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Magazine Dijon

Hiver 2018-2019

 N°77
 
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Art danse 2019

À partir du 21 janvier, 2 semaines d’effervescence chorégraphique pour une édition très féminine avec 7 spectacles sur 11 dont les initiatrices sont des femmes. Un programme qui fait la part belle à la création musicale et son interprètation en direct. Un 31ème festival de transition, qui verra les plus jeunes artistes croiser leurs aînés qui ont marqué les années 80.


En avant-première du festival, un week-end cinéma, du 19 au 21 janvier, au Devosge, pour voir ou revoir Trisha Brown et Pina Bausch entre autres. En ouverture, Rhein, une création de Marine Chesnais, représentative des nouvelles générations à la danse très organique, avec le musicien Swann et ses gongs symphoniques.   RHEIN, Marine Chesnais © Laurent Philippe

Avec We were the future, l’Israélienne Meytal Blanaru et ses deux partenaires questionnent la réalité des souvenirs et les traces que le corps en conserve. Pour cette expérience sensible, les spectateurs sont tout autour des danseurs, au plus proche de leurs souffles.
Sur la grande scène de l’Auditorium, Catherine Diverrès, figure historique et singulière des années 80, rassemble 8 danseurs et 7 musiciens pour Blow The Bloody Doors Off. En accompagnement de cette soirée exceptionnelle, un concert performance en partenariat avec Why Not à l’Ecole des Beaux-Arts mercredi 23 janvier.

Juste avant le festival « À pas contés » de l’ABC, une proposition pleine de swing à voir en famille : Oscillare, par le danseur Eric Fessenmeyer, aux prises d’un monde en carton ondulé un peu taquin.
Tatiana Julien, artiste associée au CDCN depuis trois ans, vient de créer Soulèvement au festival « Instances » de Chalon-sur-Saône. Avec une énergie impressionnante, elle y incarne les figures possibles de nos héros d’aujourd’hui.
Soulèvement © Hervé Goluza

Affiche Art danse 2019 Dijon

« Qui a peur du rose ? » règle ses comptes à une couleur trop souvent synonyme de féminin et de mièvrerie. C’est avec ironie que la chorégraphe Françoise Tartinville a choisi une distribution asymétrique composée de 3 femmes et 1 homme.
Qui a peur du rose ?

Posare Il Tempo, la pièce de Claudia Catarzi, a une certaine parenté avec le travail de Marine Chesnais et Meytal Blanaru : elle part des sensations corporelles, pour laisser advenir un mouvement fluide. D’abord limitée au centre de la scène, la danse va s’amplifier et investir tout l’espace
Autre grande figure de la scène chorégraphique des années 80, Dominique Bagouet, fauché par le sida à l’âge de 40 ans, avait créé Jours Etranges en 1990 (2 ans avant sa disparition), un acte de rébellion contre l’institution qu’il se sentait devenir. Catherine Legrand a choisi de remonter cette œuvre avec une distribution 100% féminine, pour en ré-interroger l’énergie rageuse et turbulente.

On retrouvera ensuite la compagnie Affari Esteri, installée en Bourgogne, avec le solo Holy, inspiré du poète américain des années 60, Allen Ginsberg. C’est tout autant un chant du corps que de la voix porté par le sensible Shlomi Tuizer.
Pour terminer le festival à Dijon, au TDB, un amoureux du swing, le marseillais Georges Appaix ! Depuis ses débuts, il déroule l’alphabet pour choisir les titres de ses créations. Il en est arrivé à la lettre W comme « What do you think ? » 
Et pour vraiment refermer ce cru 2019, c’est à Beaune, dans son très joli théâtre à l’italienne, qu’il faudra se téléporter pour une pièce 100% masculine : Brûlent nos cœurs insoumis, des frères Christian et François Ben Aïm, l’histoire d’une rencontre entre 4 frères qui ne se connaissent pas... A signaler l’heureuse collaboration avec le musicien Ibrahim Maalouf qui en a composé la musique originale.

L’ensemble du festival et de toutes ses actions sont à retrouver sur le site www.art-danse.org

NDLR Merci à Bénédick Picot qui a bien voulu présenter pour nous ce festival, 31ème du nom, qui marque un tournant dans l’histoire d’Art Danse. Une institution qui devrait changer de nom en 2019 après la nomination de son nouveau directeur et son installation dans de nouveaux locaux.


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