62
Magazine Dijon

Printemps 2015

 N°62
 
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10

par Thierry Binoche

BB62 C’est chronique chez Binoche

Que dire de ce printemps 2015 qui n’ait déjà été dit ? Un cauchemar éveillé nous sortant de notre torpeur hivernale. Et nous qui parlions de bonheur dans le précédent numéro ! Voir une ville, un pays debout entre pleurs et sourires (vraie arme de reconstruction totale !) laissera le souvenir indélébile d’un moment de partage citoyen, juste humain ! Que restera-t-il de ces moments, de ces bonnes intentions, de toutes ces paroles partagées ? Seul le futur nous le dira, et l’histoire du siècle dernier devrait nous amener à y réfléchir sérieusement. Il est bon, certaines fois, de regarder en arrière. Mais le manège continue de tourner inexorablement. Alors pour ne pas sombrer dans un pessimisme absolu autant prendre le contre-pied de nos angoisses. La fête avec les amis, de bons concerts dans la ville, l’écoute d’une bonne sélection de CDs ou vinyles et autres plaisirs culinaires ou charnels ! Catalogue non exhaustif ! Voici donc un choix un peu « foutraque » et libre, à l’image de mon esprit !


Iltika Hybride

De l’énergie, nous pouvons être sûrs que Cali en donnera à son public avec générosité et sincérité. Pour sa deuxième année, la nuit électronique du Festival MV se déroule à La Vapeur, entre poids lourds et artistes en devenir : à l’affiche Andrew Weatherall,
 Kosme, Odei. De la proche Belgique, Balthazar aiguise doucement son appétit et son envie de retourner sur scène. Quatre concerts seulement sont prévus pour la tournée française, dont celui de Dijon à ne pas manquer. Biga Ranx lui aussi est de retour à Dijon après son passage lors de L’Oeno music festival dont la seconde édition est annoncée avec, pour les premiers noms, Magma, Macéo Parker, Groundation, Flavia Coelho, Bd des Airs ou Triggerfinger (programmation à suivre !) . Ce qui nous promet un beau début d’été.

Voilà pour la musique « live » mais ces derniers temps quelques galettes sont arrivées sur mon bureau. D’abord le diamant : Stratégie de l’inespoir nouvel opus d’Hubert-Félix Thiéfaine dont on pourrait dire que c’est son meilleur, si ce n’est qu’album après album la qualité des compositions et des textes monte d’un cran. A la réalisation, Dominique Ledudal et Lucas Thiefaine, le fiston qui donne un sacré coup de boost à l’affaire. De plus, les musiciens du groupe qui l’accompagne sur scène font partie de l’aventure, donnant au tout une homogénéité incroyable. Sublime, tout simplement sublime, et à découvrir très vite sur scène. La perle nous est offerte par Bastien Lallemant avec La maison haute. Tout en finesse, Bastien poursuit son parcours avec l’aide de ses complices JP Nataf et Seb Martel. Comme un JJ Cale avec une sorte de nonchalance, il nous raconte ses petites histoires en forme de courts métrages, entre cruauté et désillusion, humour et mélancolie. Beau, simplement beau. La confirmation vient d’Iltika avec ce deuxième album : Hybride. Sidi et sa bande ont gagné en maturité entre chanson, hip-hop et slam, sans les clichés qui vont généralement avec. L’arrivée du quatuor Hyperion, dont les arrangements de cordes naviguent entre Orient et Occident, le tout soutenu par un groupe qui tourne à plein, donne à l’ensemble une vraie cohésion. Le projet artistique d’Iltika doit se découvrir aussi sur scène, pour l’avoir vu il y a peu à l’occasion des sélections pour les Inouïs de Bourges. Sidi occupe le terrain avec grâce et classe. Du tout bon, tout simplement tout bon ! Les jeunes pousses Fenc/s prononcer « fençis » sortent Haze. 5 titres enregistrés au studio dijonnais Triphon devenu « le » studio de la région. Avec leur pop indie, Fenc/s s’ouvrent des horizons qui devraient les mener assez loin : après avoir fait transpirer la Péniche Cancale, ils sont sélectionnés pour le Tour de France de la Pop, un projet passionnant et ambitieux qui consiste à rassembler vingt groupes français représentant les vingt régions françaises sur un même disque. FENC/S a été choisi pour porter l’étendard bourguignon. L’aventure, simplement l’aventure. La découverte : vainqueur de la 10ème édition du Tremplin Dijon live, Bavazaka est un très jeune groupe plein de promesse à l’aune de cet album : Et demain la pluie. Une pop subtile où la voix du chanteur nous ramène aux ambiances Noir Désir tendance calme et celle de la chanteuse nous enveloppe en douceur. Les textes, en français et en anglais, nous cueillent sans y prendre garde ; tout cela complété d’une musicalité variée, passant du charme de quelques notes de piano accompagné d’une basse mélancolique, à la fusion rageuse d’une guitare et d’une batterie agressive. La surprise, tout simplement la surprise ! Un CD est le fruit d’un long travail de création et, au moment où l’on consomme les titres à la pelle, il faudrait réapprendre à se plonger dans les morceaux, avec le temps d’y découvrir toutes les richesses et les subtilités qu’ils contiennent. Je finis cette rubrique en me remettant tout juste de l’excellente édition du Festival GéNéRiQ qui a fait le plein et nous a offert de grands moments dont Laetitia Sheriff et Feu ! Chatterton sortent la tête haute. Voilà, fin de cette chronique foutraque et libre, simplement Libre !


 
 

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