45
Magazine Dijon

Décembre 2010 - Janvier février mars 2011

 N°45
 
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02

Comment apprivoiser le Dijonnais... suite C’est bien connu, le Dijonnais confirme
Les chroniques de Carla Garfield


portrait focale

Poursuivons notre étude de cette drôle de faune qu’est le Dijonnais, en particulier dans sa vie sociale.
Un jour, vous rencontrez plusieurs autochtones réunis (un truc où on boit ou on mange, une dégustation de vins ou de persillé, un festival ou un barcamp, qui sait...). Vous sympathisez avec l’un ou l’une d’entre eux, ou même plusieurs (oui, il est tout à fait possible de sympathiser avec un couple ou des colocataires : un nid de Dijonnais, quoi). Et là, coup de théâtre, vous décidez de vous revoir... et même de PASSER UNE SOIREE ENSEMBLE. Qui sait, d’aller dîner chez eux ou de les inviter chez vous, cette version étant plus facile, bien que cette spontanéité soit un peu effrayante pour un Dijonnais pur souche. Souvent, on choisit un terrain neutre et on va au restaurant, on n’est pas des sauvages !
Grosse étape...
Vous, pauvre innocent(e), vous sortez votre agenda, déterminez une date assez proche à laquelle vous êtes libre, eux aussi, et vous notez tout ça là où il faut. Normalement, cela devrait s’arrêter là et tout devrait bien se passer jusqu’à votre prochaine rencontre.
Non. Ce serait trop simple...
Votre nouvel ami vous dit alors : « On se rappelle, hein ? ». C’est capital ! Deux ou trois jours après cette rencontre, il faut se rappeler pour CON-FIR-MER. C’est-à-dire que le Dijonnais vérifiera par téléphone que vous n’êtes pas un psychopathe ou un succube qui lui volera son âme (on ne sait jamais : le téléphone est un bon détecteur, si, si), que l’une ou l’autre partie n’a pas finalement piscine le même soir ou choisi de marier sa grand-mère en urgence, même si c’était clair dans l’agenda dès le départ.
Et ce n’est pas fini...
Il faut reconfirmer la veille et sans doute le matin même pour être bien sûr que l’on n’annulera pas, vérifier l’heure (à laquelle il faut rajouter le fameux quart d’heure dijonnais, qui correspond à une grosse demi-heure), savoir si l’on amène quelque chose ou vérifier in extremis que personne n’a de haine viscérale pour l’un ou l’autre des invités. Tous les moyens sont bons : sms, courriel, pigeon voyageur, message facebook (privé ou, ô horreur, allusions publiques sur le « mur »
de la personne concernée) ou même... le téléphone.
Si toutes ces étapes ne sont pas respectées, vous risquez fort de vous retrouver chez des gens en pantoufles et pyjama de pilou, qui gobent leurs escargots devant le DVD de la Cité des Ducs ... ou d’attendre chez vous qu’ils arrivent, en vain, sous le regard triste de votre animal de compagnie ou assourdi par les pleurs de vos enfants déçus, pendant que votre rôti se racornit, que votre maquillage dégouline et que votre vin s’évente.
En revanche, tout ce que nous venons de voir n’est pas valable pour les rendez-vous chez le dentiste ou l’esthéticienne, ni pour la vie professionnelle (quoique !), ce qui est un peu déstabilisant.
Attention : ce système est très contagieux une fois que vous l’avez saisi. Demandez à l’équipe de Bing-Bang Magazine - et quelques autres qui se reconnaîtront - à qui votre servante a sorti le fameux « oui, mais on n’a pas confirmé » pour justifier un magnifique lapin qu’elle leur avait posé... ▀

Note de la rédaction : dans ce numéro « Spécial Givrés », on ne pouvait que laisser plus souvent la parole à la fille la plus givrée de la rédaction. Dont acte.


 
 

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