40
Magazine Dijon

Octobre Novembre 2009

 N°40
 
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02

Jean Maisonnave

Changez d’air Bons baisers de Dijon

Respirez ! Bonne idée d’avoir mis ce panneau sur un des murs de l’Orangerie, afin que les voyageurs traversant le jardin de l’Arquebuse ( à quand un accès direct depuis la gare ?) aient envie de respirer Dijon à pleins poumons, dès leur sortie du TGV.
D’autant qu’ils n’avaient rien de drôle à lire, dans les mags, sur leur ordinateur portable, pour ceux et celles qui l’emportent en voyage. Ceci, c’était avant l’arrivée de Dijonscope et des nouveautés télévisuelles en tous genres, qui vous font voir Dijon autrement, et dont on vous parle ici.
Dijon change, il y a de l’humour et de l’amour dans l’air, respirez-le. Emportez ce mag dans votre sac, en même temps que le masque, le gel et tout ce que vous avez acheté par précaution en prévision d’un automne difficile. Même la Foire de Dijon, notre repaire dans la nuit automnale, aurait pu être annulée si les menaces de grippe se faisaient sentir. Alex Miles, en organisant cet été un festival 4-14 autour des Halles où l’on pouvait déguster de tout comme autrefois, sur un air de jazz, a eu du nez : il nous a offert une foire… en plein air.


Bons baisers de Dijon

J’ai longtemps habité Dijon. C’était avant la perestroïka, on ne trouvait plus de gougères après le couvre-feu. Dijon ressemblait aux faubourgs de Tcheliabinsk et la place de la Libération à un parking. Maintenant que j’y déjeune, pour ainsi dire en touriste, je trouve que les choses ont bien changé. Si on plisse les yeux, la place n’est pas sans évoquer celle du Palio, avec son palazzo communale comme à Sienne, des terrasses autour, et en plus, des fontaines géométriquement signifiantes, comme à Romorantin. On s’y fait mélodieusement caresser le lobe en été par les mêmes accordéonistes roumains qu’à Rome ou Arles et on y mange dans les mêmes verrines qu’un peu partout.
Après, on peut aller buller sur la plage, à l’ombre des mêmes cabines qu’à Cabourg, à côté de palmiers qui sont les petits frères de ceux de Cannes ; et le soir, on partage la même culture festivalière qu’à Avignon ou Saint-Omer. Si on veut, on peut même profiter -mais attention : seulement le temps des travaux sur les boulevards- d’embouteillages qui valent bien ceux de Juan-les-Pins.
Alors, je vous le demande : pourquoi aller s’emmerder ailleurs, puisqu’on a tout sur place pour faire briller le jour, y compris sous les rares nuages, attentifs à ne pas obscurcir le tableau ? Bientôt, on n’aura même plus besoin d’aller à Saint-Etienne pour prendre le tramway. Il ne restera plus qu’à équiper la tour de Bar d’un parcours ascensionnel afin de faire oublier Chamonix et à exhumer le Suzon pour qu’on puisse vaquer en pédalo, du théâtre à l’hosto, en regardant les amoureux se bécoter sur les quais. Ce sera Byzance et ce sera moins difficile que de détourner l’Euphrate. ça pourrait même être inclus au prochain programme municipal. Je glisse l’idée aux représentants du Modem : ça pourrait constituer une ligne politique.
En attendant, pour ceux qui seraient contraints de partir, pour ceux, voire, qui auraient choisi d’aller chercher ailleurs, à grands frais, ce qu’ils avaient sous la main, voici de quoi leur faire oublier leur déconvenue. Culture, bouffe, activités, nouveautés de tous ordres : Dijon est toute l’année, on nous le dit, « une ville douce à vivre ». Au point que c’est presque une douleur d’avoir à la quitter.

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