

 N°58
 
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05

Comment les ducs ont failli boire le bouillon.

Chronique d’un sauvetage annoncé. La cafeteria des ducs prend un nouveau départ sans quitter la cour de Bar. Bienvenue à la Brasserie des Arts ! Et aux « Duck Burgers »...


Brasserie des Arts

Un musée qui ne laisse personne sur sa faim, c’est beau. Les cuisines du musée des Beaux-Arts ne sont plus en berne et pour cause : les Ducs ont failli prendre le bouillon mais deux repreneurs sont arrivés, sans se presser, car ils avaient été échaudés une première fois.
Ceux et celles qui durent décider de l’avenir de ce qui était la première tentative d’implanter un café-resto-bistro au coeur d’un des plus beaux palais de France firent la boulette de leur vie en ne prenant pas suffisamment en compte l’importance de ce que le maire appelait une cafeteria... et ce que la directrice du musée elle-même prenait pour un caprice de journaliste, chaque fois qu’on évoquait le problème.

On est donc allé (se faire) voir ailleurs !

On avait beau ramener des photos, citer des exemples, on passait pour des clowns. Seuls les deux adjoints responsables à divers titres de la culture semblaient avoir pris la mesure du problème, eux qui avaient souhaité voir deux femmes toniques spécialisées dans la cuisine de marché prendre les rênes du lieu.
Mais Dijon n’est pas Stockholm, où l’on doit faire la queue pour les buffets de crevettes fraîches du musée d’art contemporain et surtout pour le brunch du dimanche. Ni Vienne, ni Berlin, ni Marseille, ni même Metz ou Lens, quoique ces dernières villes aient contourné le problème en installant chaque fois des chefs reconnus dans leurs musées phares. À Dijon, des chefs connus ont décliné l’invitation, faute d’installations à la hauteur, de perspectives d’avenir. Dommage.
Dommage surtout que tous ceux (hommes politiques, artistes, cuisiniers) qui ont eu la chance d’accompagner nos chers pleurants dans leur grande tournée mondiale n’aient pas profité de l’occasion qui leur était offerte (au sens strict !)
pour voir ce qui se passait dans tous ces musées américains ou européens qui ont su évoluer avec le temps.
On ne va pas revenir sur les responsabilités des uns des autres, les contraintes exagérées imposées par les monuments historiques, la difficulté de répondre aux souhaits de chacun : cuisine non-stop, clin d’œil à la Bourgogne et cuisine du monde pour tout le monde, fraîcheur et originalité...
Le choix du responsable trouvé durant l’été 2013 fut désastreux, et ce sont des chaises vides que les visiteurs photographiaient, en sortant du musée.
Un peu le bazar aux Beaux-Arts donc. Quoique... le bazar, on ne serait pas contre. Les Bruxellois qui aiment ce mot ont appelé le leur « Bozar Café », et y ont placé un jeune chef qui court déjà après l’étoile. Pas question de jouer à ça à Dijon. Même si la reprise des travaux de rénovation du musées entre 2015 et 2018 peux faire peur question tranquillité, il y a des chiffres qui rassurent :
170 000 visiteurs en 2013 !

Une seconde chance

Les repreneurs actuels, Guillaume Bertolusci et Fred Guilland, connaissent leur métier, et apprécient la chance de pouvoir faire leurs preuves dans pareil lieu.
Dès le début, ces deux-là avaient compris qu’on ne rénovait plus un musée de nos jours sans penser à la façon d’amener les touristes, les habitués à prolonger le bonheur de la visite devant un café, le matin, en lisant le journal, un déjeuner sain et léger le midi, et une pause sucrée l’après-midi.
Carte de brasserie, le midi, courte mais privilégiant les produits du moment. Du snacké vite dressé pour gens pressés (ce qui ne veut pas dire du sous-vide ni du surgelé, attention !) et un plat « made in Burgundy » pour les visiteurs de passage.
À Fred, on a suggéré un Duck Burger pour faire plaisir à tous ceux et celles qui croient que le burger est un plat du terroir. Fred, il a beau être passé chez les étoiles, il a les pieds sur terre, comme son compère. Un burger de canard, ça court pas les rues, ni les palais.
L’après-midi, une tarte meringuée, un clafoutis du moment, une panna cotta aux fruits de saisons, avec de bons thés, car on a toujours besoin de bon thé en ce moment. A savourer en terrasse, côté cour mais aussi côté jardin, puisqu’on aura le choix. Ou dans une salle réaménagée avec des banquettes, des mange-debout, entre brasserie et table d’hôte. Du sobre, du contemporain, de l’universel...
Le soir, des apéro-dinatoires, la Brasserie des Arts devant ouvrir tous les jours sauf mardi, de 9h à 21h, à partir de la mi-mai.
Allez, pour l’inauguration, la vraie, on vous attend. De pied ferme.

■ GB


 
 

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