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Magazine Dijon

Automne 2017

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Comment je me suis désintoxiqué de la télé

En 3 semaines, je me suis désintoxiqué de plusieurs décennies passées en partie devant la télé.
Merci qui ? Merci aux repreneurs de Numéricable, qui nous avait accoutumé à recevoir la télé et la wifi à domicile trop facilement.


nœud de câble éthernetTout a commencé par l’appel d’un commercial avant l’été me demandant si j’avais deux minutes pour faire le point sur mon contrat Numéricable. Pressé, et je le regrette, je lui réponds que je ne désirais ni ajouter Canal + ni d’autres prestations à mon forfait déjà ridiculement élevé (plus de 52 €).
Début juillet, je passe devant la boutique, rue Musette, à Dijon, qui a remplacé celle où j’avais l’habitude de me rendre. Un garçon sympa, heureux d’accueillir un client, me propose un contrat plus adapté, à moins de 40 €, je dois juste changer d’opérateur, car Numéricable, c’est fini. Je signe. Sans voir ce qui apparaitra plus tard, sur la facture, à savoir que c’est juste valable 6 mois, ensuite les prix augmenteront. Retour furieux à la boutique, c’est une erreur. Bon, soit. Attendons la box.

Envoi rapide. Mais déjà, plus de télé, l’arrivée de la nouvelle box mettant fin à la prestation chez Numéricable. L’installation étant un jeu d’enfant, je demande à un enfant de la maison de l’installer.

Là, petit problème. Ma télé achetée une fortune il y a treize ans fonctionne avec des prises Péritel, la box précédente était adaptée, la nouvelle non. Retour à la boutique. Jeune homme souriant me conseille d’aller à la FNAC chercher un adaptateur, ça existe, il regarde sur son catalogue.
À la FNAC, vendeur tout aussi sympa. Non, il n’y a pas de solution, en dehors d’acheter une nouvelle télé. Les adaptateurs signalés à la boutique SFR sont destinés à des jeux.

Retour à la boutique. Énervement. Le vendeur ne peut rien faire. Faut se rétracter sur Internet. Je veux juste avoir une box à mon retour de reportage. Heureusement que je peux recevoir des mails dans l’espace qui me sert de bureau. L’un d’eux m’indique qu’un installateur doit passer chez moi à mon retour, le lundi 24 juillet, entre 10h et 12h, je me dis que j’ai du temps pour réfléchir si je persiste ou non dans mon installation.

Le 14 juillet, surprise, un appel ! Une voix féminine sympa, la première des six ou sept que j’aurai ensuite, compatit à mes problèmes de box. « Vous voulez annuler ? Je vous passe le service ». Seulement si personne ne peut intervenir car j’aurai encore plus besoin du wifi à mon retour que de la télé. À voir donc avec le technicien devant passer chez moi.

Retour à Dijon la veille du 24. Midi moins dix, toujours rien. Nouvel appel. Personne n’est au courant. Faut voir avec la boutique, fermée ce jour-là. On passe de service en service, et là, vingt-deux minutes plus tard, quelqu’un renvoie à une personne dont le verdict est implacable : pas de solution possible sans nouvelle télé, monsieur, et pas de technicien prévu, le mail reçu est une erreur.

Le lendemain, retour à la boutique, avec l’ancienne box Numéricable qu’on m’avait demandé de restituer alors qu’elle fonctionnait bien, elle, et la nouvelle, qu’on n’aura jamais pu brancher. « Par contre, faut vous désabonner, monsieur ». Comme rien n’a fonctionné, ce devrait être facile. Grave erreur.
Mercredi matin, 1h de pourparlers avec 5 interlocuteurs différents, à qui j’explique, cette fois au bord de la crise de nerf car j’ai du boulot et l’envie de rire est passée, que je ne peux ni appeler sur la box qui n’a jamais fonctionné et a été rendue, ni acheter de télé dans la journée pour continuer…
Impossible de parler avec un responsable. Je reste zen et précise au sixième interlocuteur que j’avais juste voulu poursuivre cet abonnement à cause d’une installation cablée que je jugeais pratique et complémentaire de celle du bureau.

Un ami me suggère d’attendre la fibre, mais il paraît que Dijon-centre n’est pas prêt de l’accueillir, à cause d’installations de cablage censées y pallier, qui avaient coûté cher à l’époque !

Le pire, c’est que je reçois chaque semaine une relance pour payer, sous la menace de voir interrompues des prestations qui n’ont jamais fonctionner. Si demain Dijon doit devenir une ville intelligente, souhaitons que les opérateurs ne soient pas les mêmes !
Le pire, je peux vous l’avouer : j’ai été à deux doigts de changer de télé pour leur faire plaisir, mais je préfère m’en abstenir. Lire, sortir, même quand on est fatigué, pour se changer les idées, il n’y a rien de tel.

■ Gérard Bouchu


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