50
Magazine Dijon

Printemps 2012

 N°50
 
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08

C’est Chronique chez Binoche


binoche-liverpool

50, chiffre qui me fit poser bien des questions, mais c’est hélas déjà loin. Il faut donc se laisser aller pour ce numéro spécial. Alors voici quelques impressions sur le passé, le présent et le futur. Le printemps arrive avec son lot de bonnes sensations. Rentrant de Bruxelles, capitale belge schizophrénique et surréaliste, je me remets tout juste d’une “Museum Night Fever”, magnifique initiative offrant une visite libre de 24 musées à travers la ville. Outre les expos, on pouvait assister à des concerts, performances, de la danse, du cabaret, de la vidéo, tout en se laissant guider par de jeunes étudiants. Une façon ludique de visiter ces institutions dont on pourrait s’inspirer pour dépoussiérer « La nuit des musées ». Autres sensations du côté du Théâtre Mansart qui, sous l’impulsion de sa nouvelle équipe, ouvre de plus en plus ses portes à la musique. Ce qui nous a permis d’assister à une soirée assez réjouissante : A Late night with The Romanée Counteez. Une vraie réussite de collaboration entre des mondes qui, a priori, n’étaient pas faits pour se rencontrer : du Rock du R’n’B à l’ancienne, du fun et de la bonne humeur. On en redemande.


CD alain baschung l'homme à tête de choux

Pour ce numéro, on me demande de choisir un groupe, un cd. Ils sont fous ! Ne comptez pas sur moi pour choisir le groupe ou le CD du coin, je suis un peu lâche et j’aurais trop peur de me fâcher avec tous les musiciens dijonnais que j’apprécie, surtout que la scène régionale est fort active et créative. Alors ? Pour vous en rendre compte, n’hésitez pas à vous rendre sur l’excellent site www.lascenebourguignonne.com, qui identifie tous les artistes de la région : riche je vous dis ! Du coup voici mon CD de chevet : Alain Bashung : L’homme à tête de choux. Voilà déjà 3 ans que Bashung est parti et je me sens comme un orphelin. En héritage il nous laisse cette relecture de l’album-concept de Gainsbourg, sorti en 1976. Ses douze titres racontent Marilou, petite shampouineuse rendant fou de jalousie son amant aux grandes oreilles, qui la fera disparaître sous la mousse, à coups d’extincteur. C’est chaud, cruel et surtout, c’est beau ! Gainsbourg–Bashung, un cocktail parfait, la rencontre au sommet idéale nous arrivant de l’au-delà.

Pour ce qui est des concerts, là aussi c’est un supplice que de faire un choix, même si je doute fort que mes pas me portent souvent du côté du Zénith où la déception est au rendez-vous avec aussi peu de rock au programme. Où sont nos rêves de voir débouler les grandes stars du genre ? La multiplication de ce type de salles fait que les grands groupes préfèrent s’arrêter du côté de Lyon, Strasbourg ou dans les grands festivals. Du coup nous nous retrouvons avec un stock de comédies musicales, spectacles d’humour, pour enfants ou nostalgiques, ce qui est fort respectable au demeurant, mais qui ne satisfait pas mes désirs musicaux et, l’économie du spectacle étant ce qu’elle est, elle n’échappe pas non plus à la crise. Si une salle comme La Vapeur comble beaucoup de ces désirs, peut être qu’une salle se situant entre les deux avec une jauge de 2000 à 3000 places serait la bienvenue. Certains projets sont dans l’air mais… Alors ? Bon, s’il faut choisir un concert (les fous ! les fous ! de me demander ça !) je choisirais CHINESE MAN un groupe dont j’entends les titres depuis un moment chez mes camarades lors de soirées où la danse s’empare de mon petit corps agité. « Le Chinese Crew prépare sans relâche une nouvelle offensive scénique en live, High Ku, Sly et Zé Matéo ont aiguisé leurs sabres... Tapis dans l’ombre, ils patientent, prêts à repartir au combat. Pour reconnaître la présence du Chinese Man, rien de plus simple : un son lourd, des basses puissantes. La musique du trio que composent High Ku, SLY et Zé Mateo trouve ses racines dans le hip-hop, mais loin de rester accrochée à ses origines, l’inspiration du bonze est sensible à d’autres courants musicaux. » C’est eux qui le disent, alors moi ça me donne envie. Mais encore une fois la vie musicale dijonnaise est suffisamment animée grâce aux nombreux activistes locaux pour occuper un stock de soirées. Et si le corps veut bien suivre, quelques bonnes bières - et pas forcément avec modération, ce n’est pas de mon âge cette affaire - et c’est reparti pour aller jusqu’au N° 100. Et comme on dit en anglais : « enjoy ! » Et surtout soyez curieux.


 
 

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