76
Magazine Dijon

automne 2018

 N°76
 
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04

Au vert, Citoyen ! Des villes qui font campagne

François Rebsamen a souvent eu l’occasion, depuis son retour à un bureau qu’il n’avait jamais vraiment quitté, du moins par la pensée, d’évoquer les grands sujets que sa maladie l’avait incité à aborder d’un œil neuf.


Dijon : Au vert, Citoyen !

Dans deux ans, Dijon aura achevé une mue entamée au tournant de l’an 2000, que certains voyaient déjà comme la fin d’un monde. Depuis on a eu d’autres sujets d’inquiétude, l’espionnage de la vie privée, le réchauffement climatique, Donald Trump, la montée des incivilités, l’arrivée d’Emmanuel Macron…
On plaisante, bien sûr. La seule vision politique que l’on revendique, à la rédaction, c’est celle de la ville. En grec, politis, c’est la science de la cité, la seule qui importe. Surtout à l’heure où l’on parle, pour les métropoles de plus de 500 000 habitants, d’un rapprochement avec les départements. François Sauvadet n’a pas à s’inquiéter, en Côte d’Or, la métropole dijonnaise a beau être gonflée, on n’ira pas jusque là. À moins d’absorber Beaune et Besançon, et bétonner entre les deux.
Il n’y a pas qu’autour de Lille ou Montpellier que la terre disparaît sous le bitume ou le béton. D’où l’intérêt de souligner ici le combat mené par deux villes, sœurs ennemies depuis toujours, comme Dijon et Besançon.

Si, dans la capitale franc-comtoise, les voyants sont au vert, depuis longtemps, Dijon vient de passer à l’orange. Ouf ! La ville intelligente qu’on nous promet pour demain ne sera donc pas entièrement livrée aux amoureux du béton et aux suçeuses de l’Est (le nom que l’on a vu s’afficher sur le chantier du musée, avant qu’une peinture rose ne cache le nom des véhicules faisant du terrassement devant le palais des ducs !).
Le maire répond à ses détracteurs, qui lui reprochent le côté minéral de la ville, que des arbres ont été plantés au long du tram (mais ils poussent moins vite apparemment que les immeubles) et qu’il y a des squares, des cours, des parcs privés à tous les coins de rue.
Pour qui tient les cordons de la bourse municipale, le vert n’est pas la couleur qui rapporte le plus. Surtout en période de sécheresse. Même la coulée verte menant au lac n’était plus en odeur de sainteté, cet été, auprès de ses familiers. Le béton n’a pas d’odeur, au moins, il permet des glissades l’hiver, évite qu’on tombe sur un pavé déchaussé, permet de jouer au ballon.

Aux citoyens de réagir, de planter leur potager sur leur balcon, devant leurs fenêtres. Lyon a sa fête des lumières, Dijon aura sa fête des plantes, voilà, c’est dit. Aux fenêtres, citoyens ! Pourquoi ne pas lancer des jardins éphémères, le plus grand étant sous les fenêtres de la mairie ? Et des trocs-plantes sur cette place des Cordeliers encore bien vide, ou autour du seul arbre de la place Jean-Macé ?
Dijon n’est pas la seule ville à devoir s’inventer un futur composé à base de données que personne n’aurait imaginé il y a seulement vingt ans. Mais puisque c’est une ville intelligente, on espère qu’elle saura montrer la voie. ■ GB


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