44
Magazine Dijon

Octobre novembre 2010

 N°44
 
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07

Texte : Thierry Binoche
Photo : DR

C’est chronique, chez Binoche

Petites soirées entre amis, qu’ils disaient. Dur le thème de ce numéro pour quelqu’un chargé d’inciter les gens à sortir en masse aux concerts ou autres manifestations. L’idée même du petit comité semble être le cauchemar des organisateurs. Si ce n’est de temps en temps un concert en appartement, superbe idée qui donne des soirées entre privilégiés (comme la dernière à laquelle j’ai eu la chance de participer avec Albin de La Simone et Bastien Lallemant).


Les petites musiques de la nostalgie

Mais pourquoi ne pas imaginer aller entre amis au Zénith où, après le passage de quelques dinosaures tel Santana ou Scorpions, cette fin d’année fera résonner les petites musiques de la nostalgie. Avec, en premier lieu, Jean Michel Jarre, spécialiste des concerts géants, que ce soit au pied de la Tour Eiffel ou de La Défense, à Houston, en Chine ou encore dans le cadre magique des Pyramides d’Égypte. Pour lui un Zénith est une petite salle (relativité des choses  !).
Une petite piqûre de rappel ne sera pas superflue si vous voulez retrouver l’univers fantastiquement rock et personnel de M qui nous revient après son succès au printemps dernier. Mathieu Chédid nous présente son Mister Mystère entouré de sa petite famille pour un spectacle qui passe du sombre au lumineux. Superbe  !
“Smoke on the water…” Qui n’a jamais essayé de jouer ce morceau ou n’a pas remué la tête d’avant en arrière en faisant tournoyer sa chevelure (oui, même moi, je vous le jure !)  ? Voilà donc l’occasion de récidiver avec la venue de Deep Purple, ces pionniers du hard rock toujours en forme, comme quoi le rock peut conserver de certains excès.
Autre rendez-vous entre amis  : assis au fond d’un canapé, vous pourrez vous mettre dans l’ambiance de la dernière séance avec Mr Eddy Mitchell. Au programme  : la traversée de cinq décennies de carrière irréprochable où le rock des pionniers ouvrira l’appétit avant de laisser place à la puissance d’un orchestre de Big Band.
Et puis l’événement incroyable sera la venue en duo de Sir Elton John avec Ray Cooper, son piano magique et ses chansons intemporelles. Celui qui dynamita à sa manière les conventions avec ses costumes extravagants, ses lunettes psychés mais surtout ses mélodies incroyables, clôturera cette vague de nostalgie.

En toute intimité, ou presque

Mes petites soirées entre amis, je les aime quand, après un bon repas, nous pouvons écouter ou danser sur des musiques découvertes. Pour cela j’avoue que je trouve souvent mon bonheur du côté de la Vapeur ou lors de festivals éclatés dans la ville comme Le Tribu, Résonances électroniques, Novosonic ou la nouvelle mouture du Festival GéNériQ. Ces concerts souvent plus intimes, offrent des possibilités de proximité et d’intimité avec les artistes.

Dans cette lignée The Jim Jones Revue, sans nostalgie et avec une énergie incroyable, devrait livrer un show rock ‘n roll, brûlant, sexy et classieux, les Sextoys de Dijon se chargeant de chauffer la salle de manière un peu moins classieuse mais tout aussi sexy. En attendant un éventuel retour de Noir Désir, la relève est venue d’Eiffel issu de la même région. Tout aussi hargneux que leurs aînés le groupe livre un rock énergique avec des textes subtils à l’écriture directe. Un regard sur la nature humaine “à la fois charmante et dégueulasse”. Pour ouvrir cette soirée les dijonnais de Lullaby présenteront leur nouvel album.

Dans un tout autre style Beach House originaire de la Nouvelle Angleterre fait souffler le vent de ses rêveries tordues avec ce chant obsédant de sirène vacharde, entre rigidité de l’iceberg et la beauté de dentelle d’un flocon de neige. De quoi se laisser emporter, comme avec Cocoon. J’avais eu la chance de rencontrer ce duo pour ses premiers pas aux Eurockéennes. Avec des mélodies imparables rehaussées par des textes mélancoliques ou légers, Cocoon compose une musique belle et évidente. Leurs délicates chansons savent séduire sur disque et aussi s’imposer en douceur sur scène.

Mon coup de cœur sera pour la venue de Christophe à l’Ogive de Chevigny. Cet artiste totalement atypique qui depuis ses débuts dans les années soixante aura fait un parcours musical entre énormes succès et albums magnifiques malheureusement restés dans l’ombre. L’occasion d’aller à la rencontre de cet immense artiste trop rarement sur la route. Et vivement la prochaine soirée entre amis pour enrouler le tapis et chauffer le dancefloor.

Thierry Binoche


 
 

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