53
Magazine Dijon

hiver 2012 2013

 N°53
 
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12

C’est bien connu, le Dijonnais aime les lignes droites. Carla Garfield

Ça m’a frappée un jour ensoleillé. Je sortais de chez moi, en plein centre, et j’ai senti que je dérangeais.


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Ce n’était pas la première fois. Un soupir ténu, mais agacé, une attitude un peu : “ Mais que faites-vous sur MON trottoir ? ” avec ce petit air scandalisé et dérangé dans son espace vital.

J’ai observé et enquêté et la conclusion est sans appel : le Dijonnais est chez lui partout dans sa ville, et surtout devant chez vous . J’ai cru comprendre que le principe, c’est avant tout d’éviter de faire des détours, comme de descendre du trottoir ou tout simplement vous contourner si vous êtes chargé ou encombré d’un vélo que vous essayez de garer. A la piscine, c’est pareil : vous ne serez jamais dans le bon couloir. Si vous parlez en groupe au milieu du trottoir, le Dijonnais va soupirer tout près, pour demander le passage et vous regarder d’un oeil meurtrier pour que vous le laissiez passer. Évidemment, dans le cas contraire où lui-même serait en pleine conversation, vous resterez à l’état d’invisibilité qu’il arrive à vous donner avec un talent certain…

C’est d’ailleurs à ça que vous reconnaîtrez des Dijonnais en groupe sur un trottoir. Maintenant que notre ville est toute neuve et toute changée, nous allons observer une guerre larvée de récupération de territoire, ça va devenir intéressant. Les vélos sur les trottoirs commencent à agacer, même s’ils circulent dans leurs couloirs réservés, et je suis persuadée que c’est parce que ceux-ci ne sont pas droits. La preuve ? Essayez de descendre à vélo d’une traite le boulevard Champollion… Il faut dire aussi que les cyclistes ont tellement fait n’importe quoi jusqu’ici qu’ils ont peu de circonstances atténuantes, maintenant qu’il y a plus de place pour circuler. Évidemment, au volant, c’est une autre histoire, on a déjà dit et redit que le feu rouge est l’ennemi absolu de l’automobiliste autochtone, prêt à faire des détours hallucinants pour en éviter un. Le Dijonnais étant un être d’habitudes, son plus grand problème est qu’il prendra l’itinéraire et le chemin qu’il a toujours pris, à pied, à cheval comme à vélo : comme tout a changé, y compris les passages piétons, cela nous promet de grands moments de stress quand on verra des dames âgées ou autres mamans à poussette passer au nez et à la barbe des trams, n’importe où, “ parce que c’est le chemin ! ”

■ Carla Garfield

C’est bien connu, le Dijonnais ne vous salue pas !


 
 

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