58
Magazine Dijon

Pintemps 2014

 N°58
 
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01

l’édito
par Gérard Bouchu

Changement à vue !

Sortir un mag une semaine (ou deux, selon le tour que ça va prendre !) après une élection, c’est dangereux pour le moral. Il y a les heureux gagnants et, forcément, des mécontents. Entre les deux tours, remarquez, c’était tout autant risqué. Bing Bang a beau jouer le rôle d’un "comic street", il reste un mag qui assume ses choix politiques, en ce sens qu’il s’intéresse au sort de la cité : ce qu’elle sera demain, bien sûr, ce qu’on n’aimerait surtout pas qu’elle devienne, aussi...
Ce nouveau BB part chez l’imprimeur un 1er avril, on n’y est pour rien. Choix de l’éditeur, respect. Il était par contre inutile de le dire deux fois, pour nous inviter à délirer encore plus, sur certains sujets... Même ceux qui ne sont pas nés sous le signe du poisson n’auraient pas voulu rater pareille occasion.


1er avril 1973 Ouverture de la Lino

Qui est-ce qui va "se ramasser" ?

On vous a promis du changement en couverture, on tiendra notre promesse. "Bing Bang se ramasse", c’est ce que nous avions envie de glisser, en gros.
Mais ce genre d’humour n’aurait pas forcément été bien compris. Se ramasser, c’est "se replier sur soi-même", vous dira le Wiktionnaire. Ou alors, ça signifie "tomber", et plus familièrement "faillir, échouer".
La dernière option est plus rassurante, et on la dédie aux malheureux candidats qui n’auront pas eu la chance d’entrer dans le club fermé des nouveaux ducs de Bourgogne : "se relever après une chute". Exemple : "s’il tombe, il se ramassera".
Nous, on voulait juste parler du changement à notre façon. Vous l’avez senti dans votre main, non, ce changement ?
Trois centimètres en moins, mais toujours autant de plaisir, on l’espère. Plaisir de nous lire, de feuilleter ce street mag qui ne vous parle pas de choses tristes, ou si peu.
Un changement de format, donc, pour Bing Bang, pas de style, bien au contraire. On s’adapte à un monde qui bouge.

Vive la Lino !

Quarante ans qu’on en parlait, qu’on l’attendait, cette sacrée Lino. Vue du train, on dirait une peau de serpent après sa mutation. Depuis le temps qu’on qualifiait Dijon de ville mutante... Cette fois, on en peut pas dire qu’on n’a rien vu venir. L’horizon des Dijonnais s’est agrandi, depuis son ouverture. On passe d’une campagne encore préservée à une ville qui peut se targuer de prétentions capitales, désormais. Tous les chemins ne mènent pas qu’à la Toison d’Or, même si on ne voit plus qu’elle, depuis Hauteville. Hauts les cœurs, les Dijonnais ! Avec le soleil, vous allez peut-être avoir envie d’autre chose que de faire les soldes ou traîner dans les grandes surfaces. Revenez nous voir au centre-ville, sortez, souriez.
On va privilégier, comme toujours, dans ce numéro, les commerces qui ouvrent, les artisans qui s’inventent une nouvelle vie, les artistes qui créent une nouvelle ville. Les nouveaux restos et lieux de rencontres, les nouvelles scènes, les nouveaux mags aussi, car on a des confrères qui reviennent à la version papier... Une façon de voir autrement.
On n’écrit pas pareil quand on twitte en marchant, quand on envoie un mail aux élus de son cœur, quand on glisse quelques mots d’actu dans une newsletter vite lue, vite oubliée, et quand on écrit des guides ou des mags pour les semaines, voire les mois à venir.

Des grues et des vélos, ça rassure !

Avec le soleil, l’optimisme a commencé à renaître... même s’il n’y a plus de saison, on le sait bien. Mais vous n’allez pas encore vous plaindre qu’on n’a pas eu d’hiver et un printemps trop précoce. Enfin, à chacun a sa façon de se rassurer. Certains hommes politiques guettent le retour des grues et des vélos, pour prendre le pouls de la ville, d’autres surveillent les reprises de commerces au centre. Il y en a peu pour oser se féliciter en même temps de l’ouverture d’une Toison d’Or new look capable de fournir des emplois et de jouer un rôle d’attraction à cent kilomètres à la ronde.
Les plus optimistes attendent la cité de la Gastronomie, qui devrait attirer, elle, des milliers de visiteurs étrangers, dans une ville bientôt plus connue pour son maire que pour sa moutarde, si, si, parole de politique. Et rien à faire de ces sondages idiots qui prétendent que la cuisine bourguignonne n’existe pas, aux yeux des voyageurs du monde. Un ramassis de bêtises, diront les toqués.

La Bourgogne est forte, jeune, dynamique. Si elle se ramasse, elle aussi, c’est pour mieux préparer l’avenir. Il faut concentrer les énergies, en vue du rapprochement de la Bourgogne et de la Franche-Comté et, puisque la cuisine alsacienne est plus connue que la nôtre, on ira bouffer un bout de l’Alsace. Na ! Comme dirait un confrère, on n’est pas peu fiers d’être Bourguignons.


 
 

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