70
Magazine Dijon

Printemps 2017

 N°70
 
Accueil > Les numéros > N°70 > 06 > Arrêtez avec les grands noms !
06

Dijon, retour vers le futur

Arrêtez avec les grands noms ! Cancans-coillotte et ragots de mouton

Retour aux brasseries d’antan, à la cuisine des mères ou des grands-mères, pour le meilleur ou pour le pire à Dijon. Retour aux années 70, 80, 90… vous allez aimer. Et balade dans les vignes, ensuite, pour jouer les touristes, et profiter du « revival » d’adresses qui ont pris un coup de jeune.


Ces grands chefs qui « brassent » un max !

Certains étalaient ce printemps leur culture culinaire en énonçant tout heureux : « Blanc, Loiseau et Lameloise à Dijon, c’est super pour l’image de la ville, non ? »
Non, Eric Pras ne va pas quitter les fourneaux de la maison « Lameloise » pour venir cuisiner dans la néo-cantine de la future Cité de la Gastronomie. C’est un puriste, pas une bête de cirque. La cuisine show business, ou business tout court, ce n’est pas son truc. On peut le regretter. Même les grands chefs en ont assez de jouer aux grands, enfin, certains. Nos préférés.
Loiseau, on le regrette toujours, mais son nom continue d’être associé à une certaine qualité France, et son bistrot dijonnais est une référence. On attend désormais que Dominique Loiseau transforme le bar voisin, « La part des Anges » (que sa société a racheté) pour en faire un vrai bar à vin et à manger. Un vrai, à prix doux. « La grignote à Loiseau », ça aurait de la gueule. Surtout à côté de la future brasserie estampillée « Blanc ». Une nouvelle brasserie, dans une ville qui n’en manque pas, en attendant la fin des travaux de l’ex-Alhambra, qui aura le mérite de réanimer la place de la République, plus que jamais en danger.

Un « Blanc » dans la conversation

Inutile de broyer du noir, revenons à Blanc, Georges de son prénom, qui fit partie des « 6 Grands de Bourgogne » avec Billoux, Meneau, Loiseau, Lameloise et Lorrain, à Joigny. Blanc, dont le nom a été mis en avant lors du rachat du Pré-aux-Clercs à Dijon est de la même génération que Billoux, qui en a quitté les fourneaux en février, après 20 ans de bons et loyaux services.
À Vonnas, dans l’Ain, autour de l’auberge familiale où sa grand-mère avait été sacrée « meilleure cuisinière du monde » par Curnonsky (le Michelin de l’époque), Blanc a construit un véritable village gourmand. C’est là que cet homme d’affaires a formé déjà deux générations de jeunes chefs, qu’on retrouve aujourd’hui à la tête des brasseries qu’il a créées à Lyon, Chalon et maintenant Dijon.

Retour aux années 70

Le-Pré-aux-Clercs est une des rares adresses dijonnaises qui aient défié le temps. Le restaurant était déjà présent dans les guides gastronomiques dans les années 1970. Une autre époque où on voyait des chefs s’intéresser plus aux sauces qu’aux produits, où il n’était pas question pour eux d’aller faire le beau en Chine ou aux USA. Leur vie de reclus allait changer, grâce à un certain Bocuse, qui allait leur offrir une porte de sortie au sens strict.
Avec Guérard, Marcon ou Bras, une autre génération de cuisiniers allait transformer l’image même de la cuisine. Bases traditionnelles, mais cuisine épurée. Leurs meilleurs élèves ont ouvert des bistrots qui ont fait notre bonheur. Ils se sont libérés de leurs chaînes et même du Michelin, comme Zuddas à Dijon, ou Collomb à Gevrey.
Le pendule est revenu en arrière, et le Pré s’ouvrira sur une brasserie tout ce qu’il y a de plus traditionnel. La mode est un éternel recommencement. Qui s’en plaindrait ?

Dijon joue contre le temps

À Dijon, il faut « toujours donner du temps au temps », c’est la devise de la ville. Retour vers le futur annoncé. La brasserie des Ducs nous fait rejouer les Visiteurs du temps sur les pas d’un Jacouille décomplexé, qui a fait du MacDuc le plat le plus tendance du moment. On applaudit à la reprise du Triskell par un jeune couple qui fait dans le bio, le sain. On salue l’installation à Dijon de la 21ème enseigne des Fils à Maman, qui nous ont déjà fait souvent régresser à Lyon, Bruxelles ou Paris. Et l’ouverture de « The King’s Taverne », un pub qui renoue avec la tradition du Fish & Chips et du Steak & Kidney Pie qu’on découvrait sur les terres d’une Elizabeth II encore quinquagénaire. Et enfin coup de chapeau à la Musarde, à Hauteville, qui fête ses 30 ans en pariant sur l’avenir. C’est le moment de jeter un œil tout à la fois sur le passé et un présent des plus souriant.

■ Gérard Bouchu


La Marinette Dijon

Vive ’’La Marinette’’ !

« La Marinette » a rouvert ses volets, avec vue sur le tram et la Minoterie, en face, si l’on veut bien oublier le terrain vague à côté. Autre lieu, autre temps. Retour au naturel, à la simplicité, à la vie saine mais pas triste pour autant. Et l’on est heureux d’avoir pu trouver une table dans cette salle aux couleurs 70, à quelque minutes du canal de Bourgogne. Pour 13 €, cette cantine bio de 20 couverts propose une cuisine maraîchère pleine d’idées et de goûts. On s’est régalé avec le plat du jour (risotto de petit épeautre, chorizo, poulet butternut et trompettes) autant qu’avec le dessert ou la bière artisanale. Petit jardin ensoleillé à l’arrière.

La Marinette

36, av. Jean Jaurès, à Dijon.
Tél : 03-80-38-21-43.
Tlj le midi sf dim-lun.


Répondre à cet article

 
 

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | SPIP PUBLICITÉ : 03 80 73 01 15 ou 06 86 86 48 28 - contact@bing-bang-mag.com
BingBang magazine Dijon - Edité par EDIBANG : SARL au capital de 14 400 euros - 52, avenue de Stalingrad - 21000 DIJON - Tél : 03 80 73 01 15 - E-mail : 

Création sites internet Dijon : i-com - Photographic : Photographe publicitaire - Marielys Lorthios Photographe culinaire
Toute reproduction même partielle des articles et des photos interdite. Droits réservés.