57
Magazine Dijon

Hiver 2013-2014

 N°57
 
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10

Un air de campagne

Benoît Bordat l’homme qui butinait la vie

Bing Bang a déjà trop attendu pour vous présenter le seul « BB » encore très vert de la vie municipale dijonnaise, avec qui l’on parle volontiers vin, veau, cochon, couvées... et abeilles !


Benoit-Bordat
Benoît Bordat ©Thomas Hazebrouck. FocaleInfo

Benjamin des élus de la majorité municipale et de l’agglomération, Benoît Bordat est plutôt discret. « Ecolo-modéré » associé à Cap 21, son cap à lui, c’est d’essayer de mettre un peu plus de vert dans notre (vie en) ville. On ne comprend pas toujours ce que recouvre sa délégation au Grand Dijon, qu’importe : lui non plus ne saisissait pas tellement ce qui l’attendait quand elle lui a été attribuée. C’est sûr qu’ « agriculture périurbaine » ne produit pas le même effet que « redressement productif » mais plus sérieusement, comme notre BB nous l’a confié, une délégation devient ce qu’un élu en fait. Dont acte.

Alors derrière les mots, qu’a-t-il fait ? Trois actions lui tiennent à cœur : la recherche de terrains pour installer de nouveaux agriculteurs dans l’agglo, l’adhésion de Dijon au réseau national « Terres en ville » ainsi que la mise en place du marché « Bienvenue à la Ferme » deux fois par an. C’est vrai qu’il aime bien les poules et les cochons, Benoît. Aurait il manqué sa vraie vocation : agriculteur à plein temps ?

Comme il l’a fait avec les habitants de la commission de quartier Université qu’il préside, il aimerait qu’à Dijon l’on continue à repenser les parcs, les squares et les jardins de manière moins conventionnelle et moins standardisée, pour laisser place à la biodiversité et aux initiatives citoyennes. Il imagine bien des habitants, comme à Berlin, planter ici et là, autour des arbres des avenues, bulbes et plantes vivaces.
Il voulait offrir une vraie ferme aux Dijonnais :
l’acquisition du domaine de la Cras devrait permettre à son rêve de se réaliser. Il voulait que les abeilles investissent la ville et bzzzz, Dijon fait le buzz en installant des ruches et en offrant le miel municipal aux habitants. Rien de plus normal pour un élu qui pratique l’apiculture depuis son enfance avec son père.

Alors « agriculteur périurbain », un rôle sur mesure ? En tous cas qui lui colle plutôt pas mal. Après des études en droit rural et en économie agricole à Paris, il travaille aujourd’hui dans un organisme agricole.
BB c’est un gars bien d’ici et la terre, pour lui, ce n’est pas qu’une question de boulot ou de mandat, c’est aussi une question de famille…

Benoit-Bordat-conseiller-ruchissipal Illustration - Pierre Roussel yap-yap-yap-yap.blogspot.fr

Derrière son deuxième B (Bordat) se cache en fait un C (Clair) du nom de sa famille maternelle. Une famille de viticulteurs de Marsannay
depuis quelques générations déjà. Son arrière-grand-père, Joseph Clair-Dau, est l’inventeur du fameux rosé de Marsannay, fabriqué à partir du Pinot Noir.

Marsannay, c’est un peu son jardin secret. Celui d’une tradition familiale qui se prolonge au-delà du vin. Quand on apprend que quatre de ses aïeux en ont été les maires, on comprend d’où lui vient un certain virus. S’il n’en n’est pas encore à prolonger la tradition, Dijon n’est peut-être qu’une étape dans la croissance de notre BB. Mais qu’on se le dise bien, BB aime Dijon, il se réserve Marsannay pour cultiver un vrai jardin.

A l’heure de la candidature des climats de Bourgogne à l’UNESCO, il rappelle l’histoire de Chenôve qui était l’un des vignobles préférés des Ducs de Bourgogne et dont l’urbanisation a chassé toute trace de son histoire viticole. Toutefois, pour lui, il s’agit simplement de ne pas reproduire les erreurs du passé et l’urbanisation n’a plus rien à voir avec ce qu’elle était il y a trente ou quarante ans. Mais pour le coup, le mal est fait !

La volonté du Grand Dijon de racheter également la partie viticole du domaine de la Cras est un symbole fort pour lui. Une façon habile de renouer avec les vins de la côte dijonnaise, cohérente avec la démarche d’une cité de la gastronomie et du vin.

Pourquoi BB au fait ? « Je suis né le 7 février 1984 à Chenôve avec un mois d’avance. Ma mère prévoyait de m’appeler Thomas mais mon père en décida autrement. Ma mère me vit revenir avec un bracelet mentionnant le prénom Benoît. »

Les BB de la politique sont trop mignons, ils ne devraient jamais vieillir.


 
 

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